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Les Genevois appelés à participer à la politique de leurs transports

GE - Etats-généraux du transport: entretien avec Luc Barthassat [RTS]
Etats généraux du transport: entretien avec Luc Barthassat / 12h45 / 3 min. / le 1 septembre 2014
Le conseiller d’Etat Luc Barthassat a inauguré lundi la mise en ligne d’un formulaire de 46 questions visant à récolter l’avis des Genevois sur la mobilité et devant déboucher sur un projet de loi.

Luc Barthassat, en charge du Département genevois de l'environnement, des transports et de l'agriculture (DETA) a annoncé la mise en ligne, lundi, d’un questionnaire de 46 questions sur la mobilité. Le sondage - disponible jusqu'à la fin du mois et dont les résultats sont attendus pour novembre - se penche sur la question des transports publics, de la circulation, mais également de la pollution.

Le conseiller d'Etat a souligné l’importance de connaître l’avis des utilisateurs de la route sur la question de la mobilité, mais également de restaurer une confiance entre les Genevois et les politiques. "Aujourd’hui, on prend les choses dans l’autre sens, on consulte avant de définir les priorités", a-t-il déclaré à la RTS.

Trois zones distinctes

Le magistrat a lancé l'idée d'un canton de Genève en plusieurs zones, que l'on retrouve dans le questionnaire. "On sait qu’il y a un hypercentre, un centre et une région périphérique à Genève. Le but serait donc de connaître l’avis des gens et étudier leurs propositions afin d’adapter chaque zone au moyen de transport adéquat", a dit Luc Barthassat.

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Un contre-projet à l'initiative des Verts?

Le questionnaire, dont les résultats seront connus au mois de novembre, "pourrait être un contre-projet direct ou indirect à l’initiative lancée par les Verts, voulant donner la priorité aux transports publics dans tout le canton", a indiqué Luc Barthassat.

"Projets remis en cause en cas de oui au tunnel sous la rade"

Luc Barthassat espère profiter du questionnaire en ligne pour "communiquer avec tout le monde", également au sujet des prochaines votations. "La baisse des tarifs TPG représente une perte de 14 millions de francs que nous n’avons pas et que nous avons de la peine à trouver", a-t-il annoncé.

"Si des coûts de 1,2 milliard de francs, [qui serviraient à la construction d'un tunnel sous la rade soumis à votation le 28 septembre, ndlr] nous arrivent à la fin du mois, ce seront beaucoup de projets dans tout le canton qui seront remis en cause. La population a le droit de savoir que cela comporte des conséquences. Un oui à la rade serait une catastrophe", a déclaré l'élu PDC.