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Le groupe Etat islamique ne peut plus s'appuyer sur les revenus du pétrole

L'Etat islamique contrôle une grande partie des raffineries de la province pétrolière de Deir Ezzor dans l'est de la Syrie. [Adem Demir - Anadolu Agency]
L'Etat islamique contrôle une grande partie des raffineries de la province pétrolière de Deir Ezzor dans l'est de la Syrie. [Adem Demir - Anadolu Agency]
Une vingtaine de raids ont été mené lundi et mardi sur Kobané, ville kurde syrienne. Des attaques qui privent aussi les djihadistes de l'EI d'une partie des revenus de leur production pétrolière.

Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite ont mené lundi et mardi 21 frappes aériennes près de Kobané, qui ont "freiné l'avancée" des djihadistes du groupe Etat islamique (EI) entrés depuis plusieurs jours dans cette ville kurde syrienne, a affirmé l'armée américaine.

De manière générale, ces raids aériens privent l'EI d'une partie de ses capacités de production pétrolière, écrit mardi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Les capacités de production de brut du mouvement, qui étaient de 70'000 barils par jour après l'offensive de l'été, sont tombées à 20'000.

Gains de un à trois millions de dollars

Du fait des mesures prises par la Turquie et le Kurdistan irakien autonome, le mouvement ne parvient plus à écouler que 10'000 barils par jour alors qu'il était arrivé à 30'000. Le trafic du brut lui aurait rapporté entre un et trois millions de dollars.

L'Etat islamique avait aussi mis la main sur des stocks d'environ trois millions de barils lors de son offensive éclair dans l'ouest et le nord de l'Irak.

ats/sbad

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Les Syriens fuient Kobané vers l'Irak

Mardi matin, des combats faisaient rage dans plusieurs quartiers de Kobané, ville kurde syrienne à la frontière turque, notamment les faubourgs au nord qui mènent au poste-frontière turc de Mursitpinar.

Par ailleurs, quelque 5'400 Syriens venus de Kobané ont gagné l'Irak, "dont 3'600 personnes au cours des dernières 72 heures", a indiqué mardi le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

Entre 10'000 et 15'000 déplacés supplémentaires devraient arriver en Irak au cours des "prochains jours", selon le HCR.

Rencontre de la coalition à Washington

Les chefs militaires de 22 pays de la coalition anti-jihadistes ont entamé leurs discussions mardi à Washington pour définir une stratégie contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, plus de deux mois après le début des frappes aériennes.

Le plus haut gradé de l'armée américaine, le général Martin Dempsey, a organisé cette rencontre exceptionnelle sur la base aérienne d'Andrews (Maryland, est) dans la banlieue de la capitale fédérale. Il s'agit du premier rassemblement de ce genre depuis la formation de la coalition en septembre.