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Conférence sur la paix en Ukraine: 50 pays présents, la Confédération espère le double

L'hôtel Bürgenstock. [Keystone - Urs Flueeler]
Une cinquantaine de pays ont déjà répondu favorablement à la Confédération pour la conférence au Bürgenstock / La Matinale / 1 min. / mercredi à 06:26
La Suisse accueillera le Sommet sur la paix en Ukraine dans tout juste un mois. La rencontre se tiendra mi-juin à l’hôtel Bürgenstock, dans le canton de Nidwald. Sur les 160 délégations invitées, 50 ont répondu présentes pour l'instant, a appris la RTS mercredi. La machine diplomatique bat son plein pour convaincre un maximum de pays d’y participer.

"On est intensément en préparation, sur le plan diplomatique, pour convaincre ceux qui ne se sont pas encore annoncés", indique Nicolas Bideau au micro de la RTS. Le chef de la communication du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) rappelle que sur les 160 chefs d'Etats, la Suisse espère en accueillir une centaine.

Pour l'heure, cinquante délégations ont annoncé leur venue. Parmi elles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel. Mais aussi le Chancelier allemand Olaf Scholz, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni ou encore le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le DFAE se dit satisfait de ces réponses, mais en attend davantage: "Les grands pays européens sont là, mais on aimerait aussi avoir, le plus possible, des pays du Sud, car nous souhaitons une discussion ouverte sur toutes les possibilités et réflexions pour la paix en Ukraine. Nous souhaitons donc du nombre, mais aussi de la représentativité Nord-Sud", explique Nicolas Bideau.

Inconnues autour des grands acteurs

Le Sommet pour la paix en Ukraine reste marqué par l'absence de la Russie. "Nous ne l'avons pas invitée, car celle-ci ne cesse de dire qu'elle n'est pas intéressée", indique le chef de la communication du DFAE.

Il précise toutefois que l'un des objectifs de la conférence et de trouver une voie pour impliquer Moscou: "Nous nous trouvons dans une phase de préparation, nous ne ferons pas la paix, en tant que tel, au Bürgenstock, mais on aimerait véritablement lancer un processus qui implique la Russie, c'est pourquoi nous restons en contact avec elle."

En revanche, la présence très attendue du président américain Joe Biden n’est pas exclue. Aucune annonce n'a été faite officiellement pour l'heure. Mais la tenue du G7 en Italie, du 13 au 15 juin et qui se termine quelques heures seulement avant la conférence en Suisse, pourrait faciliter sa venue.

>> Ecouter les explications de Nicolas Bideau dans La Matinale :

Nicolas Bideau, chef de communication du Département des affaires étrangères (DFAE). [Keystone - Peter Klaunzer]Keystone - Peter Klaunzer
Le point sur les présences en vue lors de la Conférence sur la paix en Ukraine - Interview de Nicolas Bideau / La Matinale / 1 min. / mercredi à 06:27

Mathieu Henderson

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Un défi sécuritaire

Au-delà de l'aspect diplomatique, la conférence sur la paix en Ukraine représente un grand défi sécuritaire.

Le dispositif devrait ressembler à celui du Forum économique de Davos (WEF), avec la mobilisation de la Police fédéral (Fedpol) et des polices de quatre cantons: Nidwald, Obwald, Zurich et Lucerne. L'armée devrait elle aussi y participer. Son engagement doit encore être discuté au sein du Conseil fédéral.

Contrairement au WEF, en janvier, où l'Autriche et l'Italie avaient participé au contrôle de l'espace aérien, aucune armée étrangère ne devrait se joindre aux opérations, indique le DFAE.

L’hôtel Bürgenstock, qui surplombe le lac des Quatre-Cantons, n’a pas été choisi au hasard. C’est un lieu stratégique, facile à fermer au public et proche d’un aérodrome, celui de Buochs.

La Confédération espère que cette région deviendra, l’espace de deux jours, le centre de gravité de la géopolitique mondiale.