Modifié

La courbe des hospitalisations liées au coronavirus inquiète les autorités sanitaires

Un soignant s'occupe d'un patient intubé, le 2 avril 2020 dans un hôpital de Locarno. [Pablo Gianinazzi - Keystone]
La progression des hospitalisations suit quasiment le même rythme que lors de la première vague / La Matinale / 1 min. / le 27 octobre 2020
Alors que la Suisse enregistrait lundi 17'440 nouveaux cas supplémentaires sur 3 jours, soit le double d'il y a une semaine, les hôpitaux universitaires de Genève ont fait le point sur l'évolution du nombre de patients Covid, montrant des similitudes avec la courbe de la première vague en mars.

Si on superpose les deux courbes, celle de la première et de la seconde vague qui vient à peine de commencer, on réalise que la progression des hospitalisations se fait quasiment au même rythme.

Lundi, Genève comptait 331 cas Covid hospitalisés, un chiffre qui a triplé en 10 jours. Même tendance à Lausanne où le CHUV abritait 85 patients Covid, dont une vingtaine aux soins intensifs et intermédiaires. 

"Au CHUV, nous constatons aussi une augmentation du nombre de cas, qui suit à peu près la même croissance que que ce qu'on a vécu au mois de mars et au début avril", explique Philippe Eckert, directeur général du centre hospitalier vaudois. "Maintenant, les critères sont exactement les mêmes. La politique est toujours la même. C'est l'état clinique du patient qui détermine où il va être hospitalisé."

Des critères qui n'ont pas changé depuis mars

Les critères d'admission n'ont donc pas changé entre la première et la seconde vague, mais les mesures de protections se sont elles beaucoup allégées. Aujourd'hui, on enregistre le même nombre de cas qu'au printemps, dix jours après l'instauration d'un semi-confinement. Et les autorités sanitaires craignent une progression bien supérieure au pic atteint début avril.

"Il est important que la population suive strictement les consignes et les décisions des autorités politiques pour ralentir la progression de cette courbe, c'est essentiel", souligne Philippe Eckert.

Autrement dit en l'absence  de mesures strictes imposée par les autorités, l'avenir de l'épidémie est entre les mains de la population.

Un message que devrait répéter le Conseil fédéral ce mercredi, alors que de nouvelles annonces sont attendues pour faire face à cette deuxième vague.

Sophie Iselin/ebz

Publié Modifié