Publié le 11 janvier 2017 à 15:36

Un appel lancé à Genève contre "une application aveugle" de Dublin

Requérants expulsés. (image d'illustration).
Deux policiers accompagnent un requérant débouté (image d'illustration). [Gaëtan Bally - Keystone]
Un appel a été lancé mercredi à Genève "contre l'application aveugle" du règlement Dublin par la Suisse. Les enfants, les femmes et les malades sont les premiers à en souffrir, soulignent les auteurs de la démarche.

Le règlement Dublin permet à la Suisse de renvoyer des requérants d'asile dans le premier pays de l'Union européenne où ils se sont signalés.

Des dérogations existent pour des motifs humanitaires. Les signataires de l'appel reprochent aux autorités de ne pas en tenir assez compte lors de l'examen des dossiers.

Application "tatillonne"

Plusieurs cas ont été évoqués. Une fratrie a été séparée, le plus jeune étant autorisé à rester en Suisse, alors que sa soeur et ses frères, tous majeurs, ont été expulsés en Croatie.

Une famille n'a pas pu rester à Genève, car la mère avait été hospitalisée en Allemagne et enregistrée dans ce pays.

Pour la conseillère nationale Lisa Mazzone (Verts/GE), ces exemples sont l'illustration d'une application de procédure tatillonne, qui ignore l'aspect humain. Il n'est pas nécessaire de changer la loi, il faut juste utiliser les possibilités offertes par Dublin, a relevé la conseillère aux Etats Liliane Maury Pasquier (PS/GE).

ats/tmun

Publié le 11 janvier 2017 à 15:36

Solidarité Tattes à l'origine de l'appel

Solidarité Tattes, l'association genevoise qui défend les migrants, est à l'origine de l'appel. Celui-ci a reçu un accueil favorable à Genève, notamment dans les milieux de gauche. Des exécutifs de communes comme Genève et Carouge l'ont également signé. Parmi les soutiens se trouve aussi l'ancienne présidente de la Confédération Ruth Dreifuss.

"Nous espérons maintenant que d'autres cantons reprendront le flambeau", a indiqué Juliette Fioretta de Solidarité Tattes. L'association veut aussi obtenir des appuis émanant de la population. Il est possible de signer l'appel sur internet.