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La Confédération prévoit une réserve énergétique d'environ 500 GWh pour cet hiver

Le barrage de Gebidem entre Riederalp et Naters (VS). [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Une réserve énergétique d'environ 500 GWh pour l'hiver prochain en Suisse / Le Journal horaire / 21 sec. / le 23 août 2022
Les valeurs-clés provisoires de la réserve hydroélectrique prévue pour l’hiver 2022/23 tournent autour de 500 GWh, a indiqué mardi la commission de l'électricité. Cette réserve constitue une assurance en cas de "situations de pénurie critiques exceptionnelles et imprévisibles".

La réserve hydroélectrique doit permettre de faire face à une période de quelques semaines à la fin de l'hiver présentant des possibilités d’importation restreintes et une disponibilité moindre de la production indigène. Et donc de renforcer la sécurité d'approvisionnement de la Suisse.

La commission fédérale de l’électricité (ElCom) table sur un ordre de grandeur de 500 GWh pour cette réserve, avec une marge de plus ou moins 166 GWh.

Si l'ensemble de l'Europe devait connaître une situation de pénurie d’électricité, la réserve hydroélectrique ne contribuerait que dans une moindre mesure à la sécurité de l’approvisionnement, met toutefois en garde l'EICom. En effet, elle n'apporte pas d’énergie supplémentaire dans le système.

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Coûts et avantages

Il convient de mettre en balance les coûts et les avantages pour déterminer le dimensionnement de la réserve, poursuit la commission. Ainsi, alors que l’utilité supplémentaire d'un plus grand stockage diminuerait, les coûts augmenteraient de manière disproportionnée.

Une réserve hydroélectrique plus importante augmenterait surtout les besoins d’importation pendant les premiers mois d’hiver, car le volume de la réserve est retiré du marché. En cas de pénurie à l’échelle européenne, la réserve devrait être exploitée d’autant plus tôt.

Une réserve plus importante ne serait pas une solution suffisante dans un tel scénario. L’utilité limitée d’une réserve plus importante que le dimensionnement prévu ne justifie donc pas l’augmentation disproportionnée des coûts ni les autres risques d’une intervention trop forte sur le marché.

Plusieurs centaines de millions

Les centrales électriques qui participent à la réserve reçoivent une indemnisation pour la conservation, basée sur une procédure d'appel d'offres concurrentielle. En raison de la situation actuellement très tendue et volatile sur les marchés de gros, il est très difficile d'estimer les coûts, note l'EICom.

Actuellement, cette dernière prévoit des frais de l'ordre de plusieurs centaines de millions pour une réserve de 500 GWh. Ce montant pourrait toutefois augmenter si les tensions sur le marché persistent.

Coûts supportés par les consommateurs

Les coûts de la réserve sont supportés par tous les consommateurs d’électricité suisses en fonction de leur consommation, par le biais d’un supplément sur le tarif pour l’utilisation du réseau. Pour que l’énergie puisse être sollicitée avec succès en cas de besoin, la réserve est répartie entre différents groupes de centrales électriques.

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L’énergie doit être conservée du 1er décembre 2022 au 15 mai 2023. La date du 15 mai a été choisie sur la base des courbes historiques concernant le niveau de remplissage des lacs d’accumulation suisses. À partir de ce moment au plus tard, les niveaux devraient remonter.

La réserve est utilisée lorsque le marché ne peut plus répondre à la demande. Swissgrid sollicite alors la quantité de réserve nécessaire.

Ordonnance édictée début septembre

L’ordonnance devrait être édictée par le Conseil fédéral début septembre et entrer en vigueur le 1er octobre. Les valeurs-clés devraient être formellement fixées le 3 octobre. Swissgrid procédera ensuite à l’appel d’offres et organisera les enchères.

Les expériences acquises seront évaluées en vue de l’hiver 2023/24. Sur cette base, les futures valeurs-clés feront éventuellement l’objet d’une adaptation.

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ats/jfe

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