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Il y a un an, Simonetta Sommaruga a "senti que c'était un moment historique"

Simonetta Sommaruga se souvient de l'introduction de la situation extraordinaire il y a une année. [Peter Schneider - KEYSTONE]
Simonetta Sommaruga: "J'ai senti que c'était un moment historique parce qu'il fallait agir". / 19h30 / 3 min. / le 16 mars 2021
"J'ai senti que c'était un moment historique", a confié Simonetta Sommaruga mardi dans le 19h30, en évoquant l'instauration de l'état de situation extraordinaire il y a une année, alors qu'elle présidait la Confédération.

La conseillère fédérale a senti que c'était historique, "parce qu'il fallait agir immédiatement. C'est ainsi avec une pandémie. En même temps, j'étais consciente qu'avec nos décisions, la vie de tout le monde dans notre pays allait changer très vite à partir de minuit ce lundi-là".

Et la Bernoise d'ajouter: "Je voulais être là, comme présidente de la Confédération, vraiment être là pour tout le monde dans ce pays."

Une très forte solidarité

Dans un premier temps, la discipline de la population a été exemplaire. Mais entretemps, la situation a changé. Simonetta Sommaruga relativise ce changement: "Le 16 mars, le Conseil fédéral a dû prendre des décisions, mais il fallait faire cela ensemble, avec la population. Ce n'était pas évident, mais la solidarité était très, très forte." Une année après, il est évident que tout le monde est fatigué et en a marre de cette pandémie. "On aimerait que ce soit terminé. Il y a des critiques, mais je trouve qu'aujourd'hui encore, il y a beaucoup de solidarité dans notre pays."

Pour la socialiste, tout le monde sait que cette crise n'est pas terminée et qu'il faut encore continuer. "Et je veux que le Conseil fédéral continue à soutenir les gens dans notre pays."

"Il y a des tensions"

Simonetta Sommaruga reconnaît qu'"il y a des tensions" aujourd'hui et que le climat a peut-être changé, avec davantage d'agressivité. "Mais en même temps, je sais qu'il y a beaucoup de gens qui savent à quel point c'est compliqué, aussi pour le Conseil fédéral."

En parlant avec les gens, notamment dans sa fameuse boulangerie où elle avait enregistré ses voeux de bonne année à la population, la Bernoise dit sentir aussi un sentiment d'optimisme, "parce que dans ce pays, nous avons beaucoup appris. Nous sommes à un autre endroit qu'il y a une année, alors qu'il y avait beaucoup d'inconnues".

La ministre reconnaît que la situation est difficile et qu'elle va le rester encore un moment, mais elle estime qu'"il y a quand même des choses qui nous donnent de l'espoir".

Une situation totalement inconnue

Interrogée sur les nombreuses critiques adressées au Conseil fédéral durant une année, Simonetta Sommaruga a relevé que la pandémie constituait une situation totalement inconnue, y compris pour le Conseil fédéral.

"En tant que présidente de la Confédération, il était surtout important pour moi d'être là". La socialiste a dû mener les séances du gouvernement, alors qu'elles n'avaient jamais été aussi nombreuses depuis la Seconde Guerre mondiale, a-t-elle souligné. "Nous avons dû apprendre, nous adapter, et la population aussi."

La conseillère fédérale se dit au final "fière de notre pays", car elle juge que la capacité "de solidarité et d'adaptation est remarquable".

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Propos recueillis par Philippe Revaz

Adaptation web: Jean-Philippe Rutz

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