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Les noms des pionnières au Parlement figureront sur les pupitres des députés

(archives) En novembre 1971, la conseillère nationale fraîchement élue Elisabeth Blunschy est accueillie par ses collègues au début de la session d'hiver au Parlement fédéral. [Keystone]
Les noms des pionnières au Parlement figureront sur les pupitres des députés / Le Journal horaire / 33 sec. / le 3 mars 2019
Certains pupitres du Parlement fédéral porteront désormais les noms des douze pionnières élues aux Chambres en 1971. Une annonce qui intervient à l'occasion de la Journée internationale pour les droits des femmes, célébrée avec un jour d'avance sous la Coupole.

Les noms de ces précurseures, entrées sous la Coupole en 1971, année où les femmes ont obtenu le droit de vote et d'éligibilité en Suisse, figureront désormais aux places qu'elles ont occupées.

Economiste et docteure en sciences politiques, Lilian Uchtenhagen (PS/ZH), qui siégeait par exemple au pupitre 32, a été la première Suissesse à se lancer dans la course au Conseil fédéral en 1983. Seule candidate de son parti, elle a été évincée par la majorité bourgeoise au profit d'Otto Stich.

Parmi les noms romands, la socialiste valaisanne Gabrielle Nanchen est l'une des plus connues. Pendant deux législatures, elle a défendu le droit à l'avortement, l'égalité entre hommes et femmes, la retraite à la carte et le congé parental. Quant à la libérale radicale neuchâteloise Tilo Frey, née de mère camerounaise et de père suisse, elle est la première métisse à avoir siégé à Berne.

Nombreuses premières fois

Font aussi partie de ces avant-gardistes: Martha Ribi-Raschle (PLR/ZH), vice-présidente du parti radical suisse entre 1973 et 1983; Josi J. Meier (PDC/LU), première femme à présider le Conseil des Etats en 1991-1992; Elisabeth Blunschy-Steiner (PDC/SZ), son homologue au Conseil national en 1977; la docteure en médecine Liselotte Spreng (PLR/FR).

Mais aussi Hanny Thalmann (PDC/SG), première Docteure de la haute école de commerce de St-Gall en sciences économiques en 1943; Hedi Lang-Gehri (PS/ZH), la première femme en Suisse à accéder à un exécutif cantonal en 1983; l'institutrice Nelly Wicky (Parti suisse du travail/GE) et la pasteure Hanna Sahlfeld-Singer (PS/SG), première députée à devenir mère pendant son mandat parlementaire.

Aux Etats, la part de femmes au plus bas depuis 1991

Le nombre des femmes augmente régulièrement depuis 1974 au Conseil national alors qu’il a diminué au Conseil des Etats ces deux dernières législatures.

A la fin 2018, les femmes occupaient un tiers des sièges au Conseil national contre 15% des sièges au Conseil des Etats. La part de femmes élues au National en 2015 a dépassé pour la première fois la barre des 30%, alors qu'aux Etats, elle est descendue à son taux le plus bas depuis 1991.

En ce qui concerne les Parlements et les exécutifs cantonaux, les femmes progressent légèrement. La proportion de femmes dans les législatifs a atteint son niveau le plus haut, à près de 28%, pour la période allant de 2014 à 2018. Dans les exécutifs, les femmes occupent actuellement 37 sièges sur 154.

>> Lire aussi: Les femmes à la conquête du Conseil des Etats, ce bastion masculin

ptur avec ats

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Le Parlement marque le coup avec un jour d'avance

Année d'élections fédérales oblige, la présidente du Conseil national Marina Carrobio (PS/TI) a voulu marquer le coup pour inciter les femmes à s'engager en politique. Les services du Parlement ont annoncé un programme de célébrations de la Journée des droits des femme avec un jour d'avance, le 7 mars.

Les pionnières Gabrielle Nanchen (PS/VS) et Hanna Sahlfeld-Singer (PS/SG) devaient y prendre part aux côtés de Marina Carrobio. Le président du Conseil des Etats Jean-René Fournier (PDC/VS) devait lui aussi dire quelques mots en l'honneur de la première femme élue au Conseil des Etats, Lise Girardin (PLR/GE), également maire de Genève.

Près de 300 personnes pourront prendre place dans l'enceinte du Conseil national pour rencontrer des femmes au parcours professionnel "qui devrait donner aux jeunes femmes le courage de réaliser leurs rêves", a indiqué Marina Carobbio. Parmi ces femmes, la footballeuse Caroline Abbé et Ursula Keller, professeure et directrice de l'"Institute of Quantum Electronics" à l'EPFZ.