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Facebook et YouTube vont bannir certaines fausses infos sur les vaccins

Les géants du web se décident d'agir, alors que la vaccination régresse, notamment aux États-Unis. [Hotli Simanjuntak - Keystone]
Facebook et Youtube bannissent les contenus antivax / Le Journal horaire / 25 sec. / le 14 octobre 2020
Les réseaux sociaux Facebook et YouTube prennent les devant en vue des campagnes de vaccination contre le Covid-19. Les deux plateformes ont annoncé qu'elles banniront désormais les contenus mensongers anti-vaccins.

Les vaccins contre le Covid-19 n'en sont qu'au stade des tests cliniques, mais les deux géants du web ont décidé de prendre les devants. Mardi, Facebook a annoncé qu'il interdira désormais les publicités qui découragent les utilisateurs de se faire vacciner. La plateforme vidéo YouTube lui a emboîté le pas mercredi, en annonçant une mise à jour de ses règles sur le retrait des fausses informations liées à la pandémie.

La plateforme de vidéos de Google interdit désormais certaines désinformations qui pourraient nuire à la confiance lors de futures campagnes de vaccination. Les affirmations selon lesquelles le vaccin va tuer des personnes ou les rendre infertiles, par exemple, seront enlevées. YouTube mentionne aussi la théorie du complot qui prétend que des micropuces seront implantées chez les patients.

Importance des mesures de santé préventives

D'une manière générale, les vidéos propageant des informations contraires au consensus des autorités sanitaires internationales, basé sur les connaissances scientifiques les plus récentes, seront retirées. À la lumière de la pandémie de Covid-19 qui a mis en évidence "l'importance des mesures de santé préventives", le géant des réseaux sociaux va aussi lancer une campagne d'information aux Etats-Unis sur le vaccin contre la grippe saisonnière.

Les deux plateformes ont déjà renforcé à plusieurs reprises leurs règles sur la modération des contenus durant la pandémie, et mis en place des centres d'information sur le sujet. Le coronavirus a en effet suscité plusieurs vagues de désinformation ou arnaques sur le virus, entre théories du complot sur ses origines et promotion de remèdes ou thérapies miracles.

Recul de la vaccination aux États-Unis

Si aucun produit fiable ne devrait vraisemblablement être disponible avant plusieurs mois, les vaccins contre le Covid-19 sont attendus comme une clé majeure pour sortir de la pandémie. Mais l'adhésion à la vaccination régresse un peu partout dans les pays occidentaux, mise à mal par la disparition de certaines maladies dangereuses et par la désinformation qui circule plus rapidement sur les réseaux sociaux, souvent accusés de passivité.

Aux États-Unis, selon les autorités sanitaires, le pourcentage d'enfants atteignant deux ans sans aucune vaccination est passé de 0,9% en 2013 à 1,3% en 2017. Et le nombre de demandes d'exemptions vaccinales a augmenté en 2018-2019 pour la quatrième année consécutive.

En Suisse également, le scepticisme progresse. Selon un sondage publié début octobre dans Le Matin dimanche et la SonntagsZeitung, à peine plus de la moitié des Suisses (54%) se feraient vacciner volontairement contre le Covid-19.

>> Lire : Un peu plus de la moitié des Suisses se feraient vacciner, selon un sondage

ats/jop

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Toujours pas de lien trouvé avec l'autisme

Par ailleurs, une vaste étude danoise portant sur plus de 650'000 enfants suivis sur plus d'une décennie a confirmé récemment le consensus selon lequel le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) n'augmente pas le risque d'autisme, contrairement à un mythe répandu sur les réseaux sociaux.