Modifié le 08 septembre 2017 à 16:38

Les victimes de l'éruption du Vésuve livrent de nouveaux secrets

Les victimes de l’éruption du Vésuve ne nous ont pas révélé tous leurs secrets
Les victimes de l’éruption du Vésuve ne nous ont pas révélé tous leurs secrets 12h45 / 2 min. / le 08 septembre 2017
Près de 2000 ans après l'éruption du Vésuve de l'an 79, les victimes de ce drame vont livrer de nouveaux secrets. Une anthropologue américaine a entrepris de faire parler les corps momifiés.

A quelques kilomètres de Pompei, au pied du Vésuve, la villa de Lucius Crassius Tertius a été découverte par hasard en 1974 avec à l'intérieur 54 victimes momifiées regroupées dans une pièce, certainement pour tenter d'échapper à l'éruption.

Une partie du corps d'une jeune femme, un enfant de trois ans ou des femmes enceintes: Kristina Killgrove, anthropologue à l'Université West Florida, a entrepris d'étudier ces corps minutieusement.

Comprendre le mode de vie de l'an 79

L'analyse de l'ADN et des structures atomiques pourraient aider à mieux comprendre comment vivaient les Romains il y a 2000 ans. "Nous avons pris des échantillons des os d'un foetus et nous les analyserons pour voir ce que nous pouvons apprendre sur le régime alimentaire des femmes enceintes à cette époque et sur la grossesse en général", a expliqué Kristina Killgrove au micro de la RTS

Ces 54 victimes formaient-elles une seule et même famille? Travaillaient-elles pour la villa de Poppée, la seconde femme de Néron, située à quelques centaines de mètres de là? S'agissait-il de Romains ou d'esclaves venus d’ailleurs? Les chercheurs américains espèrent que l’analyse de leurs dents et de leurs côtes pourra répondre à ces questions.

Deux ans d'analyses

"L’ADN nous donne une vision large, un tableau général de ces personnes, mais c’est surtout grâce à l’analyse des isotopes stables des dents et des os que nous allons pouvoir obtenir des informations précises sur cet homme, son régime alimentaire et d'où il venait", explique encore l'anthropologue.

On sait déjà qu'à l’exception de leurs dents, souvent cariées, les victimes de l’éruption étaient en bonne santé au moment de leur mort.

Il faudra maintenant deux ans d’analyses en laboratoire pour faire parler ces squelettes uniques au monde.

Valérie Dupont/boi

Publié le 08 septembre 2017 à 15:42 - Modifié le 08 septembre 2017 à 16:38