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Vetropack ferme son site de production de verre à St-Prex

Vetropack confirme la fermeture de la verrerie de St-Prex (VD). Un choc pour les employés et toute la région
Vetropack confirme la fermeture de la verrerie de St-Prex (VD). Un choc pour les employés et toute la région / 19h30 / 2 min. / mardi à 19:30
Le groupe Vetropack a annoncé mardi la fermeture de son site de production de verre à St-Prex, dans le canton de Vaud. Le CEO de l'entreprise a précisé lors d'une conférence de presse que les 182 emplois seraient supprimés par étapes.

"Tous les scénarios envisagés nous conduisent régulièrement au même résultat: même avec des investissements de plusieurs millions, les perspectives d'avenir de l'usine de St-Prex restent négatives en termes de viabilité économique et de compétitivité. Une exploitation rentable sur la durée ne serait pas possible. La fermeture de la production est par conséquent inévitable", explique Claude Cornaz, président du conseil d'administration du groupe Vetropack, cité dans un communiqué.

Le dirigeant a ajouté que la société n'a pas pris cette décision à la légère: "Nous avons examiné de manière très complète et dans les moindres détails toutes les propositions qui nous ont été présentées pour un développement futur du site."

>> A voir également dans le 12h45 :

Le groupe Vetropack annonce la fermeture de la verrerie de St-Prex. L'ambiance sur place avec Léandre Duggan
Le groupe Vetropack annonce la fermeture de la verrerie de St-Prex. L'ambiance sur place avec Léandre Duggan / 12h45 / 1 min. / mardi à 12:45

Une douzaine de postes maintenus

Le directeur général Johann Reiter a précisé devant la presse que les 182 emplois seraient supprimés par étapes, dont 50% d'ici fin août. Il a ajouté que les premiers licenciements auront lieu dans les prochains jours. "Seuls garderont leur poste une douzaine d'employés, environ, du secteur du recyclage", a-t-il ajouté.

Selon Johann Reiter, le souhait des employés d'adopter une technologie de fusion de verre par oxy-combustion connectée à un générateur d'oxygène, n'était pas rentable, requérant à elle seule un investissement de 60 millions de francs.

"Certains travailleurs ne sont pas encore au courant"

Nicole Vassalli, responsable Industrie à Unia Vaud, a fait part de son incompréhension dans le 12h30: "Selon la direction, les propositions que nous avons faites étaient suffisantes, mais pas assez rentables. Pourtant, ce sont des techniques qui sont utilisées par les concurrents européens. Ce sont des techniques qui sont plus rentables que celles utilisées à ce jour par Vetropack."

La syndicaliste s'est également offusquée de la manière dont les employés ont été mis au courant de leur licenciement: "Le président de la commission d'entreprise a appris de la part d'un journaliste que le site fermait. Nous n'avons pas eu l'information avant la conférence de presse. Certains travailleurs ne sont pas encore au courant, car ils ont travaillé cette nuit. C'est un manque de respect."

Claude Cornaz dit regretter ce manque de communication: "Nous sommes cotés en bourse, nous avons donc dû informer les médias vers 8h. Auparavant, la responsable des ressources humaines a essayé de joindre le représentant du comité du personnel."

>> Ecouter l'interview de Nicole Vassalli dans le 12h30 :

Nicole Vassalli, responsable UNIA lors de la conférence de Vetropack sur la fermeture de l'usine de Saint-Prex. [Keystone - Cyril Zingaro]Keystone - Cyril Zingaro
Environ 180 postes seront supprimés avec la fin de Vetropack: interview de Nicole Vassalli / Le 12h30 / 2 min. / mardi à 12:34

Des regrets

"C'est dur et amer (...). Nous regrettons vraiment les suppressions et cela n'a rien à voir avec les performances des travailleurs. Nous voulons leur offrir le plus de soutien possible. Un plan social prévoyant des mesures d'assistance sera mis en place prochainement", a aussi assuré le patron de Vetropack.

Début mars, Vetropack avait activé une procédure de consultation sur l'avenir de l'usine vaudoise. Nombre d'élus communaux et cantonaux, dont les conseillers aux Etats Pierre-Yves Maillard et Pascal Broulis, avaient alors appelé au maintien de l'usine en déposant divers textes parlementaires. Après l'annonce de la fermeture, le Conseil d'Etat vaudois a exprimé "son regret et sa profonde solidarité avec le personnel".

>> Lire aussi : Fermeture de Vetropack: "Nous avons tout essayé pour sauver le site"

mayju avec ats

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