Modifié le 17 juin 2017 à 21:09

Dix juristes supplémentaires pour surveiller le dépouillement à Moutier

Un votant glisse son bulletin dans l'urne du bureau de vote de Moutier
Un votant glisse son bulletin dans l'urne du bureau de vote de Moutier [Jean-Christophe Bott - Keystone]
La Ville de Moutier et l'Office fédéral de justice vont renforcer dimanche les contrôles lors du dépouillement des bulletins de vote à la suite de soupçons d'irrégularités. Dix juristes supplémentaires seront dépêchés sur place.

La décision d'envoyer dix collaborateurs de l'Office fédéral de la justice (OFJ) a été prise jeudi soir. "Nous avons été informés de soupçons d'irrégularités de la part de personnes concernées par le vote", a ajouté Jean-Christophe Geiser, responsable de la Question jurassienne à l'OFJ.

Ces collaborateurs seront affectés au dispositif de pointage. "Ils vont comparer la carte de légitimation avec le registre électoral", a précisé le responsable à la veille du vote des habitants de Moutier, qui doivent décider s'ils restent Bernois ou s'ils deviennent Jurassiens.

Contrôle de la carte de légitimation

Quelques personnes dans des EMS ont reçu du matériel de vote alors qu'elles n'étaient pas en état de signer, a souligné le responsable des observateurs fédéraux. Ce matériel a pu être détruit ou utilisé par d'autres personnes qui ne sont pas autorisées à le faire.

Il s'agira dimanche de contrôler qu'une carte de légitimation n'a pas été signée au nom d'une personne dans l'incapacité physique d'écrire, a expliqué Jean-Christophe Geiser, revenant sur une information de la presse régionale.

Un citoyen capable de discernement mais ne pouvant pas signer sa carte de légitimation ne peut voter que si sa carte est contresignée par le président du bureau de vote accompagné d'un observateur fédéral. Un fils ne peut pas signer pour son père paraplégique. Des utilisations potentiellement suspectes de cartes de légitimation pourront ainsi être détectées.

Eviter toute contestation

Pour le responsable des observateurs, il s'agit d'éviter toute contestation à l'issue d'un vote qui s'annonce serré.

Au total, 32 personnes participeront aux opérations de dépouillement, soit 22 membres du bureau de vote et 10 collaborateurs de l'Office fédéral de justice. Sept observateurs fédéraux seront aussi présents dans le local de vote.

Ces mesures supplémentaires pourraient retarder l'annonce du résultat prévue initialement vers 15h. Seule certitude avant cette journée historique, jamais un tel dispositif de sécurité n'a été mis en place en Suisse pour assurer le bon déroulement d'un scrutin.

ats/boi

Publié le 17 juin 2017 à 14:20 - Modifié le 17 juin 2017 à 21:09