Banner Ukraine 8 juin [Keystone]
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Des bombardements touchent des évacuations de civils dans les zones inondées

- Des tirs d'artillerie russe ont fait un mort et 18 blessés jeudi en pleine opération de secours à Kherson, dans le sud de l'Ukraine inondé, la Russie accusant elle aussi l'armée ukrainienne de tirs meurtriers responsables d'au moins deux morts dans un point d'évacuation sous contrôle russe.

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu jeudi dans la région de Kherson, afin de discuter des conséquences de la destruction partielle du barrage de Kakhovka.

- Volodymyr Zelensky a accusé dès mardi la Russie d'avoir miné le barrage et de l'avoir fait exploser. Son homologue russe Vladimir Poutine a pour sa part affirmé mercredi qu'il s'agissait d'"un acte barbare" commis par les Ukrainiens. Jeudi, la Russie a accusé l'Ukraine devant la Cour internationale de justice (CIJ) d'avoir attaqué le barrage avec des frappes d'artillerie "massives".

- La destruction du barrage a inondé une zone de plus de 600 km2 dans le sud de l'Ukraine, sur la rive droite du fleuve Dniepr contrôlée par les Ukrainiens comme sur la rive gauche occupée par les Russes, a annoncé jeudi un gouverneur ukrainien.

- Les inondations entraînent de nouveaux dangers. Avant le déversement des eaux, de nombreux secteurs alentours, lourdement contaminés par des mines, étaient clairement balisés et en partie clôturés.

Suivi assuré par RTSinfo

00h00

La suite des événements vendredi

>> Retrouvez la suite des événements en Ukraine : Des "combats actifs" dans la région de Zaporijjia, annonce Moscou

02h30

Des bombardements visent des civils évacués des régions inondées

Des tirs d'artillerie russe ont fait un mort et 18 blessés jeudi, dont des membres des services d'urgences selon Kiev, en pleine opération de secours à Kherson, dans le sud de l'Ukraine inondé.

Les Ukrainiens accusent ces derniers jours l'armée russe de frapper Kherson au moment où des milliers de civils sont évacués des zones inondées à la suite de la destruction du barrage de Kakhovka situé en amont sur le fleuve Dniepr.

La Russie accuse elle aussi l'armée ukrainienne de tirs meurtriers, affirmant avoir repoussé plus au nord une offensive de troupes et blindés. Les autorités d'occupation russe en Ukraine ont déclaré que deux personnes ont été tuées dans des bombardements, dont une femme enceinte, dans un point d'évacuation à Golan Pristan, dans la zone sous contrôle russe.

A ce stade, les autorités ukrainiennes et d'occupation russe recensent six morts dans les inondations.

02h00

L'eau du barrage continue à refroidir la centrale de Zaporijjia

La centrale nucléaire de Zaporijjia continue à pomper de l'eau du réservoir d'eau du barrage de Kakhovka pour refroidir le combustible et éviter un accident, a déclaré jeudi l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Après examen, il s'est avéré que les opérations de pompage devraient "pouvoir se poursuivre même si le niveau descendait au-dessous du seuil actuel de 12,7 mètres", précédemment jugé critique, a expliqué l'instance onusienne dans un communiqué, qui fixe désormais la limite à "11 mètres, voire plus bas".

"Dans ces circonstances difficiles, cela nous laisse un peu plus de temps avant d'éventuellement passer à d'autres sources d'approvisionnement", a souligné le chef de l'AIEA Rafael Grossi, attendu sur les lieux la semaine prochaine.

Quand le barrage ne pourra plus être utilisé, la centrale pourra avoir recours à "un grand bassin de rétention situé à proximité ainsi qu'à des réserves plus petites et à des puits sur place qui peuvent fournir de l'eau de refroidissement pour plusieurs mois".

Plus tôt dans la soirée, l'opérateur ukrainien du barrage avait estimé que l'eau du barrage ne permettait plus d'assurer le refroidissement des réacteurs.

21h30

Les Pays-Bas envoient du matériel de secours en Ukraine

Les Pays-Bas ont annoncé l'envoi en Ukraine de matériel destiné aux secours après la destruction du barrage de Kakhovka.

Le matériel, qui sera fourni "le plus vite possible", comprend 32 bateaux de sauvetage, 15 pompes à eau et 180 gilets de sauvetage, selon le ministère du Développement et du Commerce extérieur.

19h30

L'eau du barrage détruit ne suffit plus à refroidir les réacteurs de Zaporijjia, alerte l'opérateur de l'infrastructure

Le niveau du réservoir d'eau du barrage de Kakhovka, "sous le seuil critique de 12,7 mètres", ne suffit désormais plus à alimenter "les bassins de la centrale nucléaire de Zaporijjia" pour les opérations de refroidissement, a expliqué le patron de l'opérateur ukrainien Ukrhydroenergo Igor Syrota à la télévision ukrainienne.

Le barrage est situé sur la rivière Dniepr, qui alimente un réservoir fournissant de l'eau de refroidissement à la centrale nucléaire, la plus grande d'Europe, située à quelque 150 kilomètres en amont, et occupée par les Russes.

Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, qui doit se rendre dans la centrale la semaine prochaine, a déclaré en début de semaine que l'eau ne pourrait plus être pompée si le niveau descendait en dessous de 12,7 mètres.

Assez de réserves

Un grand bassin de refroidissement situé à proximité du site est "actuellement plein et contient suffisamment de réserves pour alimenter la centrale pendant plusieurs mois, car ses six réacteurs sont en arrêt", a-t-il aussi déclaré.

Des vérifications sont en cours mais "il est vital que ce bassin reste intact". "Rien ne doit être fait pour porter atteinte à son intégrité", a toutefois averti Rafael Grossi lors d'une réunion du Conseil des gouverneurs de l'agence à Vienne.

Le personnel de la centrale a déjà introduit des mesures pour restreindre la consommation d'eau, ne l'utilisant que pour "les activités liées à la sécurité nucléaire essentielle", a déjà assuré le patron de l'AIEA.

18h40

Le chef de l'Otan appelle à un soutien "rapide" à l'Ukraine

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a exhorté les pays de l'Alliance à "apporter rapidement" un soutien aux victimes des inondations en Ukraine au cours d'une réunion avec le chef de la diplomatie ukrainienne.

Dmytro Kouleba est intervenu en visio-conférence devant les ambassadeurs des 31 pays de l'Otan au cours d'une réunion de la Commission Otan-Ukraine convoquée à sa demande. Il a fourni aux alliés les informations sur la destruction du barrage de Kakhovka, dans le sud du pays, et a détaillé les besoins pour venir en aide aux victimes, a précisé un compte rendu de la réunion présidée par Jens Stoltenberg.

Les Alliés ont exprimé leur "forte solidarité" avec l'Ukraine. Nombre d'entre eux fournissent déjà des matériels de premiers secours, notamment des filtres à eau, des pompes, des générateurs et des équipements d'abris, a précisé l'Otan.

Jens Stoltenberg a par ailleurs insisté au cours de la réunion sur l'importance d'accorder un soutien à moyen et à long terme à l'Ukraine.

18h15

Surveillance sanitaire accrue après la destruction du barrage à Kakhovka

A la suite des inondations massives causées par la destruction du barrage de Kakhovka situé sur le fleuve Dniepr, "la surveillance épidémiologique des maladies transmises par l'eau est renforcée", a déclaré une responsable des opérations d'urgence à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Teresa Zakaria, en conférence de presse.

Selon l'OMS, aucun cas de choléra n'a été observé en Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février 2022. Toutefois, a indiqué Teresa Zakaria, "les échantillons prélevés dans l'environnement montrent que l'agent pathogène y est présent, ce qui constitue un risque".

"Nous pourrions donc commencer à détecter des cas à tout moment", a-t-elle insisté, et "nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère ukrainien de la Santé pour nous assurer que des mécanismes sont en place pour permettre l'importation de vaccins dès qu'ils sont nécessaires".

17h45

L'Afrique du Sud prête à accueillir des pourparlers de paix

L'Afrique du Sud s'est déclarée prête à accueillir des pourparlers de paix pour résoudre le conflit entre la Russie et l'Ukraine. "Nous devons être ouverts à la possibilité que l'Afrique du Sud accueille le sommet pour la paix ici", a déclaré la ministre auprès de la présidence Khumbudzo Ntshavheni, lors d'une conférence de presse à Pretoria à l'issue d'une réunion du cabinet.

Le pays d'Afrique australe a annoncé le mois dernier une médiation en Russie et en Ukraine pour "trouver une solution pacifique" à la guerre. La mission doit commencer dans les prochaines semaines.

Outre Pretoria, la délégation comprend les chefs d'Etat du Congo-Brazzaville, d'Egypte, du Sénégal, d'Ouganda et de Zambie.

16h00

Kiev demande à l'Europe de lui fournir davantage d'électricité

L'Ukraine demande à l'Europe d'"augmenter" sensiblement ses livraisons d'électricité après les attaques russes "contre les infrastructures énergétiques du pays" et la destruction du barrage de Kakhovka qui a provoqué des inondations massives, a déclaré le ministre ukrainien de l'Energie Guerman Galoutchenko.

"Nous demandons à l'Europe d'augmenter" le plafond d'importation d'électricité pour le porter à 2 gigawatts au lieu d'un gigawatt actuellement, a-t-il dit, assurant par ailleurs que la centrale nucléaire de Zaporijjia ne présentait "pas de risque imminent à ce stade" mais exigeait d'être "surveillée".

Sur les 600 kilomètres carrés touchés par l'inondation qui a suivi la destruction du barrage de Kakhovka "jusqu'à 80 localités pourront être détruites", "20'000 foyers sont sans électricité", et "au moins 10'000 hectares de terres agricoles" endommagés, a énuméré le ministre en citant des "chiffres préliminaires".

15h30

La Russie affirme avoir repoussé une offensive ukrainienne à Zaporijjia

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a annoncé que ses troupes avaient contré une offensive ukrainienne dans la région de Zaporijjia, dans le sud de l'Ukraine, à l'heure où Kiev se dit prêt à lancer un assaut pour reconquérir les territoires occupés par Moscou.

"Aujourd'hui à 01h30 (22h30 GMT) du matin dans la zone de Zaporijjia, l'ennemi a tenté de percer nos défenses avec [...] jusqu'à 1500 hommes et 150 véhicules blindés", a affirmé Sergueï Choïgou dans un communiqué.

"L'ennemi est stoppé et recule avec de lourdes pertes", a-t-il ajouté. Et de se féliciter: "Les forces ennemies spécialement formées pour la mise en oeuvre de cette percée n'ont pas rempli leur tâche".

14h45

Neuf blessés dans une frappe russe à Kherson, touchée par les inondations

Une frappe russe sur le centre de Kherson (sud), ville touchée par des inondations importantes après la destruction d'un barrage en amont du fleuve Dniepr, a fait neuf blessés, selon le ministère de l'Intérieur, après que le parquet régional eut initialement fait état d'un mort.

Une frappe russe sur le centre de Kherson, ville touchée par des inondations. [REUTERS - GG]

"Neuf personnes ont été blessées à la suite d'un bombardement", a indiqué le ministère ukrainien sur Telegram, précisant séparément "ne pas avoir reçu d'informations" sur d'éventuels morts.

Un chiffre confirmé par le gouverneur régional Oleksandre Prokoudine, qui a précisé que parmi ces personnes figuraient "deux secouristes, un policier, un infirmier et un bénévole allemand".

Le parquet régional a par ailleurs fait état de "quatre habitants blessés" dans une autre frappe, sur un village près de la ville de Kherson.

14h25

Début du procès d'un responsable de l'ONG Memorial pour "discrédit" de l'armée russe

Le procès de l'un des responsables de l'ONG Memorial, Oleg Orlov, accusé d'avoir "discrédité" l'armée russe et qui risque jusqu'à cinq ans de prison, s'est ouvert jeudi à Moscou, a constaté une journaliste de l'AFP.

Figure de Memorial, co-lauréate du prix Nobel de la paix, Oleg Orlov, 70 ans, qui a critiqué à plusieurs reprises l'offensive russe en Ukraine, rejette toutes les accusations le visant.

Peu avant le début de l'audience, le défenseur des droits humains, vêtu d'une veste et chemise bleues, s'est montré confiant devant la presse couvrant son procès. "Tout ira bien", a assuré cet homme aux cheveux gris, en souriant.

Oleg Orlov, co-président de l'organisation russe de défense des droits de l'homme Memorial, comparaît devant un tribunal de Moscou. [AFP - Kirill Kudryavtsev]

13h40

Le National refuse un plan de soutien à l'Ukraine

Le National a refusé par 105 voix contre 86 un plan de soutien de 5 milliards de francs à l'Ukraine pour les 5 à 10 prochaines années. La droite s'y est notamment opposée.

Cette décision tombe à une semaine de l'allocution prévue du président ukrainien Volodymyr Zelensky devant le Parlement suisse. Elle intervient aussi alors que le Conseil des Etats a confirmé mercredi sa position autorisant les pays acheteurs de matériel de guerre suisse à le réexporter sous conditions dans des pays impliqués dans des conflits armés.

>> Lire à ce sujet : Le Conseil des Etats entre en matière sur la réexportation d'armes vers des pays en guerre

"Le Conseil fédéral a déjà ficelé trois paquets de soutien pour la population ukrainienne, sans compter l’accueil des réfugiés. La guerre étant toujours en cours, nous ne pouvons pas encore dire quels seront les besoins pour la reconstruction", a argumenté le conseiller fédéral Ignazio Cassis contre la motion.

"Le Conseil fédéral a d'ores et déjà prévu de réserver environ 1,5 milliard de francs en faveur de l'Ukraine et sa région pour 2025-2028. Avec quelque 300 millions prévus pour les années 2023-2024, l'aide atteint environ 1,8 milliard de plus ces six prochaines années", a souligné Ignazio Cassis.

"Ne pas fournir d’armes ne doit pas nous dispenser de fournir notre effort de solidarité au soutien de l'Ukraine", a tenté de contrer Nicolas Walder (GE/Verts) pour la commission. "Or, en consacrant 0,22% du PIB à l'aide à ce pays, la Suisse est en queue de classement derrière presque tous les pays européens. L’Autriche ou la Norvège en font bien plus par rapport à leur force économique. Même la Pologne y consacre 3,1% de son PIB", a-t-il ajouté, en vain.

La majorité de la commission du National à l'origine de la motion estimait que l’Ukraine a d'ores et déjà besoin d’un soutien financier important, notamment pour l’aide humanitaire, la protection de la population civile, le déminage, la promotion de la paix et la reconstruction des infrastructures civiles.

>> Les précisions du 12h30 :

L'aide militaire occidentale à l'Ukraine tarde parfois à se concrétiser. [AP/Keystone - Pavel Golovkin]AP/Keystone - Pavel Golovkin
Le Conseil national a refusé jeudi un plan de soutien de 5 milliards de francs à l'Ukraine / Le 12h30 / 2 min. / le 8 juin 2023

13h15

L'occupation russe accuse Kiev d'avoir tué deux civils dans une frappe sur un point d'évacuation

"(Les forces ukrainiennes) ont commis aujourd'hui un crime odieux. Ils ont bombardé le point d'évacuation des civils à Gola Pristan. Deux personnes sont décédées, dont une femme enceinte de 33 ans", a affirmé Vladimir Saldo, un responsable de l'occupation russe dans la région de Kherson.

"Deux autres personnes sont blessées et ont été transportées à l'hôpital", a-t-il ajouté sur Telegram.

13h05

Explosion d'un pipeline d'ammoniac en Ukraine: impact "négatif" sur l'accord céréalier, prévient Moscou

L'explosion lundi en Ukraine d'un pipeline d'ammoniac, composant-clef des engrais azotés, risque d'avoir un "impact négatif" sur l'avenir de l'accord céréalier, crucial pour l'approvisionnement alimentaire mondial, a prévenu jeudi le Kremlin.

"Cela ne peut avoir qu'un impact négatif", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La reprise du fonctionnement de ce pipeline, désactivé depuis février 2022, est réclamée par la Russie dans le cadre de négociations, avec l'ONU, sur la prolongation de l'accord céréalier qui a permis l'exportation de millions de tonnes de céréales ukrainiennes.

Kiev a de son côté rejeté les accusations de Moscou et affirmé que les forces russes étaient responsables de l'incident survenu dans le nord-est de l'Ukraine.

12h35

Moscou accuse Kiev devant la Cour internationale de justice d'avoir attaqué le barrage

Moscou a affirmé devant la la Cour internationale de justice (CIJ) que Kiev avait détruit le barrage de Kakhovka avec des frappes d'artillerie "massives", accusant le régime de Kiev d'être néonazi.

Ces accusations ont été portées alors que la Russie et l'Ukraine présentent leurs arguments à La Haye devant la plus haute juridiction de l'ONU, dans une affaire dans laquelle Kiev accuse Moscou d'avoir violé un traité de financement du terrorisme en soutenant les séparatistes dans l'est de l'Ukraine depuis 2014.

"Le régime de Kiev a non seulement lancé des attaques d'artillerie massives contre le barrage (...) mais il a aussi délibérément porté le niveau d'eau du réservoir de Kakhovka à un niveau critique", en ouvrant les vannes de la centrale hydroélectrique, a déclaré l'ambassadeur de Russie aux Pays-Bas, Alexander Shulgin.

L'ambassadeur n'a présenté aucune preuve au tribunal pour étayer ses réponses aux déclarations liminaires faites mardi par l'Ukraine devant la CIJ, dans une affaire qu'elle a portée devant la juridiction en 2017.

12h30

Un garçon, son père et son grand-père tués dans une frappe russe

Un garçon de quatre ans, son père et son grand-père ont été tués dans la région de Donetsk (est), a annoncé jeudi la police ukrainienne, qui a fait état aussi de cinq autres blessés dont quatre enfants.

"Les forces russes ont bombardé le quartier résidentiel d'Oukraïnsk (à l'ouest de la ville de Donetsk, ndlr) avec de l'artillerie. Un garçon de quatre ans, son père et son grand-père ont été tués", a-t-elle précisé sur Telegram.

12h00

Zelensky dans la région de Kherson, touchée par les inondations

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu dans la région de Kherson, touchée depuis mardi par des inondations qui ont poussé des milliers de civils à être évacués, après la destruction du barrage de Kakhovka sur le fleuve Dniepr.

Zelensky dans la région touchée par les inondations. [KEYSTONE - MYKOLA TYMCHENKO]

Sur place, il est arrivé à un point d'évacuation pour les civils, échangeant avec des responsables. "Notre tâche est de protéger des vies et d'aider les gens autant que possible. Je remercie les sauveteurs et les bénévoles !", a salué le président ukrainien dans un message publié sur les réseaux sociaux.

Il a également dit avoir tenu, dans la région de Kherson, une "réunion de coordination" sur "la situation opérationnelle de la région à la suite de la catastrophe (et) l'évacuation de la population des zones potentiellement inondables".

Indemnisations

Il a aussi promis "des indemnisations" pour "les habitants touchés par la catastrophe" et "un programme pour compenser les pertes ou relocaliser les entreprises dans la région".

Selon les services d'urgence de l'État ukrainien, 1995 personnes ont été évacuées, dont 103 enfants. De nombreuses autres personnes ont fui par leurs propres moyens.

Les services d'urgence ont expliqué que, du côté ukrainien de la rivière, "20 localités et 2629 maisons" avaient été inondées. Les inondations ont submergé une partie de la capitale régionale Kherson.

Barrage détruit en Ukraine, 600 km2 sont inondés. [KEYSTONE - AP Photo]

Boucliers humains

Volodymyr Zelensky a par ailleurs accusé les forces russes de prendre pour cible les sauveteurs tentant d'apporter de l'aide dans la zone sinistrée. "Dès que nos forces tentent de sortir quelqu'un de là, les occupants leur tirent dessus à distance".

Selon son état-major, les Russes "n'étaient pas préparés aux conséquences de l'explosion" et "ont subi des pertes en hommes, en armes et en équipements militaires".

11h25

Cinq morts dans les territoires occupés par Moscou selon les agences russes

Cinq personnes se sont noyées après la destruction du barrage de Kakhovka à Kherson, région du sud de l'Ukraine partiellement occupée par la Russie, ont rapporté jeudi les agences de presse russes citant les autorités locales.

"Cinq personnes qui faisaient paître le bétail sont mortes noyées", a déclaré Vladimir Leontiev, le maire de la ville de Nova Kakhovka, installé par la Russie, cité par les agences russes. Une quarantaine de personnes ont aussi été hospitalisées.

08h45

Plus de 600 km2 sont inondés après la destruction du barrage de Kakhovka

La destruction du barrage de Kakhovka a inondé une zone de plus de 600 km2 dans le sud de l'Ukraine, sur la rive droite du fleuve Dniepr contrôlée par les Ukrainiens comme sur la rive gauche occupée par les Russes, a annoncé jeudi un gouverneur ukrainien.

Plus de 600 km2 sont inondés après la destruction du barrage de Kakhovka. [KEYSTONE - GEORGE IVANCHENKO]

"Six cents kilomètres carrés sont inondés dans la région de Kherson. 32% se trouvent sur la rive droite et 68% sur la rive gauche", a déclaré le gouverneur de la région de Kherson, Oleksandr Prokudin, sur les réseaux sociaux.

09h45

Le National refuse un plan de soutien à Kiev

Le National a refusé jeudi par 105 voix contre 86 un plan de soutien de 5 milliards de francs à l'Ukraine pour les 5 à 10 prochaines années. La droite s'y est notamment opposée.

Cette décision tombe à une semaine de l'allocution prévue du président ukrainien Volodymyr Zelensky devant le Parlement suisse. Elle intervient aussi alors que le Conseil des Etats a confirmé mercredi sa position autorisant les pays acheteurs de matériel de guerre suisse à le réexporter sous conditions dans des pays impliqués dans des conflits armés.

"Le Conseil fédéral a déjà ficelé trois paquets de soutien pour la population ukrainienne, sans compter l’accueil des réfugiés. La guerre étant toujours en cours, nous ne pouvons pas encore dire quels seront les besoins pour la reconstruction", a argumenté le conseiller fédéral Ignazio Cassis contre la motion.

L'UDC s'est elle inquiétée de savoir d'où viendrait l'argent et si d'autres secteurs, comme par exemple l'agriculture, n'allaient pas en pâtir.

08h10

La crue du Dniepr entraîne le déplacement des mines et de leur balisage

En Ukraine, la destruction du barrage Kakhovka entraîne de nouveaux dangers. Avant le déversement des eaux, de nombreux secteurs alentours, lourdement contaminés par des mines, étaient clairement balisés et en partie clôturés.

Aujourd'hui, tout cela a disparu et de nombreuses mines ont été déplacées. Les autorités et la population n'ont donc plus une vision claire des zones à risques, explique jeudi dans La Matinale Erik Tollefsen, responsable au CICR de l'unité de contamination par les armes.

"De nombreuses mines ont été conçues pour détruire des véhicules militaires. Mais le problème, c'est qu'elles ne font pas la différence entre un véhicule militaire comme un char de combat ou une ambulance," affirme Erik Tollefsen. Selon lui, de nombreux civils ne sont pas conscients des dangers.

>> Ecouter l'interview d'Erik Tollefsen dans La Matinale de la RTS :

La crue du Dniepr entraîne le déplacement des mines et de leur balisage. [KEYSTONE - Andrii Marienko]KEYSTONE - Andrii Marienko
Risque de mines et armes flottantes en Ukraine: interview d'Erik Tollefsen, du CICR / La Matinale / 1 min. / le 8 juin 2023

07h35

L'effondrement du barrage de Karovka provoque une hausse du prix des céréales

Le marché redoute la fragilité de l'Ukraine quant à ses capacités d'expédier sa production de blé en direction de l'Afrique, du Moyen-Orient et de certaines parties de l'Asie. Conséquences directes, les prix prennent l'ascenseur.

Invité jeudi dans La Matinale de la RTS, Thierry Pouch, chef économiste aux chambres d'agriculture en France, se veut rassurant: "la situation alimentaire mondiale reste préoccupante, mais elle n'est pas catastrophique".

Selon l'expert, une première hausse mondiale des prix a déjà été constatée. Elle est liée à un manque de pluie dans la région de la Corn Belt aux Etats-Unis, une des principales ceintures céréalières américaines. "On est dans un petit mouvement de rebond sur le marché du blé et du maïs, mais qui n'altérera en rien la baisse des prix que l'on connaît depuis plusieurs mois", explique Thierry Pouch.

>> Ecouter l'intégralité de l'interview de Thierry Pouch dans La Matinale de la RTS :

La destruction du barrage en Ukraine augmente le prix des céréales explique Thierry Pouch. [RTS]RTS
La destruction du barrage en Ukraine augmente le prix des céréales: interview de Thierry Pouch / La Matinale / 1 min. / le 8 juin 2023

07h00

La Banque mondiale va rapidement évaluer les dégâts après la destruction du barrage de Nova Kakhovka

La Banque mondiale va rapidement évaluer les dégâts et les besoins après la destruction partielle du barrage de Nova Kakhovka, dans le sud de l'Ukraine, a déclaré mercredi la directrice générale de la Banque mondiale chargée des Opérations.

Anna Bjerde a écrit dans un tweet que la destruction du barrage de Nova Kakhovka avait "de nombreuses et très sérieuses conséquences pour le déploiement de services essentiels et sur l'environnement".

411 milliards de dollars sont nécessaires

Le Premier ministre ukrainien, Denys Chmyhal, a indiqué de son côté qu'il s'était entretenu des conséquences de la destruction du barrage avec Anna Bjerde, précisant qu'elle lui avait assuré que la Banque mondiale procéderait à une évaluation rapide des dégâts et des besoins.

Anna Bjerde a ajouté que cette évaluation s'appuierait sur une précédente analyse de la Banque mondiale portant sur les dégâts causés aux infrastructures et bâtiments ukrainiens. L'institution avait alors estimé le coût de la reconstruction de l'économie ukrainienne à 411 milliards de dollars.

SAMEDI 12 MAI

Retour sur les événements de vendredi

>> Retrouvez dans le détail le suivi des événements de vendredi : "Les Russes ne prendront pas la parole dans une société où l'on risque la prison pour une publication"