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Situation tendue à Avdiïvka, près de Donetsk, où l'armée ukrainienne dit "tenir bon"

- L'armée ukrainienne a affirmé tenir la défense de la ville d'Avdiïvka dans l'Est, cible depuis plusieurs jours d'une offensive d'ampleur des forces russes qui tentent une fois encore d'encercler cette place forte bien défendue.

- Une équipe internationale de procureurs cherchant à traduire en justice des hauts gradés russes pour l'invasion de l'Ukraine a déjà rassemblé des "milliers" d'éléments de preuve, a déclaré mercredi le chef de l'agence judiciaire européenne Eurojust.

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé mercredi au siège de l'Otan pour participer à une réunion des ministres de la Défense de l'organisation, dans le cadre d'une visite surprise. Il a été accueilli par le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

Suivi assuré par RTSinfo

12h15

La Russie prête à exporter de grandes quantités de céréales, assure Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a assuré vendredi que la Russie conservait un "potentiel très élevé" d'exportations de céréales malgré les sanctions occidentales prises pour punir l'attaque contre l'Ukraine de février 2022.

"L'année dernière, comme vous le savez, nous avons eu une récolte record et historique de 158 millions de tonnes. Cette année, elle sera aussi très grande, avec déjà plus de 130 millions", a-t-il déclaré.

"La Russie va probablement garder sa place de premier exportateur mondial de blé. Nos exportations de céréales, comme l'année dernière, dépasseront les 50/60 millions de tonnes", a dit le président russe.

Vladimir Poutine s'exprimait à Bichkek, au Kirghizstan, lors d'un sommet réunissant plusieurs dirigeants de la Communauté des Etats Indépendants (CEI), une alliance d'ex-républiques soviétiques.

VENDREDI 13 OCTOBRE

Les Etats-Unis exposent à l'ONU des épaves de drones iraniens "récupérés" en Ukraine

Les Etats-Unis ont présenté jeudi à des Etats membres de l'ONU des épaves et des composants de drones militaires iraniens que Washington affirme avoir récupérés en Ukraine, des preuves selon le Pentagone d'une relation "approfondie" entre Téhéran et la Russie.

C'est la première fois que le Renseignement militaire du ministère de la Défense (Defense Intelligence Agency, DIA) expose à la mission américaine à l'ONU des carcasses, moteurs, composants de drones militaires fabriqués par l'Iran, parmi lesquels les "Unmanned Aerial Vehicules" (UAV) Shahed 101, Shahed 131 et Shahed 136 que Washington dit avoir "récupérés" sur le théâtre de la guerre en Ukraine.

"Ce ne sont pas des répliques, ce sont des vraies. Des armes de guerre que l'Iran a transférées à des acteurs malveillants" en violation de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur le programme nucléaire iranien, a accusé l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield.

"Des responsables iraniens n'ont pas caché leur ambition d'étendre les ventes de ces drones d'attaques (...) Nous n'avons pas peur de parler de ça en public, mais nous avons besoin de votre partenariat, nous avons besoin de vos voix", a-t-elle lancé devant des dizaines d'ambassadeurs d'Etats membres de l'ONU invités à observer ces épaves.

De la Syrie à l'Ukraine, les liens militaires "florissants" entre la Russie et l'Iran inquiètent les Etats-Unis, avait dit fin septembre à Abou Dhabi un responsable militaire américain, le général Alexus Grynkewich.

22h00

Le Conseil de l'Europe qualifie de génocide la famine ukrainienne des années 1930

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a reconnu jeudi comme génocide l'Holodomor, la famine en Ukraine provoquée par les Soviétiques il y a 90 ans qui a entraîné la mort de plusieurs millions de personnes.

Dans un texte voté à la quasi-unanimité (73 voix pour, 1 contre), les parlementaires du Conseil de l'Europe réunis à Strasbourg ont suivi les pas du Parlement européen, qui avait déjà qualifié cet épisode de génocide en décembre 2022.

Surnommée "le grenier à blé de l'Europe" pour la fertilité de ses terres noires, l'Ukraine a perdu quatre à huit millions d'habitants dans la grande famine de 1932-1933, sur fond de collectivisation des terres, orchestrée selon des historiens par Staline pour réprimer toute velléité nationaliste et indépendantiste de ce pays, alors république soviétique.

Par le vote de ce texte, l'Assemblée "décide de reconnaître la Grande Famine comme un acte de génocide visant à briser l'épine dorsale de la nation, de la langue et de la culture ukrainiennes, et commémore ses victimes", est-il indiqué dans l'une des résolutions du texte adopté jeudi.

Evoquant le conflit actuel, l'Assemblée a estimé que "les violences qui sont perpétrées, le caractère abominable de certains crimes (...) et la rhétorique des autorités indiquent que la Fédération de Russie tente d'anéantir la nation ukrainienne en menant une guerre génocidaire. Cette politique délibérée rappelle tragiquement une précédente tentative d'extermination de la nation ukrainienne", l'Holodomor.

Sur X, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié les parlementaires pour ce vote. "Restaurer la justice historique et rendre hommage aux victimes de l'Holodomor envoie le message que la justice est inévitable pour tous les crimes passés et actuels de Moscou", a-t-il ajouté.

La Russie refuse pour sa part catégoriquement cette classification, invoquant le fait que la grande famine des années 1930 n'avait pas seulement fait des victimes ukrainiennes, mais aussi russes, kazakhes et parmi d'autres peuples.

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe réunit 324 parlementaires issus des 46 Etats membres du Conseil de l'Europe, soit les pays qui ont ratifié la Déclaration européenne de sauvegarde des droits de l'Homme.

Douze députés français et six sénateurs français y siègent, de même que des parlementaires de tous les pays de l'UE, du Royaume-Uni, d'Ukraine ou de Suisse.

17h15

La Turquie a confirmé son accord sur l'adhésion de la Suède à l'Otan

La Turquie a confirmé jeudi devant l'Otan son engagement à ratifier l'adhésion de la Suède, conformément à l'accord conclu lors du sommet de l'Alliance à Vilnius en juillet dernier, a assuré le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

Les ministres de la Défense de l'Otan réunis mercredi et jeudi à Bruxelles ont pressé la Hongrie et la Turquie de ratifier rapidement l'adhésion de la Suède à l'Alliance, a-t-on affirmé de source proche de la réunion.

Seuls ces deux alliés, sur les 31 membres de l'Otan, n'ont pas encore ratifié la demande d'adhésion formulée par la Suède en même temps que celle de la Finlande, après l'invasion russe de l'Ukraine fin février 2022. La Finlande a rejoint officiellement l'Alliance en avril, mais la Suède a vu son adhésion bloquée par Budapest et Ankara.

Au sommet de Vilnius, le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est toutefois engagé à présenter la demande de ratification de la Suède devant le parlement turc. Mais rien ne s'est passé depuis que les parlementaires turcs ont repris leurs travaux début octobre.

16h45

L'Ukraine salue la suspension du Comité olympique russe, une "décision importante"

L'Ukraine a salué jeudi la suspension du Comité olympique russe par le Comité international olympique (CIO), se réjouissant d'une "décision importante".

"Le sport ne peut pas être séparé de la politique quand un pays terroriste commet un génocide contre l'Ukraine et utilise les sportifs comme propagande", a déclaré le chef de la présidence ukrainienne, Andriï Iermak.

Le CIO a justifié son choix par l'intégration de plusieurs organisations de régions ukrainiennes occupées au comité russe, la Russie dénonçant pour sa part une décision "politique".

16h30

Les fonds russes gelés en Suisse ne produisent pas de gros profits

La situation des avoirs russes gelés en Suisse est différente de celle de la Belgique, qui a annoncé mercredi vouloir reverser 1,7 milliard d'euros à l'Ukraine, une somme qui correspond au produit des taxes sur les intérêts dégagés par les avoirs russes gelés dans des banques en Belgique. Une manne qui, selon l'Etat belge, doit revenir à l'Ukraine, notamment pour y reconstruire des infrastructures.

En Suisse, les actifs financiers russes gelés dans le cadre des sanctions s'élèvent toujours à 7,5 milliards de francs, auxquels s'ajoutent 15 biens immobiliers dans le même cas, a confirmé jeudi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

En outre, la somme totale des réserves et des actifs de la Banque centrale de la Fédération de Russie déclarés en Suisse s'élève à quelque 7,4 milliards de francs.

En Suisse en revanche, l'immobilisation des actifs russes "ne conduit pas à des profits substantiels". La Confédération "suit de près le débat international et s'engage en faveur d'une approche coordonnée".

16h15

Le mandat de la rapporteuse spéciale de l'ONU sur la Russie prolongé d'un an

Moscou a subi un second affront en quelques jours à l'ONU. Après avoir échoué à récupérer un siège au Conseil des droits de l'Homme lors d'une élection mardi à New York, elle a vu jeudi à Genève le mandat de la rapporteuse spéciale sur la Russie prolongé d'un an.

>> En lire plus : La Russie n'obtient pas un siège au Conseil des droits de l'Homme

Dans une résolution approuvée par 18 pays, contre 7 oppositions et 22 abstentions, le Conseil des droits de l'Homme demande aux autorités russes d'honorer les libertés fondamentales de leurs citoyens. Il les enjoint aussi de se conformer à leurs obligations internationales.

Dans son premier rapport récemment, la Bulgare Mariana Katzarova estimait que la situation des droits humains en Russie s'était "significativement détériorée" depuis le début de la guerre en Ukraine.

Devant le Conseil, elle avait ensuite dénoncé "l'obstructionnisme" de Moscou. Et elle a dit à la presse que, dans l'histoire récente russe, notamment depuis la période stalinienne, la répression depuis deux ans est inédite dans ce pays.

16h00

Le CIO suspend le comité olympique russe

Le Comité international olympique a suspendu le comité national olympique russe "avec effet immédiat", pour avoir placé sous son autorité cinq organisations de régions ukrainiennes occupées, a annoncé un porte-parole.

Cette décision prive automatiquement l'instance russe des financements olympiques, mais n'a pas de conséquences sur l'éventuelle présence d'athlètes russes sous bannière neutre aux JO 2024 de Paris, qui sera décidée par le CIO "au moment approprié", a indiqué la même source.

13h05

La Douma se prononcera la semaine prochaine sur le traité d'interdiction des essais nucléaires

La Douma d'État, chambre basse du Parlement russe, a annoncé jeudi qu'elle se prononcerait la semaine prochaine sur la révocation de la ratification du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE).

La Douma a indiqué qu'elle procéderait à une première lecture du projet de loi le 17 octobre. Leonid Sloutski, chef de la commission parlementaire des Affaires internationales, a déclaré s'attendre à ce que le projet de loi soit adopté deux jours plus tard.

Les 450 membres de la Douma soutiendront la motion, a ajouté Leonid Sloutski. Vladimir Poutine a déclaré la semaine dernière que la Russie devrait envisager de revenir sur la ratification du TICE, car les États-Unis, pourtant signataires, n'ont jamais ratifié le traité.

Le chef du Kremlin a estimé que la doctrine nucléaire russe n'avait pas besoin d'être mise à jour mais a indiqué qu'il n'était pas encore prêt à dire si la Russie avait besoin de reprendre ses essais nucléaires.

12h45

La menace russe sur les infrastructures a augmenté, selon la Finlande

La menace d'opérations russes sur les infrastructures de la Finlande a augmenté depuis son adhésion à l'Otan, estiment les services de renseignement finlandais (Supo) au moment où les autorités enquêtent sur l'éventuel sabotage d'un gazoduc.

Les relations avec le puissant voisin russe se sont "significativement détériorées" depuis l'accession de la Finlande à l'Otan en avril et la Russie "est préparée à prendre des mesures contre la Finlande", estiment les services finlandais dans leur rapport annuel.

Après trois décennies de non-alignement militaire, la Finlande, qui partage une frontière de 1300 kilomètres de long avec la Russie, est devenue début avril le 31e pays membre de l'Otan.

12h30

Prague et Copenhague vont livrer du matériel militaire

La République tchèque et le Danemark vont s'associer pour envoyer des dizaines de véhicules blindés et de tanks ainsi que des milliers d'armes à l'Ukraine, a indiqué le ministre tchèque de la Défense.

"Dans les mois à venir", l'Ukraine va recevoir près de 50 véhicules blindés et chars d'assaut, 2500 armes de poing, 7000 fusils, 500 mitrailleuses et 500 fusils de précision, a précisé le ministre Daniel Blazkovec.

Fournies par des sociétés privées tchèques, ces armes seront payées par le gouvernement danois.

L'Ukraine recevra également du matériel de renseignement, de surveillance et de reconnaissance ainsi que des munitions de gros calibre.

12h15

Vladimir Poutine au Kirghizstan, premier voyage à l'étranger depuis son mandat d'arrêt

Vladimir Poutine est en visite officielle au Kirghizstan où il doit rencontrer certains de ses rares alliés, son premier déplacement à l'étranger depuis qu'il est visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour la "déportation" d'enfants ukrainiens.

Le président russe, qui a renoncé à assister à plusieurs sommets internationaux à cause de ce mandat d'arrêt, ne risque pas d'être arrêté lors de ce voyage de deux jours au Kirghizstan, pays d'Asie centrale proche de Moscou qui n'a pas ratifié le Statut de Rome, traité fondateur de la Cour.

Il s'est entretenu avec son homologue Sadyr Japarov, vantant les liens entre Moscou et Bichkek.

"Nos relations se développent avec grand succès", s'est-il félicité, insistant sur la hausse des échanges commerciaux, alors que le Kirghizstan est accusé d'aider la Russie à contourner les sanctions occidentales, ce qu'il dément.

Le président russe participera ensuite vendredi à un sommet de pays d'ex-URSS, en présence de son principal allié, le Bélarusse Alexandre Loukachenko, mais aussi de dirigeants plus dubitatifs quant à l'invasion de l'Ukraine, comme le Kazakh Kassym-Jomart Tokaïev et l'Ouzbek Chavkat Mirzioïev.

11h05

Un "cratère de drone" découvert côté roumain

La Roumanie, membre de l'Otan, a découvert jeudi des dégâts au sol causés par la "possible explosion" d'un drone à la suite des attaques russes nocturnes sur des infrastructures portuaires, près du Danube, en Ukraine voisine.

"Des mesures ont été prises pour sécuriser la zone" et "les alliés sont informés en temps réel", a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué.

La Roumanie a découvert des débris de drone à plusieurs reprises ces dernières semaines dans cette région du sud-est de la Roumanie, qui partage une frontière de 650 km avec l'Ukraine.

Face à cette situation, les autorités ont dénoncé des violations de l'espace aérien constituant "une menace pour les citoyens" et ont construit des abris anti-aériens.

10h00

L'Ukraine dit tenir bon à Avdiïvka

L'armée ukrainienne a affirmé tenir la défense de la ville d'Avdiïvka dans l'Est, cible depuis plusieurs jours d'une offensive d'ampleur des forces russes qui tentent une fois encore d'encercler cette place forte bien défendue.

Le maire de la localité, Vitaly Barabach, a fait état d'une "situation très tendue" avec "des combats autour de la ville qui ne se sont pas calmés" et des bombardements sur les positions ukrainiennes et la ville elle-même.

Selon le maire, les troupes ukrainiennes tiennent bon, ont conservé leurs positions et "toutes les attaques ont été repoussées". "A certains endroits, nous avons même essayé de contre-attaquer", a-t-il indiqué à la télévision.

Un soldat ukrainien tient sa position à Avdiïvka, près de Donetsk, en août 2023. [Keystone/AP]
Un soldat ukrainien tient sa position à Avdiïvka, près de Donetsk, en août 2023. [Keystone/AP]

Mercredi, la Russie a affirmé avoir "amélioré" ses positions dans le secteur, alors que plusieurs analystes, se basant sur les images et vidéos de cet assaut disponibles sur les réseaux sociaux, ont de leur côté fait état d'importantes pertes russes en termes de matériel militaire.

Avdiïvka, érigée autour d'une vaste cokerie, est située à 13 km de Donetsk, la capitale, sous contrôle russe, de la région éponyme dont le président russe Vladimir Poutine a revendiqué l'annexion il y a un an.

08h00

Près de 30 drones russes détruits et des entrepôts portuaires endommagés

L'Ukraine a abattu 28 drones russes dans la nuit, a affirmé jeudi matin son armée de l'air, et une frappe de Moscou a endommagé des entrepôts portuaires de la région méridionale d'Odessa, selon les forces armées du Sud de l'Ukraine.

Au total, Moscou a lancé 33 appareils depuis la région de Belgorod, limitrophe de l'Ukraine, et le cap Tchaouda, dans l'Est de la péninsule de Crimée annexée par la Russie en 2014, d'après la même source.

Selon les forces ukrainiennes de défense pour le Sud du pays, "l'attaque nocturne de l'ennemi, qui a mobilisé un groupe de drones d'attaque dans notre secteur de responsabilité, a encore une fois été dirigée contre l'infrastructure portuaire du Danube".

"Des bâtiments d'entrepôts de la zone portuaire du Sud de la région d'Odessa ont été endommagés par une frappe", a ajouté la même source sur Telegram.

Entrepôts portuaires endommagés

Le gouverneur local, Oleg Kiper, a fait état de dégâts sur "une infrastructure portuaire et des bâtiments résidentiels" dans le district d'Izmaïl, ainsi que d'une octogénaire hospitalisée pour des brûlures.

Selon l'armée, les forces ukrainiennes ont détruit dix engins russes dans cette région et quatre autres dans celle, voisine, de Mykolaïv. Elle n'a pas précisé si ces 14 appareils font partie du total de 28 abattus et dénombrés par l'armée de l'air.

JEUDI 12 OCTOBRE

Trois personnes, dont un enfant, tuées par les débris d'un drone en Russie

Trois personnes, dont un enfant en bas âge, ont été tuées au cours de la nuit après que les débris d'un drone abattu sont retombés en détruisant des bâtiments résidentiels de la région russe de Belgorod, a annoncé le gouverneur local jeudi matin.

"Le système de défense aérienne dans le district de Belgorod a abattu un drone de type aéronef qui s'approchait de la ville", a indiqué Viatcheslav Gladkov sur Telegram, ajoutant dans un autre message qu'"à la suite de la retombée de débris en périphérie de Belgorod, deux bâtiments résidentiels ont été (complètement) détruits" et plusieurs autres endommagés.

Les attaques ukrainiennes contre le territoire russe se sont multipliées ces derniers mois, sur fond d'une contre-offensive entamée par l'Ukraine début juin.

Mardi, une frappe ukrainienne au moyen d'un obus avait tué deux civils, également dans la région de Belgorod, selon Viatcheslav Gladkov.

20h15

Volodymyr Zelensky dit avoir obtenu l'assurance que l'aide américaine sera "constante et ininterrompue"

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé avoir obtenu de Washington l'assurance que l'aide militaire à son pays restera "constante et ininterrompue", alors que Kiev s'attend à une nouvelle campagne de bombardements russes cet hiver.

"Il a été clairement exprimé que l'Amérique continuera à fournir à l'Ukraine le soutien constant et ininterrompu nécessaire à sa défense", a déclaré Volodymyr Zelensky dans son message quotidien, après une rencontre à Bruxelles avec le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin.

19h15

Gazoduc Finlande-Estonie: les dommages causés par une "force mécanique"

Les dommages causés au gazoduc reliant la Finlande à l'Estonie ont probablement été provoqués par une "force mécanique", a estimé mercredi l'unité de la police finlandaise chargée de l'enquête.

Le responsable du NBI n'a pas voulu entrer dans les détails, se contentant d'indiquer qu'"aucune hypothèse n'était exclue", concernant l'origine de cet incident.

"Les dommages portés aux infrastructures critiques, causés de façon probablement intentionnelle, sont une question très grave", a relevé Janne Kankanen, le patron de l'agence publique chargée de l'approvisionnement en biens essentiels.

Un peu plus tôt, le gestionnaire du gazoduc Gasgrid avait indiqué que les travaux de réparation prendraient "au moins cinq mois".

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a promis mercredi une "réponse déterminée" de l'Alliance si les dommages s'avéraient résulter d'une "attaque délibérée".

18h00

Des "milliers" d'éléments de preuves contre la Russie en Ukraine, selon le chef d'Eurojust

Une équipe internationale de procureurs cherchant à traduire en justice des hauts gradés russes pour l'invasion de l'Ukraine a déjà rassemblé des "milliers" d'éléments de preuve, a déclaré le chef de l'agence judiciaire européenne Eurojust.

"Nous parlons d'une quantité de preuves sans précédent", a-t-il souligné depuis le siège de l'agence. "D'autres soumissions arrivent à Eurojust en provenance de différents pays (...) à la fin nous parlerons de centaines de milliers d'éléments de preuve", a-t-il ajouté.

L'agence judiciaire européenne coordonne une sorte de parquet composé de représentants de plusieurs pays européens, des Etats-Unis et de la Cour pénale internationale (CPI), qui travaillent ensemble pour traduire en justice les dirigeants russes pour l'invasion de l'Ukraine.

Trois mois d'existence

Créé il y a à peine trois mois, le Centre international pour la poursuite du crime d'agression (ICPA) vise à combler une faille dans le droit international particulièrement décriée depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Ce bureau stocke les preuves dans un établissement sécurisé et les traduit en anglais et en ukrainien, afin qu'elles puissent être utilisées par un futur tribunal.

17h35

Près de 500 millions d'euros promis à l'Ukraine pour le déminage

Près de 500 millions d'euros (à peu près l'équivalent en francs) ont été promis à l'Ukraine pour l'aider à déminer de vastes parties de son territoire infestées par des mines et d'autres engins explosifs, lors d'une conférence de donateurs en Croatie.

Trente-quatre pays, dont la Suisse, participent à cette conférence de deux jours. Ils ont "exprimé leur soutien politique clair à l'Ukraine", a déclaré le vice-Premier ministre croate Davor Bozinovic, en conférence de presse.

Six millions de personnes

A l'ouverture de la conférence, le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal a demandé l'un plus grand soutien international à son pays dans le processus de déminage. "Les mines et les obus (non explosés) russes en Ukraine sont un problème qui doit être résolu ensemble", a-t-il déclaré en liaison vidéo.

Selon lui, six millions de personnes sont directement exposées au risque de mines, après une campagne de minage à grande échelle conduite dans les zones de combat depuis l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022. Près d'un tiers du territoire ukrainien serait contaminé, selon Kiev.

"Pays le plus miné sur terre"

Plusieurs dizaines de pays et organisations avaient déjà promis à l'Ukraine 300 millions de dollars (270 millions de francs) d'aide pour le déminage, ce qui est largement en dessous des besoins, selon le chef du gouvernement ukrainien.

Parallèlement, le ministère britannique de la Défense a annoncé que l'Ukraine allait bénéficier d'un nouveau soutien de plus de 100 millions livres sterling (111 millions de francs), dont des systèmes de déminage, de la part du Fonds international pour l'Ukraine (IFU, administré par le Royaume-Uni).

"L'Ukraine est à présent le pays le plus miné sur terre", ce qui constitue le "principal obstacle" à la contre-offensive, a fait valoir le ministère britannique dans un communiqué.

Engagement de la Suisse

Fin septembre, la Suisse avait annoncé qu'elle allait consacrer 100 millions de francs au déminage de l'Ukraine sur la période 2024-2027. Elle avait décidé de "faire du déminage humanitaire une priorité de son action en Ukraine", a rappelé mardi le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué.

>> En lire plus : La Suisse engagera 100 millions de francs pour déminer l'Ukraine

Présent à Zagreb, le conseiller fédéral Ignazio Cassis doit adresser à l'ensemble des Etats participants une invitation à la prochaine conférence de haut niveau sur le déminage humanitaire en Ukraine qui aura lieu à Genève à l'automne 2024.

Il doit aussi avoir des rencontres bilatérales, notamment avec le Premier ministre croate Andrej Plenkovic et avec les membres de la délégation ukrainienne.

17h20

Une figure de Memorial condamnée pour avoir critiqué la guerre

La justice russe a condamné mercredi un responsable de l'ONG Memorial, colauréate du prix Nobel de la paix 2022, à une amende pour avoir critiqué l'offensive en Ukraine. Cette peine est d'une rare magnanimité en Russie en pleine répression des voix dissidentes.

"Le tribunal a reconnu (Oleg Orlov) coupable et imposé une sanction sous la forme d'une amende de 150'000 roubles" (1360 francs), a déclaré la juge à l'issue du procès, selon un journaliste de l'AFP sur place. Le responsable risquait cinq ans de prison.

Oleg Orlov, l'un des responsables de l'ONG Memorial. [KEYSTONE - ALEXANDER ZEMLIANICHENKO]
Oleg Orlov, l'un des responsables de l'ONG Memorial. [KEYSTONE - ALEXANDER ZEMLIANICHENKO]

"Bien que le verdict soit bien sûr léger (...) ce verdict n'est pas légal et n'est pas juste", a déclaré Oleg Orlov à la sortie de l'audience. Assurant "ne rien regretter" et "ne pas se repentir", il a annoncé son intention de faire appel.

16h15

Gazoduc Finlande-Estonie: les réparations prendront "au moins cinq mois"

Les travaux de réparation du gazoduc reliant la Finlande à l'Estonie prendront "au moins cinq mois", a estimé le gestionnaire du "Balticconnector", fermé dimanche à la suite d'une fuite que les autorités finlandaises soupçonnent d'être le résultat d'une intervention extérieure.

Des sources finlandaises ont déclaré à la BBC que "les soupçons portaient sur un sabotage russe en guise de représailles après l'adhésion de la Finlande à l'Otan en avril".

Mardi, le président finlandais Sauli Niinistö avait annoncé qu'il était probable que cette fuite, qui a provoqué l'interruption du fonctionnement du dernier gazoduc en service en Finlande, ait "résulté d'une activité extérieure".

15h00

L'armée russe affirme avoir progressé dans son offensive à Avdiïvka

L'armée russe a assuré mercredi avoir "amélioré" ses positions grâce à son offensive d'ampleur autour de la ville d'Avdiïvka, dans l'est de l'Ukraine, même si les forces de Kiev affirment de leur côté avoir repoussé son assaut.

L'attaque contre cette cité industrielle du Donbass semblait mardi inquiéter les autorités ukrainiennes, qui sont engagées depuis des mois dans une contre-offensive poussive.

L'Ukraine avait fait état d'"attaques massives" des militaires russes, prévenant qu'elles essayaient d'encercler Avdiïvka, avant de dire en fin de journée avoir réussi à "empêcher la perte de positions".

Malgré cela, le ministère russe de la Défense s'est satisfait mercredi de progrès dans cette zone. Les troupes, notamment soutenues par l'artillerie, "ont amélioré les positions autour de la ligne de front" près d'Avdiïvka, a-t-il déclaré sur Telegram, sans donner davantage de détails.

Andriï Kovalev, le porte-parole de l'armée ukrainienne, a pourtant réaffirmé que ses soldats avaient "repoussé toutes les attaques de l'ennemi", sans céder de terrain.

14h30

La Belgique promet des avoirs gelés à l'Ukraine

Le Premier ministre belge Alexander De Croo a promis mercredi d'octroyer en 2024 à l'Ukraine un montant de 1,7 milliard d'euros, correspondant au produit des taxes sur les intérêts dégagés par les avoirs russes gelés dans des banques en Belgique.

"Les taxes sur les intérêts de ces actifs doivent revenir à 100% au peuple ukrainien", a déclaré Alexander De Croo, lors d'une conférence de presse au côté du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Cet argent pourra servir à aider l'armée ukrainienne, à l'achat de matériel, et à la reconstruction d'infrastructures détruites par la guerre, a expliqué le dirigeant libéral flamand, parlant d'"un fonds de 1,7 milliard" pour Kiev.

11h50

Fuite du gazoduc Finlande-Estonie: Helsinki soupçonne une intervention extérieure

La Finlande a annoncé mardi qu'elle soupçonnait qu'une intervention extérieure était à l'origine de la fuite sur le gazoduc connecté à l'Estonie et a reçu le soutien de l'Otan dans son enquête.

Le fonctionnement de l'infrastructure a été interrompu dimanche en raison de cette fuite, rendant inopérant le dernier gazoduc en service du pays après l'arrêt des importations russes.

Les enquêteurs finlandais n'ont pas relevé d'indices d'utilisation d'explosifs mais l'institut norvégien de sismologie a détecté une "explosion probable" dans la zone de la fuite.

Cet incident intervient un an après le sabotage du gazoduc Nord Stream transportant du gaz naturel de la Russie vers l'Allemagne, le 26 septembre 2022, dont l'origine reste toujours une énigme.

>> Les précisions dans le 12h45 :

Fuite d’un gazoduc en Finlande: Helsinki soupçonne une "intervention extérieure". Les explications à Bruxelles d’Isabelle Ory
Fuite d’un gazoduc en Finlande: Helsinki soupçonne une "intervention extérieure". Les explications à Bruxelles d’Isabelle Ory / 12h45 / 1 min. / le 11 octobre 2023

L'enquête se poursuit

La cause de la fuite sur le gazoduc n'est pas encore claire et "l'enquête se poursuit, en coopération entre la Finlande et l'Estonie", a dit le président finlandais.

Interrogé sur une possible implication de la Russie, le Premier ministre finlandais Petteri Orpo a mis en garde contre toute conclusion prématurée.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré qu'elle "condamnait fermement tout acte de destruction délibérée d'infrastructure essentielle", après des entretiens avec les Premiers ministres finlandais et estonien.

Le président du Conseil européen Charles Michel a, quant à lui, apporté "tout son soutien et sa solidarité" aux deux pays touchés et a souhaité "une enquête complète", dans un message sur X.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a promis mercredi une "réponse déterminée" de l'Alliance si les dommages causés à un gazoduc entre la Finlande et l'Estonie en mer Baltique s'avéraient résulter d'une "attaque délibérée".

>> Ecouter le sujet du 12h30 :

Une fuite de gaz dans la Mer Baltique (image d'illustration). [Keystone/EPA - Gardes-côtes suédois]Keystone/EPA - Gardes-côtes suédois
Fuite constatée sur le gazoduc Balticconnector entre la Finlande et l’Estonie / Le 12h30 / 1 min. / le 11 octobre 2023

11h30

Frappe à Groza: Kiev dit avoir identifié 2 informateurs de Moscou

Les services de renseignement ukrainiens (SBU) ont affirmé avoir identifié deux suspects, en fuite, accusés d'avoir informé l'armée russe du rassemblement pour des funérailles dans le village de Groza ciblé par une frappe russe qui a tué 53 personnes.

Selon Kiev, l'armée russe a lancé le 5 octobre un missile Iskander qui avait touché une réception funéraire pour un soldat tué à Groza, petit village de la région de Kharkiv (nord-est) décimé par ce carnage.

Selon un communiqué du SBU, "deux habitants locaux: Volodymyr Mamon, 30 ans, et son jeune frère, Dmytro Mamon, 23 ans" ont récolté et donné aux Russes les informations nécessaires à cette frappe.

Les deux hommes se sont "enfuis en Russie" en septembre 2022 après que la région a été libérée par l'armée ukrainienne. De là-bas, ils ont "formé leur propre réseau d'informateurs" afin de renseigner l'armée russe sur les opérations dans les zones contrôlées par Kiev, selon la même source.

En octobre 2022, la presse ukrainienne avait déjà identifié Volodymyr Mamon et deux de ses frères, Dmytro et Oleksandre, tous trois officiers de police, comme des "collaborateurs" des Russes.

"Volodymyr Mamon a transmis (les) informations aux occupants russes" leur permettant de lancer la frappe du 5 octobre, a fustigé mercredi le SBU.

10h15

Volodymyr Zelensky au siège de l'Otan pour la première fois

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé au siège de l'Otan pour participer à une réunion des ministres de la Défense de l'organisation, dans le cadre d'une visite surprise.

Il a été accueilli par le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, peu avant le début d'une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance consacrée en partie au soutien à l'Ukraine, que certains redoutent de voir fléchir après un peu moins de 600 jours de guerre.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky le mercredi 11 octobre lors d'une visite surprise à l'Otan. [Keystone - Virginia Mayo]
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky le mercredi 11 octobre lors d'une visite surprise à l'Otan. [Keystone - Virginia Mayo]

"Nous avons besoin du soutien des dirigeants, voila pourquoi je suis là", a déclaré Volodymyr Zelensky qui s'était dit la veille inquiet des conséquences de la "tragédie" en Israël sur la contribution des alliés à son pays.

"Votre combat est notre combat, votre sécurité est notre sécurité", a affirmé Jens Stoltenberg aux côtés du président Zelensky.

"L'attention internationale risque de se détourner de l'Ukraine, et cela aura des conséquences", a mis en garde le dirigeant ukrainien mardi soir sur une chaîne de télévision française.

Volodymyr Zelensky a également appelé les Occidentaux à montrer aux Israéliens qu'ils n'étaient pas "seuls", les encourageant à se rendre en Israël "pour soutenir les gens, juste pour soutenir les personnes qui ont subi des attaques terroristes".

>> Ecouter le sujet du 12h30 :

Le président ukrainien lors de la conférence de l'OTAN. [Keystone/EPA - Olivier Matthys]Keystone/EPA - Olivier Matthys
Visite surprise de Volodymyr Zelensky à la réunion des ministres de l’Otan à Bruxelles / Le 12h30 / 2 min. / le 11 octobre 2023

08h00

L'Ukraine va bénéficier d'un nouveau soutien dans sa contre-offensive

Kiev va bénéficier d'un nouveau soutien, d'une valeur de plus de 100 millions de livres sterling (111 millions de francs), comprenant des systèmes de déminage, a annoncé mercredi le ministre britannique de la Défense.

Cette aide supplémentaire face à l'invasion russe provient du Fonds international pour l'Ukraine (IFU, administré par le Royaume-Uni) et doit être officiellement annoncée à l'occasion d'une nouvelle réunion de coordination des soutiens militaires à l'Ukraine organisée sous l'égide des Etats-Unis mercredi à Bruxelles.

Londres veut ainsi aider Kiev à "nettoyer les champs de mines", "entretenir ses véhicules et consolider ses fortifications défensives pour protéger des infrastructures nationales essentielles", selon un communiqué du ministère britannique de la Défense.

Pays le plus miné

"L'Ukraine est à présent le pays le plus miné sur Terre", ce qui constitue le "principal obstacle" à la contre-offensive, fait-il valoir. Cette nouvelle aide suit une précédente, qui avec de nouveaux contrats récemment signés atteint plus de 70 millions de livres (81 millions d'euros), comprenant des MSI-DS Terrahawk Paladin permettant de suivre et de détruire des drones.

Les équipements arriveront "dans les mois qui viennent" en Ukraine, précise le ministère de la Défense. L'IFU a permis depuis sa création en 2022 par Londres et Oslo de rassembler 785 millions de livres sterling (910 millions d'euros) grâce à des contributions du Royaume-Uni, de la Norvège, des Pays-Bas, du Danemark, de la Suède, de l'Islande et de la Lituanie.

De son côté, l'Allemagne a annoncé mardi la livraison dans les prochaines semaines de nouveaux systèmes de défense antiaérienne, de chars et d'autres blindés avant l'hiver.

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Retour sur les événements de mercredi et jeudi

>> Retrouvez notre suivi de mercredi et jeudi : Volodymyr Zelensky au Canada, qui lui promet un "soutien indéfectible"