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Publié Modifié

Plus de 1300 manifestants opposés à la mobilisation partielle arrêtés en Russie

- Plus de 1300 personnes ont été arrêtées mercredi dans toute la Russie lors de manifestations improvisées contre la mobilisation partielle annoncée par Vladimir Poutine pour soutenir l'offensive en Ukraine.

- Dans une allocution télévisée mercredi matin, le président russe a annoncé une mobilisation militaire partielle afin de réunir 300'000 réservistes. Accusant l'Occident d'essayer de "détruire" la Russie, il a prévenu que le pays était prêt à utiliser "tous les moyens" pour se défendre. Les pays occidentaux ont vu dans l'annonce de cette mobilisation un "aveu de faiblesse" face aux récentes contre-offensives ukrainiennes.

- L'Ukraine a annoncé l'échange avec la Russie de 215 militaires dont des chefs de la défense de l'aciérie Azovstal dans la ville de Marioupol, symbole de la résistance à l'invasion russe.

- Ignazio Cassis a rencontré mercredi soir le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Il a demandé à la Russie de s'abstenir d'organiser de soi-disant référendums dans les territoires occupés de l'Ukraine et a fait part de la profonde inquiétude que suscite en Suisse la menace d'utilisation d'armes nucléaires dans la guerre en Ukraine.

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré qu'il ne croyait pas à l'utilisation d'armes nucléaires par Moscou dans la guerre en Ukraine. "Demain, Poutine dira: 'nous voulons une partie de la Pologne en plus de l'Ukraine, sinon nous utiliserons des armes nucléaires'... Nous ne pouvons pas accepter ce genre de compromissions", a-t-il ajouté.

Suivi assuré par RTSinfo

00h00

La suite de l'actualité

>> Retrouvez la suite de notre suivi sur la situation en Ukraine: "Panique à Moscou et dans d'autres villes" après la mobilisation en Russie

23h50

Volodymyr Zelensky exige devant l'ONU que la Russie soit punie

Le président ukrainien a plaidé mercredi avec force par vidéo devant l'assemblée générale de l'ONU pour une sanction contre la Russie. Il a aussi réclamé la mise en place d'un tribunal spécial et d'un fonds de compensation pour les victimes.

"Un crime a été commis contre l'Ukraine et nous réclamons un juste châtiment", a martelé Volodymyr Zelensky. "Châtiment pour avoir essayé de voler notre territoire, châtiment pour les meurtres de milliers de personnes, châtiment pour la torture et l'humiliation des femmes et des hommes", a-t-il ajouté, répétant encore et encore ce mot de "châtiment".

Il a aussi appelé l'ONU à priver la Russie de son droit de veto au Conseil de sécurité. "Nous sommes prêts pour la paix. Mais une paix honnête et juste", a poursuivi le président, listant les ingrédients de sa "recette" pour la paix, du "châtiment" à la restauration de l'intégrité territoriale en passant par des "garanties de sécurité".

23h35

Le prix du pétrole peu sensible aux menaces de Vladimir Poutine

Les cours du pétrole ont terminé en baisse mercredi, sur un marché qui a préféré retenir les signes d'un fléchissement de la demande aux Etats-Unis plutôt que la menace d'une escalade du conflit ukrainien.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a perdu 0,87% pour clôturer à 89,83 dollars. La référence du brut européen n'avait plus terminé sous 90 dollars depuis près de deux semaines.

Baisse de la demande d'essence

Les cours avaient commencé par décoller plus tôt dans la journée, après l'intervention du président Vladimir Poutine, qui a annoncé la mobilisation "partielle" de quelque 300'000 réservistes russes et évoqué le recours à l'arme nucléaire pour "protéger la Russie".

Peu après son discours, le Brent avait gagné jusqu'à 3,17%. Mais la tendance s'est inversée après la publication du rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), qui a notamment montré un fléchissement de la demande d'essence. En moyenne sur quatre semaines, elle est inférieure de près de 8% à son niveau de l'an dernier à la même période.

23h25

Selon l'AIEA, la situation s'est encore dégradée à Zaporijjia

La situation à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia "se dégrade encore", a averti mercredi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, alors que les Ukrainiens ont accusé la Russie de l'avoir à nouveau bombardée.

"On ne peut pas se permettre le luxe d'attendre que quelque chose de catastrophique se produise", a-t-il ajouté après une réunion sur la situation à la représentation française auprès de l'ONU, ouverte par le président Emmanuel Macron.

Aucun accord sur une zone de protection

Le directeur de l'AIEA a indiqué en avoir discuté également avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qu'il a rencontré mercredi matin en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. "Tant qu'il y aura des bombardements qui continuent, les risques sont énormes", a-t-il averti.

Aucun accord n'a été trouvé sur la mise en place d'une zone de protection autour de la centrale, a-t-il convenu, précisant cependant que "les vraies négociations sur les paramètres" de cette zone ne faisaient que "commencer".

23h10

L'équipage américano-russe est arrivé à la station spatiale internationale

Un astronaute américain et deux cosmonautes russes sont arrivés mercredi dans la Station spatiale internationale (ISS) après avoir décollé depuis la Russie, un rare signe de coopération entre Moscou et Washington en pleine guerre en Ukraine (lire aussi notre brève de 17h00).

La fusée Soyouz s'est envolée à 15h54 (heure suisse) avec à son bord l'Américain Frank Rubio de la Nasa et les Russes Sergueï Prokopiev et Dmitri Peteline de l'agence spatiale russe Roscosmos. La capsule Soyouz s'est amarrée à l'ISS environ trois heures plus tard, a déclaré l'agence spatiale américaine dans un communiqué.

22h25

Ignazio Cassis se penche sur le dossier ukrainien à l'ONU à New York

Comme annoncé, le président de la Confédération Ignazio Cassis a rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l'ONU. "Lors de ma rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, j'ai demandé à la Russie de s'abstenir d'organiser de soi-disant référendums dans les territoires occupés de l'Ukraine", a fait savoir le Tessinois après l'entretien.

Le président de la Confédération a également fait part à Sergueï Lavrov de la profonde inquiétude que suscite en Suisse la menace d'utilisation d'armes nucléaires dans la guerre en Ukraine. Dans son discours mardi devant l'Assemblée générale, Ignazio Cassis avait déjà fermement condamné l'agression militaire russe en Ukraine et exigé un retrait immédiat des troupes russes.

Mandat de protection discuté

La Suisse est toujours prête à offrir ses bons services entre l'Ukraine et la Russie, a rappelé le Tessinois. A la demande de l'Ukraine, la Suisse a déjà élaboré un mandat de puissance protectrice pour les citoyens ukrainiens en Russie et l'a remis aux Russes.

Ignazio Cassis s'est enquis de l'état de la situation auprès de son homologue russe. Aucune nouvelle annonce à ce sujet n'a toutefois été faite après la rencontre. Le conseiller fédéral a simplement souligné que la neutralité et les bons offices restent les instruments de la Suisse pour le dialogue.

Le président de la Confédération a également évoqué la guerre et ses conséquences lors de la trentaine d'entretiens bilatéraux qu'il a menés à New York. Il a notamment rencontré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre italien Mario Draghi.

22h15

Plus de 1300 manifestants opposés à la mobilisation partielle arrêtés en Russie

Les policiers anti-émeute ont notamment sévi contre des manifestants à Moscou. [Alexander Zemlianichenko - Keystone/AP Photo]Les policiers anti-émeute ont notamment sévi contre des manifestants à Moscou. [Alexander Zemlianichenko - Keystone/AP Photo]Au moins 1300 personnes ont été arrêtées mercredi en Russie lors de manifestations improvisées contre la mobilisation partielle pour l'offensive en Ukraine, annoncée dans la matinée par le président Vladimir Poutine, selon une ONG.

Selon OVD-Info, organisation spécialisée dans le décompte des arrestations, les mobilisations ont eu lieu dans au moins 38 villes du pays. Il s'agit des plus importantes protestations en Russie depuis celles ayant suivi l'annonce de l'offensive de Moscou en Ukraine fin février.

Les journalistes de l'AFP à Moscou ont vu au moins 50 interpellations sur l'une des artères centrales de la capitale. A Saint-Pétersbourg, la deuxième ville de Russie, un bus entier de personnes arrêtées a été emmené par la police dans le centre. Les manifestants scandaient "Non à la guerre!" et "Pas de mobilisation!".

"Tout le monde a peur. Je suis pour la paix et je ne veux pas avoir à tirer. Mais c'est très dangereux de sortir maintenant, sinon il y aurait eu beaucoup plus de gens", a expliqué un manifestant à Saint-Pétersbourg, Vassili Fedorov, étudiant qui arbore un emblème pacifiste sur sa poitrine.

21h50

La Russie est-elle capable d'utiliser à bon escient ses nouvelles forces mobilisées?

Après l’annonce d’une "mobilisation partielle", 300'000 réservistes, des enrôlés volontaires, seront déployés en renfort pour consolider les lignes arrières dans le sud et l'est de l'Ukraine.

Selon le Ministère russe de la défense, ces 300'000 réservistes représentent un peu plus de 1% de la population mobilisable en Russie, estimé à quelque 25 millions de personnes, soit tout homme de 18 à 65 ans en âge de porter une arme.

Jean-Marc Rickli, directeur des risques globaux et émergents au Centre de politique de sécurité, interrogé dans le 19h30 de la RTS, explique cependant qu'il "sera difficile d'amener ces troupes sur le champ de bataille directement". En effet, selon lui, il faut "des semaines voire des mois pour entraîner et équiper ces forces".

En outre, il précise que "les forces recrutées ces derniers temps ont eu un résultat sur le champ de bataille assez mauvais", ce qui conduit à "émettre de doutes par rapport aux capacités de la Russie d'utiliser ces forces à bon escient dans un futur proche".

Usage de l'arme nucléaire "improbable"

Depuis le début de l’offensive en février, quelque 150'000 à 200'000 soldats russes auraient été déployés selon des estimations occidentales. Vladimir Poutine entend donc aujourd'hui renforcer les effectifs de l’armée russe et menace l’Occident en faisant clairement allusion aux armes nucléaires. Un aveu de faiblesse du Kremlin selon cet expert après les multiples défaites des forces russes face à la contre-offensive ukrainienne.

"Si la Russie et Vladimir Poutine étaient acculés, ils pourraient utiliser ce type d'armes dans un geste de désespoir, mais pour l'instant, ça paraît assez improbable," conclut Jean-Marc Rickli.

>> Voir l'intervention de Jean-Marc Rickli dans le 19h30:

Le point sur la capacité de mobilisation de l'armée russe [RTS]
Le point sur la capacité de mobilisation de l'armée russe / 19h30 / 2 min. / mercredi à 19:30

21h35

La Turquie juge "illégitime" les référendums d'annexion de la Russie en Ukraine

La Turquie a condamné mercredi les référendums d'annexion "illégitimes" de la Russie dans quatre régions sous son contrôle en Ukraine.

"De tels faits accomplis illégitimes ne seront pas reconnus par la communauté internationale", a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

21h30

Réactions du monde politique suisse

En Suisse aussi les réactions ne se sont pas fait attendre. Le président de la Confédération Ignazio Cassis a fermement condamné cette mobilisation partielle, tout comme de nombreux parlementaires.

C'est depuis New York que le président de la Confédération a réagi aux annonces de Vladimir Poutine. Une nouvelle escalade des violences qui va à l'encontre des attentes de toute l'Assemblée générale de l'ONU à laquelle il participe.

"Aujourd'hui, je vais rencontrer le ministre des Affaires étrangères Lavrov, et je lui dirai que la Suisse condamne l'utilisation de l'arme nucléaire même si ce n'est qu'au niveau de menace, et que je demande le respect immédiat de la territorialité ukrainienne. Les éventuels référendums qui seraient effectués n'auront aucune conséquence pour la Suisse", a expliqué le Tessinois.

Inquiétudes sous la coupole

Une nouvelle escalade qui inquiète aussi sous la coupole, notamment deux parlementaires qui s'étaient rendus en Ukraine ce printemps, Yves Nidegger (UDC) et Roger Nordmann (PS).

"C'est clairement un pas de plus vers le fait accompli et on risque de s'approcher d'une confrontation militaire plus générale avec la Russie qui est évidemment inquiétante", regrette Yves Nidegger.

"D'un côté ça m'inquiète, d'un autre, c'est un signe que la Russie a d'extrêmes difficultés dans cette guerre, et il faut reconnaître que les Ukrainiens sont excellents. Mais ça montre aussi la nécessité de soutenir les Ukrainiens", explique Roger Nordmann.

Un soutien qui pourrait devoir s'intensifier, mais pour la conseillère fédérale en charge de l'asile Karin Keller-Sutter, les pronostics sont encore difficiles à faire.

"Il est possible que les personnes les plus faibles, âgées, ou vulnérables qui sont restées en Ukraine décident maintenant de se réfugier dans les pays limitrophes. Il est encore difficile de dire si certaines viendront jusqu'en Suisse", avance la conseillère fédérale.

>> Interventions à visionner dans le 19h30:

Pour Ignazio Cassis, les résultats du referendum sur l'indépendance des provinces ukrainiennes occupées par les Russes ne seront pas reconnus [RTS]
Pour Ignazio Cassis, les résultats du referendum sur l'indépendance des provinces ukrainiennes occupées par les Russes ne seront pas reconnus / 19h30 / 2 min. / mercredi à 19:30

21h15

En Ukraine, la menace nucléaire et la mobilisation partielle annoncées par Moscou font réagir

Maurine Mercier, correspondante de la RTS en Ukraine, rapporte qu'il y a deux réactions différentes dans le pays.

"D'abord, la réaction des autorités ukrainiennes", des autorités qui, à la manière des Etats occidentaux, prennent les mesures de mobilisation prises par Vladimir Poutine pour un aveu de faiblesse, signifiant que le président russe panique.

"Et puis, il y a la réaction de la population ukrainienne, très différente", explique la correspondante. "Ils sont très inquiets." Rapportant les mots d'un jeune Ukrainien, Maurine Mercier explique: "Vladimir Poutine a fait comprendre à sa population qu'elle devait être sur la défensive, qu'elle devait se défendre, alors que ce sont eux qui attaquent. C'est extrêmement habile. On va vers plus de guerre".

Des combattants ukrainiens auraient aussi émis un certain désarroi face à cette annonce de mobilisation partielle. "En nombre d'hommes, depuis le début, on ne fait pas le poids, c'est un problème, aujourd'hui plus que jamais", aurait révélé l'un d'eux à notre correspondante sur place.

>> Voir l'intervention de Maurine Mercier dans le 19h30:

En Ukraine, la menace d'une guerre nucléaire annoncée par Moscou fait réagir la population. Les précisions de Maurine Mercier. [RTS]
En Ukraine, la menace d'une guerre nucléaire annoncée par Moscou fait réagir la population. Les précisions de Maurine Mercier. / 19h30 / 1 min. / mercredi à 19:30

20h35

La Finlande prépare "une solution nationale" pour limiter le "trafic touristique" russe

Confrontée à de nombreux passages controversés de Russes durant l'été, la Finlande a déjà divisé par dix en septembre le nombre de visas accordés aux Russes, en réponse à l'invasion de l'Ukraine par Moscou.

Mais le pays nordique est actuellement le seul membre de l'UE frontalier de la Russie à laisser passer des citoyens russes munis de visas Schengen, depuis la décision de la Pologne et des trois pays baltes début septembre d'empêcher l'entrée pour une large part de citoyens russes.

Souhaitant lui aussi durcir sa ligne, le gouvernement finlandais "a décidé de préparer une solution nationale (...) sur la façon de limiter ou empêcher complètement ce trafic touristique" russe, a déclaré le ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto.

Selon un sondage publié par le quotidien Ilta-Sanomat, environ 70% des Finlandais veulent voir cesser la délivrance de visas de tourisme aux Russes.

20h30

Le commandant en chef de l'armée ukrainienne promet de "détruire" les soldats russes

Le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Valery Zaloujny, a promis de "détruire" les Russes qui se rendront en Ukraine pour combattre, y compris ceux qui seront mobilisés après le décret du président russe Vladimir Poutine.

"Nous détruirons tous ceux qui viennent sur notre territoire avec des armes à la main, que ce soit volontairement ou par mobilisation", a écrit sur Facebook Valery Zaloujny, qui s'exprime rarement dans les médias.

20h30

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE tiendront une réunion d'urgence à l'ONU

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne tiendront une réunion d'urgence informelle mercredi soir à New York sur l'Ukraine après l'annonce par Vladimir Poutine de la mobilisation de milliers de réservistes, a annoncé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

La menace du président russe d'utiliser des armes nucléaires "est une menace inacceptable", a-t-il déclaré en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. "La communauté internationale doit réagir."

19h25

Selon Cyrille Bret, la menace nucléaire doit être prise "très au sérieux"

Cyrille Bret, chercheur à l'académie Notre Europe, au sein de l'Institut Jacques Delors, enseignant à Sciences Po Paris, spécialiste de stratégie géopolitique et de défense commente dans l'émission Forum de la RTS les actions récentes de Vladimir Poutine, notamment la menace implicite d'avoir recours à l'arme nucléaire et la mobilisation partielle en Russie.

Pour le spécialiste, la menace nucléaire doit être prise "très au sérieux". L'usage de l'arme nucléaire répond à "une logique de longue gradation", et, selon lui, "un saut quantitatif" aurait été franchi, à la fois dans la rhétorique nucléaire et à la fois dans le rapport au territoire ukrainien.

Selon Cyrillle Bret, "l'usage de l'arme nucléaire obéit à une logique très stricte: quand on n'arrive pas à emporter la victoire ou quand les intérêts vitaux sont menacés, c'est là qu'on recourt à cette arme".

L'expert nuance cependant l'image d'une guerre nucléaire totale en expliquant s'attendre, en cas d'escalade, à voir Vladimir Poutine utiliser l'arme nucléaire de manière "circonscrite", d'un point de vue "matériel et géographique", un usage dit "tactique" sur une infrastructure symbolique ou sur un corps d'armée sur un champ de bataille en Ukraine.

>> Ecouter l'interview de Cyrille Bret dans Forum:

Faut-il prendre au sérieux les menaces nucléaires de Poutine? Interview de Cyrille Bret [RTS]
Faut-il prendre au sérieux les menaces nucléaires de Poutine? Interview de Cyrille Bret / Forum / 5 min. / mercredi à 18:00

18h45

Echanges de prisonniers occidentaux et russes facilités par l'Arabie saoudite

Dix prisonniers de guerre de plusieurs pays dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont été transférés de Russie en Arabie saoudite, dans le cadre d'un échange entre Moscou et l'Ukraine, a annoncé mercredi le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Les prisonniers, originaires également de Suède, du Maroc et de Croatie, sont arrivés en Arabie saoudite en provenance de Russie, et les autorités saoudiennes "facilitent les procédures pour leur retour en toute sécurité dans leurs pays respectifs", selon un communiqué du ministère.

18h30

La CPI et Eurojust donnent des directives pour documenter les crimes de guerre

La Cour pénale internationale (CPI) et Eurojust ont publié mercredi des directives destinées à aider la société civile à documenter et conserver des preuves d'atrocités, notamment les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, en particulier en Ukraine.

"Avec la guerre en Ukraine (...) la responsabilité pour les crimes internationaux fondamentaux et les violations des droits de l'Homme est plus que jamais essentielle pour la justice pénale internationale", a déclaré le président d'Eurojust, Ladislav Hamran.

La publication explique notamment la manière de recueillir les déclarations de témoins, d'approcher des personnes vulnérables et de conserver des preuves afin qu'elles puissent être utilisées ultérieurement par les procureurs de la CPI. Des conseils sur la façon de photographier les gens et le traitement des preuves matérielles à présenter dans les affaires judiciaires sont également dispensés.

18h15

Joe Biden accuse la Russie d'avoir violé la Charte des Nations unies

Joe Biden a accusé la Russie d'avoir "violé de manière éhontée" les principes fondateurs de la Charte des Nations unies. Le président américain a martelé que l'institution reposait sur "l'interdiction claire de s'approprier par la force le territoire du pays voisin" à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU.

Face à cette invasion menée par un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, Joe Biden a aussi estimé que le temps était venu de réformer cet organe.

Joe Biden a aussi déclaré: "Il est impossible de gagner une guerre nucléaire et il ne faut pas la mener". Concluant son discours aux accents volontairement rassembleurs, le président américain a lancé: "Déclarons ensemble, à nouveau, sans équivoque, que les nations du monde sont toujours unies."

>> Voir aussi le 19h30:

Les chancelleries occidentales dénoncent le discours de Vladimir Poutine [RTS]
Les chancelleries occidentales dénoncent le discours de Vladimir Poutine / 19h30 / 1 min. / mercredi à 19:30

17h30

Emmanuel Macron appelle à mettre la pression sur Vladimir Poutine

Emmanuel Macron a appelé mercredi la communauté internationale à "mettre le maximum de pression" sur le président russe Vladimir Poutine.

Ses décisions "conduisent à isoler davantage la Russie", a ajouté le président français en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, en saluant les récentes déclarations de la Chine et de l'Inde qui ont appelé à la fin de la guerre en Ukraine.

17h10

La paix dans le monde est mise "en danger" par Vladimir Poutine, selon Josep Borrell

La paix dans le monde est mise "en danger" par les décisions du président russe Vladimir Poutine de mobiliser les réservistes et par ses menaces d'utiliser des armes nucléaires, a averti le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

"L'annonce par Poutine de référendums fictifs, d'une mobilisation militaire partielle et d'un chantage nucléaire constituent une grave escalade", a-t-il tweeté. "Menacer avec des armes nucléaires est inacceptable et représente un réel danger pour tous. La communauté internationale doit s'unir pour empêcher de telles actions. La paix mondiale est en danger", a-t-il averti.

17h00

Une fusée transportant un Américain et deux Russes s'est envolée pour l'ISS

Un astronaute américain et deux cosmonautes russes ont décollé à destination de la Station spatiale internationale (ISS). La fusée Soyouz avec l'équipage à son bord s'est envolée à l'heure prévue à 13h54 GMT, déchirant dans une traînée de feu le ciel assombri de la steppe kazakhe, sur le cosmodrome russe de Baïkonour.

La fusée avec l'Américain Frank Rubio de la Nasa et les Russes Sergueï Prokopiev et Dmitri Peteline de l'agence spatiale russe Roscosmos doit s'amarrer à l'ISS après un voyage dans l'espace de trois heures.

L'équipage doit passer six mois à bord du laboratoire orbital, où il retrouvera les cosmonautes russes Oleg Artemiev, Denis Matveïev et Sergueï Korsakov, les astronautes américains Bob Hines, Kjell Lindgren et Jessica Watkins, ainsi que la spationaute italienne Samantha Cristoforetti.

La Station spatiale internationale

Fruit d'une collaboration entre les Etats-Unis, le Canada, le Japon, l'Agence spatiale européenne et la Russie, l'ISS est divisée en deux segments: un américain et un russe.

L'ISS dépend actuellement d'un système de propulsion russe pour maintenir son orbite, à quelque 400 kilomètres au-dessus du niveau de la mer, tandis que le segment américain gère l'électricité et les systèmes de survie.

La Station Spatiale Internationale (ISS) vue depuis le vaisseau Soyuz-MS18, le 28 septembre 2021. [Roscosmos - ESA]La Station Spatiale Internationale (ISS) vue depuis le vaisseau Soyuz-MS18, le 28 septembre 2021. [Roscosmos - ESA]

16h30

Ignazio Cassis rencontre Sergueï Lavrov à New York

Ignazio Cassis va rencontrer le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Le président de la Confédération évoquera "les récentes provocations du président Poutine".

Le conseiller fédéral condamnera également la menace nucléaire. "Je demanderai au ministre des Affaires étrangères Lavrov de renoncer à une nouvelle escalade dans cette terrible guerre et de retirer immédiatement les troupes russes", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à New York.

Il a ajouté que cela se faisait en accord avec la décision de la Cour internationale de justice de mars 2022, qui a jugé l'invasion russe illégale. La mobilisation partielle annoncée en Russie n'est pas acceptable, a-t-il ajouté.

15h50

Les prévisions économiques du Kremlin relativement optimistes

Le produit intérieur brut (PIB) de la Russie devrait se contracter de 2,9% en 2022 par rapport à 2021, sur fond d'offensive russe en Ukraine et de lourdes sanctions occidentales, selon le ministre russe du Développement économique, Maxime Rechetnikov. Cette prévision est meilleure que les estimations faites jusqu'à présent.

Auparavant, le ministère du Développement économique anticipait une baisse de 4% de l'économie russe en 2022, un niveau semblable aux dernières estimations de la banque centrale russe (-4,2%). Le Fonds monétaire international (FMI), de son côté, prévoit une baisse de 6%.

Le PIB russe devrait ensuite se contracter de 0,8% en 2023 "en raison de la baisse des exportations", avant de renouer avec la croissance en 2024 (+2,6%) grâce à "la hausse de la demande intérieure, au niveau de la consommation et des investissements", a ajouté mercredi Maxime Rechetnikov.

Bientôt un retour au plein-emploi?

"La réorientation" des exportations de gaz et pétrole russes vers "les pays neutres" permettra à l'horizon 2024-2025 de soutenir l'activité économique, a-t-il aussi souligné. "Le taux de chômage atteindra 4,5%" en fin d'année, a-t-il par ailleurs déclaré, contre 3,9% actuellement, soit une situation de plein-emploi dans le pays.

L'inflation ralentirait

Concernant l'inflation, le ministre russe s'est félicité du "ralentissement" de la hausse des prix cet été, après qu'un record avait été battu en avril dans la foulée des premières sanctions occidentales liées à l'intervention russe en Ukraine. L'inflation devrait tout de même atteindre 12,4% fin décembre.

15h20

Les Etats-Unis "prennent au sérieux" la menace nucléaire russe

Les Etats-Unis "prennent au sérieux" la menace de Vladimir Poutine de recourir à l'arme nucléaire dans la guerre en Ukraine, a dit mercredi John Kirby, un porte-parole de la Maison Blanche, annonçant de "sévères conséquences" si le président russe passait à l'acte.

"C'est une rhétorique irresponsable de la part d'une puissance nucléaire", a dénoncé le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, dans une interview avec la chaîne ABC. "Nous surveillons du mieux que nous pouvons leur posture stratégique de manière à pouvoir changer la nôtre si besoin. Rien ne dit actuellement que ce soit nécessaire", a-t-il toutefois ajouté.

15h00

Zelensky dit "ne pas croire" à l'utilisation d'armes nucléaires par Moscou

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne "croit pas" à l'utilisation d'armes nucléaires par Moscou dans la guerre en Ukraine, a-t-il déclaré mercredi dans une interview à la chaîne allemande Bild TV, après que Vladimir Poutine a agité cette menace dans un discours.

"Je ne crois pas que ces armes seront utilisées. Je ne crois pas que le monde laissera faire", a affirmé le chef de l'Etat ukrainien selon des extraits de cette interview.

"Demain, Poutine pourra dire: 'nous voulons une partie de la Pologne en plus de l'Ukraine, sinon nous utiliserons des armes nucléaires'", a poursuivi le président ukrainien. "Nous ne pouvons pas accepter ce genre de compromissions", a commenté Volodymyr Zelensky.

L'Ukraine "poursuivra l'offensive"

L'Ukraine "poursuivra l'offensive", a-t-il déclaré, affirmant être "certain de libérer (nos) territoires". Vladimir Poutine "veut noyer l'Ukraine dans le sang, y compris celui de ses propres soldats", a ajouté le chef de l'Etat ukrainien à propos de la mobilisation partielle décrétée par le président russe.

"Il a besoin d'une armée de plusieurs millions de personnes qui viennent à nous, car il voit qu'une grande partie de ceux qui arrivent s'enfuient", a-t-il ajouté, en référence aux défections dans l'armée russe.

"Nous savons déjà qu'ils ont mobilisé des cadets, des garçons qui ne pouvaient pas se battre. Ils ne pouvaient même pas terminer leur formation", a-t-il ajouté. Le président ukrainien a également qualifié de "simulacre" les référendum d'annexion prévus vendredi par la Russie dans les territoires occupés. "90% des Etats ne les reconnaîtront pas", a-t-il ajouté.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky. [Presidential Press Service Handout - Keystone/EPA]Le président ukrainien Volodymyr Zelensky. [Presidential Press Service Handout - Keystone/EPA]

14h30

Appel à manifester contre l'ordre de mobilisation

Le mouvement russe Vesna, qui s'exprime ouvertement contre la guerre en Ukraine malgré les risques d'emprisonnement, a appelé les Russes à manifester ce mercredi contre la mobilisation de 300'000 réservistes annoncée par Vladimir Poutine.

"Cela signifie que des milliers d'hommes russes - nos pères, nos frères et nos maris - vont être jetés dans le hachoir à viande de la guerre", a commenté le groupe d'activistes en appelant à manifester dans les rues des grandes villes. "Maintenant, la guerre est entrée dans chaque foyer et chaque famille."

13h50

Ruée sur les billets d'avion pour quitter la Russie

L'annonce par Vladimir Poutine d'une mobilisation partielle pour renforcer ses troupes en Ukraine a entraîné mercredi une ruée sur les sites Internet des compagnies aériennes pour tenter de quitter la Russie au plus vite.

Les billets pour des vols directs vers les destinations les plus proches de la Russie - l'Arménie, la Géorgie, l'Azerbaïdjan ou encore le Kazakhstan - sont tous épuisés pour la journée de mercredi, selon le site Aviasales, très populaire en Russie pour acheter ses billets.

En direction d'Istanbul avec Turkish Airlines, devenue depuis les sanctions occidentales et la fermeture de l'espace aérien européen l'une des principales voies de sortie du pays en avion, "tous les vols sont complets" jusqu'à samedi. Chez AirSerbia, pour rejoindre Belgrade, le prochain vol avec des places disponibles était affiché pour le lundi 26 septembre.

Les vols intérieurs en direction de villes proches des frontières du pays ont eux aussi explosé, comme en témoignent ces billets proposés de Moscou à Vladikavkaz (sud) pour plus de 750 dollars, contre à peine 70 dollars normalement.

Les recherches sur Google

Selon l'outil statistique Google Trends, qui permet de connaître la fréquence à laquelle un mot a été tapé sur Google, les recherches en Russie avec les termes "billets" et "avion" ont plus que doublé depuis 08h00 (suisses) mercredi, soit au début de l'allocution télévisée enregistrée de Vladimir Poutine.

La requête "quitter la Russie", elle, était réalisée 100 fois plus dans la matinée qu'en temps normal.

>> Ecouter aussi:

Jean-Didier Revoin: "les Russes qui ont encore les moyens quittent le pays" [RTS]
Jean-Didier Revoin: "les Russes qui ont encore les moyens quittent le pays" / 19h30 / 1 min. / mercredi à 19:30

13h00

La Chine appelle à un "cessez-le-feu à travers le dialogue" après l'allocution de Poutine

La Chine appelé mercredi à un "cessez-le-feu à travers le dialogue" dans le conflit en Ukraine, après une allocution du président russe Vladimir Poutine annonçant une mobilisation militaire partielle.

"Nous appelons les parties concernées à mettre en place un cessez-le-feu à travers le dialogue et la consultation, et à trouver une solution qui règle les préoccupations sécuritaires légitimes de toutes les parties dès que possible", a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Wang Wenbin, lors d'une conférence de presse.

11h40

La mobilisation en Russie mènera à "une énorme tragédie", dénonce Alexeï Navalny

La mobilisation partielle annoncée par le président russe Vladimir Poutine mènera à "une énorme tragédie", a dénoncé mercredi l'opposant incarcéré Alexeï Navalny.

"Tout cela mènera à une énorme tragédie et une énorme quantité de morts", a fustigé le principal détracteur du Kremlin lors d'une audience à l'un de ses nombreux procès, selon une vidéo partagée par des médias russes.

>> Les réactions dans le 12h45:

Discours de Vladimir Poutine, vives réactions internationales [RTS]
Discours de Vladimir Poutine, vives réactions internationales / 12h45 / 1 min. / mercredi à 12:45

"Le président russe cherche comme il le fait depuis le début à faire peur aux Occidentaux".

>> Le commentaire d'Antoine Silacci dans le 12h45:

Antoine Silacci: "le Président russe cherche comme il le fait depuis le début à faire peur aux Occidentaux" [RTS]
Antoine Silacci: "le Président russe cherche comme il le fait depuis le début à faire peur aux Occidentaux" / 12h45 / 1 min. / mercredi à 12:45

11h30

"Un acte de désespoir", pour Olaf Scholz

Le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié mercredi d'"acte de désespoir" les récentes décisions de Vladimir Poutine qui a notamment annoncé une mobilisation partielle des réservistes russes pour combattre en Ukraine et des référendums dans des territoires de l'est du pays.

Vladimir "Poutine ne fait qu'empirer les choses. Il a depuis le début complètement sous-estimé la situation, et la volonté de résistance des Ukrainiens", a déclaré le chancelier lors d'une courte déclaration en marge de l'assemblée générale de l'ONU à New York. "La Russie ne peut pas gagner cette guerre meurtrière", a-t-il ajouté.

De son côté, le vice-chancelier allemand Robert Habeck a fustigé mercredi la mobilisation partielle des Russes en âge de combattre annoncée par le président Vladimir Poutine, une "étape grave et mauvaise".

"Avec la mobilisation partielle, la Russie pratique une politique d'escalade de cette guerre d'agression en violation avec le droit international. C'est une étape grave et mauvaise que nous condamnons fermement", a réagi sur Twitter Robert Habeck, qui est également ministre écologiste de l'Economie.

11h00

Le dollar poussé au plus haut en 20 ans

Le dollar bondissait mercredi à un plus haut en vingt ans face à un panier d'autres grandes devises, après que le président Vladimir Poutine a mobilisé sa réserve pour combattre en Ukraine et s'est dit prêt à user de "tous les moyens" pour se défendre.

Le Dollar index, qui le compare à des devises comme le yen, l'euro ou la livre, est ainsi monté à 110,87 points, un record depuis 2002.

10h00

"Un signe de faiblesse" et "un aveu d'échec"

L'annonce par Moscou de la mobilisation partielle en Russie et de référendums d'annexion de territoires ukrainiens est un "signe de faiblesse, de l'échec russe", a estimé mercredi l'ambassadrice américaine en Ukraine Bridget Brink.

"Des référendums simulacres et une mobilisation sont des signes de faiblesse, de l'échec russe", a écrit Bridget Brink sur Twitter tout en assurant que son pays allait continuer à "soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra".

Aveu d'échec

Le discours de Vladimir Poutine est un "aveu d'échec de son invasion", a également réagi le ministre britannique de la Défense Ben Wallace.

Le fait que le président russe Vladimir Poutine "ait rompu sa propre promesse de ne pas mobiliser une partie de sa population" constitue "un aveu de l'échec de son invasion", a-t-il affirmé. "Aucune menace ni propagande ne peut cacher le fait que l'Ukraine est en train de gagner cette guerre (...) et que la Russie est en train de devenir un paria mondial", a-t-il ajouté dans un communiqué.

"Le désarroi de Poutine"

La mobilisation partielle des réservistes russes démontre la volonté du président Vladimir Poutine de poursuivre dans "l'escalade" de la guerre contre l'Ukraine et est "un nouveau signe de son désarroi", a affirmé mercredi le porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

"Cette action aura des conséquences de notre part. Les Etats membres de l'UE ont déjà tenu une réunion de coordination en marge de l'assemblée générale à New York", a-t-il précisé. Peter Stano n'a cependant pas souhaité élaborer, affirmant que les détails des discussions étaient "confidentiels".

>> Les précisions du 12h30:

Le chancelier allemand Olaf Scholz.  [Kay Nietfeld - Keystone]Kay Nietfeld - Keystone
Les réactions des dirigeants à l’annonce de Poutine / Le 12h30 / 14 sec. / mercredi à 12:34

09h10

Le discours de Vladimir Poutine

"Le but de l'Occident est d'affaiblir, de diviser et de détruire la Russie", a déclaré Vladimir Poutine dans son allocution à la Nation.

>> Un extrait du discours de Vladimir Poutine:

L'Occident essaie de "détruire" la Russie, accuse Poutine [RTS]
L'Occident essaie de "détruire" la Russie, accuse Poutine / L'actu en vidéo / 1 min. / mercredi à 10:15

08h50

La Russie reconnaît 5937 soldats tués en Ukraine

La Russie a reconnu mercredi un bilan de 5937 soldats tués depuis le début de son offensive en Ukraine fin février, fournissant un premier bilan chiffré depuis début mars. Les experts occidentaux jugent ce chiffre bien supérieur.

"Nos pertes à ce jour sont de 5937 morts", a déclaré le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou dans un entretien à la chaîne de télévision Russie-24, après avoir affirmé que la Russie ne combattait "pas tant l'Ukraine que l'Occident" chez son voisin. Il s'exprimait quelques minutes après l'allocution du président Vladimir Poutine.

La "mobilisation partielle" en vigueur à compter de ce mercredi ne concerne que les hommes ayant une expérience militaire, pas les conscrits ni les étudiants, a précisé Sergueï Choïgou, qui a dit pouvoir s'appuyer sur une réserve de 300'000 hommes qui sera formée avant d'être envoyée au combat.

Selon le ministre, la Russie dispose d'un potentiel de mobilisation de quelque 25 millions de personnes.

08h40

Centrale de Zaporijjia à nouveau bombardée

L'opérateur nucléaire ukrainien Energoatom a accusé mercredi la Russie d'avoir à nouveau bombardé le site de la centrale de Zaporijjia (sud), la plus grande d'Europe.

Le bombardement a endommagé une ligne électrique provoquant l'arrêt de plusieurs transformateurs du réacteur numéro 6 de la centrale et une brève mise en marche de groupes électrogènes de secours, a précisé Energoatom.

"Même la présence d'inspecteurs de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) n'arrête pas" les Russes, a-t-il encore ajouté en appelant l'AEIA à des "actes plus résolus" contre Moscou.

08h00

Vladimir Poutine annonce une mobilisation militaire partielle en Russie

Vladimir Poutine a annoncé une mobilisation militaire partielle pour remplir les objectifs de son "opération militaire spéciale" en Ukraine. Le président russe s'exprimait dans une allocution télévisée enregistrée. Cette décision ouvre la voie à une escalade majeure dans le conflit en Ukraine.

"J'estime nécessaire de soutenir la proposition (du ministère de la Défense) de mobilisation partielle des citoyens en réserve, ceux qui ont déjà servi (...) et qui ont une expérience pertinente", a précisé Vladimir Poutine.

Face à "la menace" représentée selon lui par "le régime nazi de Kiev", soutenu financièrement et militairement par l'Occident, "nous utiliserons certainement tous les moyens à notre disposition pour protéger la Russie et notre peuple", a également averti Vladimir Poutine, faisant allusion aux armes nucléaires.

"Ce n'est pas du bluff", a-t-il mis en garde, après avoir accusé l'Occident de vouloir "détruire" la Russie.

>> Lire: Vladimir Poutine mobilise 300'000 hommes et menace l'Occident

>> Les explications du 12h30:

Vladimir Poutine lors de l'annonce de la mobilisation partielle de l’armée. [Russian Presidential Press - AP/Keystone]Russian Presidential Press - AP/Keystone
Vladimir Poutine annonce la mobilisation partielle de l’armée et menace l'Occident / Le 12h30 / 3 min. / mercredi à 12:33

>> Les explications de Forum:

Vladimir Poutine lors de l'annonce de la mobilisation partielle de l’armée. [Russian Presidential Press - AP/Keystone]Russian Presidential Press - AP/Keystone
La mobilisation partielle annoncée par Moscou est une escalade dans le cours de la guerre / Forum / 5 min. / mercredi à 18:02

06h00

Discours de Vladimir Poutine très attendu

Vladimir Poutine devait s'adresser aux Russes mardi soir pour évoquer notamment les référendums annoncés dans les territoires occupés ukrainiens. Finalement, il devrait le faire ce mercredi, dans une allocution présidentielle enregistrée.

Son intervention télévisée était annoncée pour 20 heures, mardi soir. Mais, trois heures plus tard, le président russe n’était toujours pas à l’écran. Selon tous les commentateurs officiels, le chef du Kremlin ne s’exprimera finalement que mercredi matin.

"Vous pouvez aller vous coucher", a tweeté Margarita Simonyan, la rédactrice en chef de Russia Today, généralement bien informée. Sans préciser toutefois à quelle heure, après avoir longtemps veillé, il faudra se réveiller le lendemain.

Selon les médias russes, le discours du président aurait été reporté à mercredi matin à 8h (7h en Suisse).

00h00

Retour sur les événements de mardi

>> Retrouvez le détail des événements de mardi: La situation en Ukraine au coeur des préoccupations à l'ONU à New York