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L'opposante biélorusse lance un ultimatum au président Loukachenko

L'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa lance un ultimatum au président Alexandre Loukachenko. [Clemens Bilan - Keystone/EPA]
Svetlana Tikhanovskaïa lance un ultimatum au président Alexandre Loukachenko / Le Journal horaire / 22 sec. / le 13 octobre 2020
La figure de proue de l'opposition biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa a lancé mardi un ultimatum au président Alexandre Loukachenko, lui donnant jusqu'au 25 octobre pour se retirer sans quoi elle appellera à une manifestation monstre et une grève générale.

L'opposition biélorusse exige le départ d'Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, depuis l'élection présidentielle jugée frauduleuse du 9 août. Le mouvement de contestation subit depuis une pression constante des autorités, qui a abouti à la détention ou à l'exil à l'étranger de toutes ses principales figures.

S'adressant dans un message publié sur les réseaux sociaux aux autorités biélorusses, Svetlana Tikhanovskaïa, en exil en Lituanie, a donné 13 jours à Alexandre Loukachenko pour annoncer sa démission, mettre fin à la dispersion des manifestations par la force et libérer tous les "prisonniers politiques".

"Routes bloquées"

"Si nos demandes ne sont pas satisfaites d'ici le 25 octobre, tout le pays descendra pacifiquement dans la rue", a averti l'opposante. "Et le 26 octobre, une grève nationale de toutes les entreprises commencera, toutes les routes seront bloquées, les ventes dans les magasins d'État s'effondreront".

"Nous avons dit à plusieurs reprises que nous étions prêts au dialogue et aux négociations. Mais parler derrière des barreaux de prison n'est pas un dialogue", a-t-elle poursuivi, dénonçant la "terreur d'État" au Bélarus.

Menaces de tirs à balles réelles

Dimanche, la police a réprimé violemment le grand rassemblement hebdomadaire de l'opposition à Minsk, déployant canons à eau et grenades assourdissantes contre la foule et arrêtant des centaines de personnes. Cette intervention fut la plus brutale depuis des semaines.

Et lundi, le ministère de l'Intérieur a menacé de recourir aux tirs à balles réelles "si nécessaire" pour mater les manifestations.

afp/gma

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