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Répression brutale d'une grande manifestation en Biélorussie

Manifestation à Minsk [RTS]
Manifestation à Minsk / L'actu en vidéo / 32 sec. / le 11 octobre 2020
Canons à eau, matraques et grenades assourdissantes: la police bélarusse est intervenue en force dimanche à Minsk pour disperser les milliers de manifestants dénonçant la réélection en août du président.

Le mouvement de contestation historique en Biélorussie, déclenché par des soupçons de fraudes massives lors de la présidentielle du 9 août, rassemble tous les dimanches des dizaines de milliers de personnes depuis deux mois.

Dimanche après-midi, une foule immense s'est encore réunie à Minsk pour réclamer le départ du président Alexandre Loukachenko, mais la police a tout fait pour empêcher les différents cortèges de se regrouper, bloquant des rues et intervenant en force en amont pour disperser certains groupes.

Lors de ces nouvelles manifestations en Biélorussie, de nombreuses arrestations violentes ont eu lieu, par les policiers anti-émeutes ou par des hommes en civil armés de matraques. [epa - keystone]epa - keystone
Répression brutale d'une grande manifestation en Biélorussie / Le Journal de 22h30 / 26 sec. / le 11 octobre 2020

Manifestants blessés

Les images des médias indépendants bélarusses ont montré de nombreuses arrestations violentes, par les policiers anti-émeutes OMON ou par des hommes en civil armés de matraques, le visage cagoulé. D'autres images montraient des véhicules équipés de canons à eau, roulant lentement et projetant une eau orangée sur les manifestants.

Le ministère de l'Intérieur n'a pas dressé de bilan des arrestations, tandis que l'ONG Viasna avançait près de 150 personnes arrêtées dans le pays, l'immense majorité à Minsk.

Des centaines de manifestants emprisonnés

Des centaines de manifestants, responsables de mouvements politiques, d'organisations syndicales et de journalistes ont été arrêtés depuis début août et incarcérés pour avoir participé ou organisé la contestation.

Cette semaine, plusieurs pays européens dont le Royaume-Uni, l'Estonie et la Lettonie ont rappelé leur ambassadeur à Minsk. Le Comité international olympique (CIO) s'est lui dit "très préoccupé" par une discrimination visant les athlètes à cause de leurs opinions politiques.

ats/fgn

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