Modifié

L'Union européenne ne reconnaît pas Loukachenko et prépare des sanctions

L'Union européenne me reconnaît pas le président biélorusse Alexandre Loukachenko et prévoit des sanctions. [Russian Presidential Press Service - AP]
L'Union européenne ne reconnaît pas le président biélorusse Alexandre Loukachenko. / Le Journal horaire / 31 sec. / le 15 septembre 2020
L'Union européenne ne reconnaît pas Alexandre Loukachenko en tant que président de la Biélorussie et se prépare à imposer d'importantes sanctions aux responsables du régime, a annoncé mardi le chef de la diplomatie européenne.

"Nous considérons que les élections du 9 août sont frauduleuses et nous ne reconnaissons pas Loukachenko comme étant le président légitime de la Biélorussie", a déclaré l'Espagnol Josep Borrell au cours d'un débat au Parlement européen réuni en session plénière à Bruxelles. "Nous sommes en train d'adopter des sanctions pour un nombre important de responsables de violences, de répressions et de falsifications des résultats des élections", a-t-il ajouté.

"Ces sanctions devraient être adoptées avant le Conseil européen organisé les 24 et 25 septembre à Bruxelles si nous voulons conserver la crédibilité européenne", a-t-il précisé. La décision devrait être prise au cours de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne lundi prochain à Bruxelles. "Nous souhaitons une solution qui permettra de sanctionner la Turquie et le Bélarus au même rythme", a-t-il souligné.

Examen des relations

L'UE procède également à un examen de ses relations avec la Biélorussie pour "identifier les domaines dans lesquels les contacts devraient être suspendus ou revus, ceux dans lesquels elle a intérêt à engager, voire à intensifier, les contacts et à soutenir le peuple et la société civile biélorusses et les domaines dans lesquels elle peut apporter une aide supplémentaire s'il y a une évolution vers une nouvelle Biélorussie démocratique", a ajouté l'Espagnol.

Josep Borrell a dénoncé la poursuite des répressions en Biélorussie où "plus de 7500 manifestants pacifiques ont été arrêtés et 500 cas de torture ont été enregistrés et documentés".

Sanctions supplémentaires envisagées

"Si la situation continue à se détériorer, des sanctions supplémentaires seront envisagées. Nous appelons les autorités de la Biélorussie à trouver une issue à la crise en mettant fin à la violence et aux détentions illégales et en instaurant un dialogue national inclusif" et l'UE est prête à "soutenir toute initiative crédible" en ce sens, a précisé le chef de la diplomatie européenne.

"De nouvelles élections sous la supervision de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ndlr) seraient la meilleure solution, mais, jusqu'à présent, il nous a été impossible d'entrer en contact avec les autorités biélorusses à quelque niveau que ce soit", a-t-il déploré.

"La détermination de Loukachenko à rester au pouvoir avec le soutien apparemment croissant de Moscou rend tout cela difficile", a conclu Josep Borrell, au lendemain d'une rencontre entre le président biélorusse et son homologue russe Vladimir Poutine.

>> Lire aussi: Vladimir Poutine affiche son soutien à Alexandre Loukachenko

afp/jpr

Publié Modifié