Banniere 12 mars [Keystone]
Publié Modifié

Prudent face à la hausse des cas, le Conseil fédéral annonce certains assouplissements pour le 22 mars

- Le Conseil fédéral a présenté vendredi son plan pour la deuxième étape d'ouverture. Les terrasses des restaurants pourront rouvrir dès le 22 mars, si la situation sanitaire le permet. Il sera aussi possible d'assister à de petits événements sportifs ou culturels. Et on pourra se retrouver jusqu'à 10 personnes à l'intérieur pour des rencontres privées.

- Dès lundi, tous les tests de dépistage du coronavirus seront gratuits, a également annoncé vendredi le Conseil fédéral.

- L'Office fédéral de la santé publique a fait état vendredi de 1333 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. Onze décès supplémentaires sont à déplorer et 69 malades ont été hospitalisés.

- L'OFSP recommande toujours de conserver une distance de 1,5 mètre avec les personnes qui ne sont pas du même ménage, de porter un masque dans le cas où cette distance ne peut être maintenue et de respecter les règles d'hygiène.

Suivi assuré par RTSinfo

20h00

Théâtres et cinémas pourraient accueillir jusqu'à 50 personnes, dès le 22 mars

Le 22 mars, certains lieux de loisirs et de divertissement pourraient rouvrir en accueillant, dans un premier temps, jusqu’à 50 personnes assises et masquées pour autant que leur capacité totale soit trois fois plus grande.

Pour les représentations où la billetterie est le revenu principal, le jeu n'en vaudra pas la chandelle. "Au vu de la disparité des salles de spectacles en Suisse romande, certains y trouveront leur compte: dans des salles moyennes, voire petites. Mais pour les grandes salles, c’est n’est pas pensable", commente Thierry Loup, directeur des théâtres fribourgeois Equilibre et Nuithonie, vendredi dans le 19h30.

En extérieur, les manifestations pourront accueillir jusqu’à 150 personnes, si elles sont masquées et à distance les unes des autres. De quoi permettre la tenue de petits événements. Mais 45 acteurs culturels attendent encore de Berne une augmentation des indemnisations. Ils l’ont fait savoir dans une lettre ouverte envoyée jeudi au Conseil fédéral.

"A part quelques institutions subventionnées, personne ne pourra recommencer à travailler dans ces conditions. Il faudra des aides financières pour que ces structures survivent et soient au-rendez quand la crise sera terminée", estime Sébastien Vuignier, organisateur de tournées, Takk Production.

>> Le reportage du 19h30:

Les théâtres et cinémas pourraient accueillir jusqu'à 50 personnes dès le 22 mars si la situation sanitaire le permet [RTS]
Les théâtres et cinémas pourraient accueillir jusqu'à 50 personnes dès le 22 mars si la situation sanitaire le permet / 19h30 / 2 min. / le 12 mars 2021

19h45

Alain Berset: "Nous essayons de fournir des perspectives"

Invité dans le 19h30 Alain Berset, conseiller fédéral en charge de la santé, croit en une réouverture le 22 mars: "Nous sommes dans une autre situation qu’en 2020. Cette année, on a beaucoup plus de tests, la vaccination se développe. Cela doit nous permettre, si on y va prudemment, de pouvoir quand même envisager certaines réouvertures, malgré une situation qui n’est pas très réjouissante."

>> En lire plus: Réouverture des terrasses, réunions privées élargies à dix personnes - les nouvelles mesures envisagées par le Conseil fédéral

Alain Berset met toutefois en garde, rappelant qu’il s’agit d’une "stratégie basée sur les risques": "Nous aurons vraiment besoin de l’ensemble de la population pour continuer à faire attention. (…) C’est ce qui nous aide le plus dans cette phase."

Le ministre souligne qu’il vaudra encore "estimer" durant la semaine à venir les chiffres pour déterminer "quelle évolution, on peut attendre": "Nous essayons de fournir des perspectives, mais nous sommes aussi obligés de faire ce que tout le monde souhaite, y compris le Parlement: orienter les décisions avec des critères qui nous aide à comprendre la situation."

>> L’interview complète d’Alain Berset dans le 19h30:

Le Conseiller fédéral Alain Berset sur la situation du coronavirus en Suisse. [RTS]
Le Conseiller fédéral Alain Berset sur la situation du coronavirus en Suisse. / 19h30 / 3 min. / le 12 mars 2021

19h30

Encore timide en Suisse, le rebond de l’épidémie inquiète de plus en plus

Même si le Conseil fédéral souhaite assouplir encore un peu plus ses mesures en proposant notamment de rouvrir les terrasses des restaurants dès le 22 mars, un rebond de l’épidémie n’est pas à exclure.

En effet, le reflux de la deuxième vague s'est interrompu il y a un mois et, après une stagnation, le nombre de cas est reparti à la hausse depuis cette semaine, avec plus de 1300 nouveaux malades confirmés ce vendredi. Une situation qui s'explique probablement par la propagation des variants du virus, plus contagieux.

En Suisse, comme dans les pays européens voisins, l’hypothèse d’une troisième vague devient de plus en plus une réalité, comme l’a souligné Alain Berset ce vendredi devant la presse. "Nous devons nous attendre à une troisième vague", a-t-il averti, sans pouvoir dire quelle en sera la violence.

Si en Suisse, le rebond de l’épidémie est pour l’heure moins important qu’en Italie, par exemple, où l’on s’apprête à "reconfiner" une grande partie du territoire, il doit à tout prix rester maîtrisé, avertit l’OFSP. "L'objectif est de maintenir le plus bas possible le nombre de nouveaux cas, de ne surtout pas le laisser exploser, ça reste important dans l'optique d'une possible troisième vague", a insisté Patrick Mathys lors de la conférence de presse de ce vendredi.

>> Le sujet du 19h30:

Le taux de reproduction est de 1.08. Le nombre de cas positifs grimpe lentement ces derniers jours. [RTS]
Le taux de reproduction est de 1.08. Le nombre de cas positifs grimpe lentement ces derniers jours. / 19h30 / 1 min. / le 12 mars 2021

18h30

Guy Parmelin: "La Suisse fait une politique de réalisme"

Invité dans Forum, le président de la Confédération Guy Parmelin a rappelé d’emblée la fragilité de la situation sanitaire sur le front du Covid-19. Pour lui, malgré les assouplissements envisagés par le Conseil fédéral, la prudence doit rester de mise.

"Je crois que le Conseil fédéral fait une politique de réalisme. Il faut bien voir que c'est la première fois que l'on assouplit les mesures alors que les chiffres épidémiologiques remontent", souligne-t-il.

Cette prise de risque est possible grâce à la stratégie de tests, et surtout la vaccination qui progresse en parallèle. "On voit déjà certains effets positifs avec la diminution du taux d'hospitalisations des personnes âgées", se félicite-t-il.

Dédommagements pour "tous les restaurateurs"

En ce qui concerne l'ouverture des terrasses, Guy Parmelin rappelle que le système des cas de rigueur demeure. Celui-ci sera en effet adapté au cas par cas: que ce soit le restaurateur qui ne veut pas ouvrir sa terrasse qui est trop petite pour être rentable; celui qui n’a tout simplement pas de terrasse ou encore celui qui veut ouvrir sa terrasse, mais doit tout de même réduire son personnel.

"Tous auront droit à des dédommagements, qui seront adaptés. (...) C’est une solution qui ne laisse personne sur le bord du chemin", insiste-t-il.

>> L'interview complète de Guy Parmelin dans Forum:

Le président Guy Parmelin, le 12 mars 2021. [Anthony Anex - Keystone]Anthony Anex - Keystone
L’interview du président Guy Parmelin à la suite des nouvelles annonces du Conseil fédéral / Forum / 9 min. / le 12 mars 2021

18h00

Milieux économiques déçus

La Fédération suisse du tourisme estime que l'ouverture partielle annoncée constitue un premier pas, mais insuffisant dans la mesure où elle ne permettra pas à de nombreux restaurateurs de travailler de manière rentable. Le secteur du tourisme juge aussi décevant qu'aucune autre perspective au-delà du 22 mars n'ait été communiquée.

Pour economiesuisse aussi, les décisions du Conseil fédéral vont dans la bonne direction, mais "pas assez loin". Leur mise en œuvre est en outre subordonnée à des critères définis trop étroitement.

La Fédération des entreprises suisses, ainsi que l'Union patronale critiquent par ailleurs le refus de la Confédération d’envisager un assouplissement de l’obligation de télétravail.

>> L'interview de Marco Taddei, responsable romand de l’Union patronale suisse, dans Forum:

Marco Taddei, responsable de l'antenne romande de l'Union Patronale Suisse. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Jean-Christophe Bott - Keystone
Nouvelles annonces du Conseil fédéral: l’interview de Marco Taddei / Forum / 4 min. / le 12 mars 2021

L'Union suisse des arts et métiers (usam) exige, elle, la fin immédiate du confinement. Avec la stratégie de tests, les concepts de protection, le traçage des contacts et l'extension du programme de vaccination, une ouverture complète de l'économie est possible, estime-t-elle.

17h30

Le Valais aurait aimé une ouverture prudente dans la gastronomie

Le président du gouvernement valaisan Christophe Darbellay a indiqué à Keystone-ATS comprendre la prudence du Conseil fédéral au vu de l'évolution de la situation épidémiologique et d'une possible troisième vague. Le canton aurait toutefois aimé une ouverture prudente des cafés-restaurants dont la situation est jugée alarmante.

Christophe Darbellay salue encore l'enseignement en présentiel qui devrait être possible de manière limitée, ainsi que l'assouplissement des mesures concernant les réunions privées et les manifestations, "même si l'on est encore loin de la Foire du Valais".

Tests de masse dès le 17 mars

Concernant la stratégie de dépistage, l’Etat du Valais a d’ores et déjà décidé de lancer dès le 17 mars des projets pilotes de tests de masse dans les communes de Täsch et de Zermatt. Toute la population est invitée à se faire tester, indique le canton dans un communiqué.

Les élèves des écoles de ces deux communes seront dépistés une fois par semaine durant quatre semaines. Les employés des remontées mécaniques de Zermatt seront testés sur le même modèle. Le projet pilote prévoit aussi le dépistage des employés d’entreprises agricoles qui emploient du personnel saisonnier ainsi que la Police cantonale.

Les cantons de Vaud et de Genève prendront position la semaine prochaine.

17h00

Les partis réagissent aux décisions du Conseil fédéral

"Sans programme de réouverture contraignant sur la base de données sérieuses", le Conseil fédéral "jette la confusion" et présente aux cantons une procédure de consultation "alibi", réagit l'Union démocratique du centre (UDC) dans un communiqué vendredi.

Pour l'UDC, les mesures envisagées par le gouvernement sont par ailleurs "arbitraires". Conséquence selon le parti: le Conseil fédéral "perd tout crédit" auprès de la population.

Le PLR salue, lui, "un pas dans la bonne direction", tout en se montrant critique. Pour le parti de droite, il est temps de donner des perspectives à la population.

Le Conseil fédéral "reste (...) toujours très vague quant aux étapes à moyen terme pour un retour à la normalité", lit-on dans le communiqué. Une nouvelle fois, cela "bloque la planification pour la population, les entreprises et les milieux culturels", déplore le PLR, qui souhaite en outre une accélération du rythme de la vaccination.

De son côté, le PS souligne que "la priorité absolue reste la santé de la population et le fait que notre système de santé puisse résister à la pandémie". Pour le PS, le Conseil fédéral est "dans le juste" puisque seule l'évolution épidémiologique doit guider les décisions prises. Le parti de gauche appelle en outre à un renforcement des mesures d'aide.

Stratégie prudente du gouvernement appuyée

Les Verts continuent, eux aussi, d'appuyer la stratégie de réouverture du gouvernement, "qui a balisé les futurs assouplissements" il y a deux semaines. "S'en tenir à ce balisage très attendu est la seule manière de rendre la stratégie sûre", estime Balthasar Glättli, président du parti, cité dans un communiqué.

Pour Le Centre, les ouvertures prévues constituent un pas dans la bonne direction. Mais la situation actuelle incite toujours à la prudence: le nombre de cas augmente à nouveau.

Les Vert'libéraux considèrent également que l'approche plutôt prudente du Conseil fédéral est la bonne. La situation reste fragile et les développements futurs ne sont pas clairs, écrit Jürg Grossen, président du parti, sur Twitter, espérant que des pas vers des réouvertures seront bientôt réalisables.

16h30

"Le Conseil fédéral fait fi du secteur de la gastronomie", selon Gastrosuisse

Pour Gastrosuisse, une éventuelle ouverture des terrasses n'est qu'un "susucre" pour la population. Le Conseil fédéral ne tient pas compte des recommandations de la branche directement concernée, a déclaré vendredi aux médias Casimir Platzer, président de Gastrosuisse.

Pour l'Association de l'industrie hôtelière et de la restauration, l'approche hésitante du Conseil fédéral est incompréhensible. Il est irritant que le gouvernement, après avoir consulté l'association de la branche, propose exactement ce que celle-ci ne veut pas.

Appel aux cantons

Casimir Platzer a lancé un appel aux cantons pour qu'ils interviennent dans la consultation en faveur de la restauration. Les cantons ont la possibilité de faire rouvrir rapidement les établissements concernés. L'industrie a besoin d'une perspective et la population veut retrouver sa vie, a déclaré Casimir Platzer.

Le fait que les contributions à fonds perdu n'arrivent toujours pas est tout aussi tragique. GastroSuisse continue d'exiger des améliorations dans les règles d'indemnisation des cas de rigueur.

>> Le reportage du 19h30:

Les restaurants pourraient rouvrir leurs terrasses à partir du 22 mars, pour autant que la situation sanitaire le permette. [RTS]
Les restaurants pourraient rouvrir leurs terrasses à partir du 22 mars, pour autant que la situation sanitaire le permette. / 19h30 / 2 min. / le 12 mars 2021

16h00

La Suisse centrale veut un changement de cap et des réouvertures

Un an après l'arrivée de la pandémie en Suisse, la crise n'est plus seulement sanitaire, mais aussi sociétale, a déclaré vendredi Urs Janett (PLR), ministre uranais et président de la Conférence des directeurs des finances des cantons de Suisse centrale (ZFDK) lors d'une visioconférence de presse.

Les "mesures drastiques" prises par le Conseil fédéral contre le Covid-19 entraînent des "dégâts collatéraux", estime-t-il.

Selon la ZFDK, les nouvelles infections ne constituent plus le principal problème, contrairement à l'augmentation du nombre de chômeurs, les risques de faillites et "la demande quasi interminable d'aide financière de l'Etat". Autrement dit, "l'économie dépend du goutte-à-goutte de l'Etat", déplore Urs Janett.

Rouvrir avec des restrictions

La ZFDK exige que les secteurs économiques encore fermés soient rouverts le plus vite possible, en réintroduisant les restrictions appliquées avant leur fermeture. Elle attend de la part du Conseil fédéral "un plan de route" en ce sens et "des perspectives".

Il s'agit aussi de "faire à nouveau fonctionner la société", a souligné la ministre obwaldienne des finances et de la santé Maya Büchi-Kaiser (PLR). Selon elle, la vaccination et les tests massifs doivent désormais prendre le dessus sur les mesures contraignantes.

15h45

660 personnes testées à Leysin (VD)

Environ 660 personnes ont été dépistées au Covid-19 en dix jours à Leysin, où le canton de Vaud avait lancé une nouvelle campagne de tests à large échelle en marge de la Coupe d'Europe de ski et snowboard freestyle. Huit personnes ont été contrôlées positives, dont six étaient symptomatiques.

Situé dans les locaux de la piscine de Leysin, le centre a effectué 140 tests pour les athlètes et membres de la compétition. Une école internationale de la station a aussi pu faire tester tous ses étudiants (213 tests). La population et les personnes de passage ont également pu profiter de cette offre gratuite.

15h35

Chaîne de production du vaccin Moderna chez Lonza: Alain Berset recadre

Durant la conférence de presse du Conseil fédéral, Alain Berset est revenu sur les informations du TagesAnzeiger faisant état que la Suisse aurait pu bénéficier de sa propre ligne de production du vaccin Moderna chez Lonza à Viège. Le ministre de la santé a démenti cette affirmation.

"Il n’a jamais été question d’une ligne de production et surtout il n’aurait jamais été question ni d’ailleurs possible d’avoir accès aux vaccins de Moderna en négociant avec Lonza. Ce n’est pas en investissant dans les infrastructures d’un sous-traitant, avec lequel nous avons par ailleurs d’excellents contacts et qui fait une excellent travail, que l’on peut s’arroger des droits et garantir un accès au vaccin", explique Alain Berset.

berset14 [RTS]
Alain Berset revient sur la question de la chaîne de production du vaccin Moderna chez Lonza à Viège / L'actu en vidéo / 3 min. / le 12 mars 2021

15h30

Allègement de la quarantaine

Les personnes vaccinées qui ont été en contact avec une personne positive au coronavirus n'auront, quant à elles, plus besoin de se mettre en quarantaine.

Il en va de même dans les entreprises qui testent 80% de leur personnel sur place au moins une fois par semaine.

Les résidents d'EMS vaccinés ne seront, eux, plus obligés de porter un masque.

15h15

Enseignement présentiel dans les hautes écoles

L'enseignement en présentiel dans les universités et les hautes écoles devrait à nouveau être possible, mais de manière limitée.

Le nombre de participants sera limité à 15 personnes et les salles de formation ne pourront être utilisées qu’au tiers de leur capacité. Respect des distances et port du masque seront obligatoires.

15h05

Applications d'alerte suisse et allemande désormais compatibles

Les personnes qui traversent régulièrement la frontière entre la Suisse et l'Allemagne n'auront besoin plus que d'une seule application d'alerte au coronavirus. Le Conseil fédéral a approuvé vendredi une mesure visant à rendre l'application SwissCovid et la Corona-Warn-App allemande interopérables.

L'ordonnance sur le système de traçage de proximité pour le coronavirus sera adaptée en conséquence. Le Conseil fédéral a également approuvé une convention avec l'institut allemand Robert Koch.

15h00

Examens de maturité aussi normaux que possible

Les examens de maturité et de fin d'apprentissage seront, dans la mesure du possible, organisés comme à l'ordinaire. Au cas où la pandémie empêcherait la tenue ordinaire des examens, le Conseil fédéral a toutefois édicté vendredi les dérogations nécessaires.

Les ordonnances édictées garantissent les bases nécessaires pour que les étudiants puissent entamer des études au degré tertiaire à l'automne 2021. En outre, les apprentis obtiendront une certification professionnelle pleinement reconnue sur le marché du travail. Il s'agit d'un critère d'emploi important qui garantit des perspectives de carrière à long terme, a indiqué le Conseil fédéral.

Près de 28'000 contrats d'apprentissage pour un début de formation cet été ont déjà été signés, a indiqué devant la presse le ministre de la formation Guy Parmelin. "Il est primordial que l'attribution des places de formation se poursuive au même rythme que les années précédentes."

Parmelin12 [RTS]
L'intervention de Guy Parmelin lors de la conférence de presse du Conseil fédéral du 12 mars 2021 / L'actu en vidéo / 7 min. / le 12 mars 2021

14h55

Réunions privées élargies

Les réunions privées à domicile pourront passer à 10 personnes au maximum contre 5 actuellement. Le Conseil fédéral recommande toutefois de limiter ces réunions aux personnes d'un nombre limité de ménages. En extérieur, les réunions privées restent limitées à 15 personnes.

14h50

Evénements sportifs et culturels

Le projet mis en consultation devrait aussi permettre d'assister à nouveau à des événements sportifs ou culturels. Le public sera limité à 150 personnes au maximum pour des événements à l'extérieur, comme des matchs ou des concerts. La limite est fixée à 50 personnes pour des représentations à l'intérieur comme le cinéma, le théâtre ou les concerts.

Pour les petits locaux, il ne faudra pas dépasser un tiers de la capacité de la salle. Le port du masque sera obligatoire tout du long. Il faudra prévoir une distance de 1,5 mètre entre les visiteurs ou place assise. Les consommations seront interdites et les entractes à éviter.

Sport à nouveau possible

Les activités sportives pourront également reprendre pour tous les adultes amateurs. La limite du nombre de personnes réunies est fixée à 15 personnes.

Le port du masque et une distance de 1,5 mètre devront être respectés à l'intérieur, tandis que le respect d'une des deux règles suffit à l'extérieur. Des exceptions sont toutefois permises pour les activités où le port du masque est impossible, comme le chant dans une chorale ou les activités d'endurance dans les fitness. Le Conseil fédéral recommande de se faire tester dans ces cas.

Les sports de contact ne sont, eux, toujours pas autorisés à l'intérieur, mais peuvent être pratiqués à l'extérieur avec un masque. Les compétitions restent interdites dans tous les sports.

14h45

Lieux de loisirs ouverts

A part les terrasses, le projet du Conseil fédéral prévoit que les lieux de loisirs et de divertissement puissent rouvrir - avec port du masque à l'intérieur et distanciation. L'ensemble des zoos et des jardins botaniques devraient être accessibles.

Les espaces intérieurs des piscines et des centres de bien-être resteront fermés, tout comme les discothèques et boîtes de nuit.

14h40

Tous les tests gratuits dès lundi

Dès lundi, tous les tests de dépistage du coronavirus seront gratuits. Le Conseil fédéral a adopté vendredi sa nouvelle stratégie pour accompagner la réouverture, après consultation avec les cantons.

A partir du 15 mars, la Confédération prendra en charge les coûts des tests rapides dans les pharmacies ou les centres de tests et cela même pour les personnes asymptomatiques. Chaque personne pourra par ailleurs disposer de cinq autotests gratuits par mois, dès que ceux-ci seront disponibles.

Cette nouvelle campagne de tests, proposée vendredi dernier par le gouvernement, doit accompagner la réouverture. Elle doit notamment permettre d'interrompre les chaînes d'infection de manière ciblée. Les coûts de cette campagne de dépistage sont estimés à plus d'un milliard de francs pour 2021.

14h30

Terrasses ouvertes le le 22 mars si la situation le permet

Les restaurants pourraient rouvrir leurs terrasses à partir du 22 mars, pour autant que la situation sanitaire le permette. Le Conseil fédéral a annoncé vendredi un nouvel assouplissement des mesures de lutte contre le coronavirus, tout en incitant à la prudence.

Les terrasses des restaurants et des bars pourraient rouvrir, avec obligation d'être assis et de porter le masque, sauf pour consommer.

Les restaurateurs devront recueillir les données de leurs clients et espacer ou séparer leurs tables.

Le projet mis en consultation auprès des cantons devrait également permettre d'assister à nouveau à des événements sportifs ou culturels et de participer à des manifestations publiques. La limitation des réunions privées pourrait être assouplie.

"S'attendre à une 3e vague"

La date exacte et les modalités de ce deuxième assouplissement ne sont pas encore définies. Le Conseil fédéral prendra sa décision lors de sa séance du 19 mars.

La situation épidémiologique n'est pas satisfaisante, a estimé vendredi Alain Berset. Selon le ministre de la santé, "tous les scénarios" développés par les experts se rejoignent sur un point: "Nous devons nous attendre à une troisième vague".

Le conseiller fédéral a reconnu que la situation épidémiologique actuelle "n'est pas celle que nous souhaitions". Il semble toutefois possible selon lui d'envisager un assouplissement "pour autant qu’on soit extrêmement attentifs dans ses comportements individuels et collectifs".

berset13 [RTS]
L'intervention d'Alain Berset lors de la conférence de presse du Conseil fédéral du 12 mars 2021 / L'actu en vidéo / 8 min. / le 12 mars 2021

>> La synthèse des mesures envisagées: Réouverture des terrasses, réunions privées élargies à dix personnes - les nouvelles mesures envisagées par le Conseil fédéral

13h45

Plus de 150'000 vaccinations en 7 jours

De jeudi à mercredi dernier, 153'635 doses de vaccin contre le Covid-19 ont été administrées en Suisse, selon les données publiées vendredi sur le site de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

En moyenne, 21'948 vaccinations ont été effectuées par jour. Comparé à la semaine précédente, le rythme des injections s'est accéléré de 15%.

Au total, 1'038'540 vaccinations ont été réalisées jusqu'à mercredi. Jusqu'ici, 369'275 personnes ont été vaccinées complètement. Cela signifie que 4,3% de la population a déjà obtenu deux doses de vaccin. 299'990 personnes n'ont reçu que la première piqûre.

Au total, 179'660 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, mais n'ont pas encore été employées. Par ailleurs, 89'200 doses sont stockées par la Confédération.

13h35

1333 nouveaux cas de coronavirus

La Suisse compte vendredi 1333 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Onze décès supplémentaires sont à déplorer et 69 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 33'281 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 4,01%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 15'311. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 177,11 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,08.

Plus de 570'000 cas

Depuis le début de la pandémie, 570'645 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 5'387'481 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 9413 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 24'035.

Quant aux variants du coronavirus, 14'853 cas ont été détectés en Suisse jusqu'à présent, dont 4570 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 176 au variant sud-africain (B.1.351) et 6 au variant brésilien (P.1). Dans les cas restants, une mutation était présente, mais la lignée n'était pas claire.

Le pays dénombre par ailleurs 10'544 personnes en isolement et 18'201 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 3405 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.

13h30

Masques FFP2 falsifiés et défectueux: la justice va sévir à Glaris

Les autorités glaronaises s'apprêtent à ouvrir une procédure pénale sur la livraison de masques FFP2 défectueux et falsifiés par l'entreprise zougoise Emix au canton et à son hôpital. L'armée suisse avait également reçu une telle livraison.

C'est ce qu'a confirmé vendredi le Ministère public glaronais.

13h15

La mise à feu du bonhomme hiver peut-être déplacée à Uri

Comme l'année dernière, la célèbre fête du printemps à Zurich, le Sechseläuten, n'aura pas lieu en raison du coronavirus. Mais les corporations zurichoises qui défilent à cheval et en tenues dans les rues de la ville à cette occasion planchent sur une solution de secours.

Elles veulent délocaliser le clou de la journée: la mise à feu du bonhomme hiver, le Böögg, qui pourrait avoir lieu dans le canton d'Uri le 19 avril.

>> Les explications du 12h30:

Après le cortège des corporations, le "Böögg", le bonhomme hiver des Zurichois, a été brûlé lundi. [Ennio Leanza - EPA/Keystone]Ennio Leanza - EPA/Keystone
Zurich : l’embrasement du bonhomme hiver Böögg délocalisé à Uri / Le 12h30 / 1 min. / le 12 mars 2021

12h50

Reportage dans un restaurant jurassien qui fait cantine

Alors que de nombreux restaurateurs fermés attendent les annonces d'Alain Berset, certains ont déjà rouvert leurs portes et jouent le rôle de cantine d'entreprises.

Valais et Neuchâtel viennent tout juste de donner leur feu vert. Dans le Jura, c'est déjà le cas depuis mardi.

>> Reportage en Haute-Ajoie, à Grandfontaine, dans le 12h30:

Gaby Quiquerez à Grandfontaine a choisi de transformer son restaurant en cantine d'entreprises (Gaël Klein   RTS) [Gaël Klein - RTS]Gaël Klein - RTS
Jura : reportage dans un restaurant ouvert pour les employés de chantier / Le 12h30 / 1 min. / le 12 mars 2021

12h30

Quel déconfinement prévoit le Conseil fédéral?

Le Conseil fédéral doit présenter ses projets de déconfinement ce vendredi après-midi. Il se décidera dans une semaine après consultation des cantons et des milieux concernés. Mais le contexte sanitaire ne plaide pas en faveur d'importants assouplissements. A priori, pas de repas au restaurant avant le mois d'avril au moins.

>> Les explications dans le 12h30:

Depuis le déconfinement, les Suisses retournent au restaurant et tendent à y dépenser plus d'argent. [Laurent Gillieron - Keystone]Laurent Gillieron - Keystone
Bilan avant la conférence du Conseil fédéral : le contexte sanitaire ne plaide pas en faveur d’assouplissements / Le 12h30 / 1 min. / le 12 mars 2021

Mais le gouvernement pourrait par contre lâcher un peu de lest sur le nombre de participants à des rassemblements privés. Et peut-être aussi autoriser quelques sorties sportives ou culturelles, en nombre limité et avec de strictes mesures de protection.

Mais quelles que soient les propositions du Conseil fédéral, si la situation sanitaire devait se dégrader cette semaine, il pourrait revoir ces assouplissements à la baisse.

>> L'analyse d'Esther Mamarbachi dans le 12h45:

Le Conseil fédéral doit présenter vendredi son plan de réouverture. L'analyse d'Esther Mamarbachi, cheffe de la rubrique politique de la RTS. [RTS]
Le Conseil fédéral doit présenter vendredi son plan de réouverture. L'analyse d'Esther Mamarbachi, cheffe de la rubrique politique de la RTS. / 12h45 / 1 min. / le 12 mars 2021

11h15

Le Journal de Morges s'engage pour l'économie régionale

Le Journal de Morges souhaite contribuer à la reprise de l'économie régionale. Dès lundi, il va proposer 300 annonces à prix réduit pour "favoriser la relance des petits commerces et artisans, sans oublier les sociétés locales privées de soirées ou des recettes de la buvette", précise-t-il vendredi dans son édition hebdomadaire.

>> Lire: Le Journal de Morges s'engage pour l'économie régionale

10h30

Le milieu de la culture est très inquiet

Cela fait presque un an jour pour jour que le secteur culturel a dû cesser tout concert ou spectacle. Aujourd'hui, le Conseil fédéral devrait se prononcer sur un début de réouverture pour certains secteurs, dont celui de la culture et de la restauration.

Vincent Sager, directeur d'Opus One, estime – avec 45 acteurs et organisateurs de concerts – qu'actuellement, le bilan est terrible en Suisse romande: "Nous avons perdu 2000 manifestations, plus d'un million et demi de spectateurs et spectatrices", confie-t-il dans La Matinale.

De manière générale, il évalue que les gens de la branche ont perdu "entre 80 et 90% de leur chiffre d'affaires. C'est un bilan catastrophique même si, il faut le reconnaître et le souligner, nous sommes aidés, bien entendu".

"En danger de mort"

Les réserves ne sont pas encore épuisées, selon lui, "mais on en prend le chemin. Au début d'une aventure comme celle-ci, on s'imagine que cela va durer quelques semaines ou quelques mois… et puis le provisoire s'installe sur la durée. Les aides qu'on percevait de la Confédération et des cantons s'élevaient jusqu'à 80% de nos pertes. Dans le canton de Vaud, pour des organisateurs comme nous, c'est 70%. Ce qui veut dire que les 30% qui restent, on les sort de notre poche. Quelques mois, ça va. Un an, ça va. L'inquiétude aujourd'hui, c'est que, en continuant à ce rythme-là, on se retrouve complètement privés de substance tôt ou tard. Donc dans l'incapacité de repartir, voire dans une situation de danger de mort", explique-t-il.

Pour Vincent Sager, il faudrait une assistance à 100%, avec des aides prolongées, la poursuite des APG et des RHT, sinon "certains ne survivront pas. C'est un écosystème fragile, on le sait. Et on peut reconnaître que l'Office fédéral de la culture l'a aussi admis très vite et a très vite mis en place des mesures. Aujourd'hui, comme le temps est long et que la crise dure, le danger, c'est que cet écosystème fragile, avec des microentreprises pour la plupart, ne puisse pas survivre à moyen ou long terme. Donc que ça soit la variété de la culture en Suisse – et là, spécifiquement en Suisse romande – qui soit en jeu".

>> L'interview complète de Vincent Sager, directeur d'Opus One, dans La Matinale:

Vincent Sager, directeur d'Opus One, exprime les attentes du milieu du spectacle (vidéo) [RTS]
Vincent Sager, directeur d'Opus One, exprime les attentes du milieu du spectacle (vidéo) / La Matinale / 8 min. / le 12 mars 2021

10h15

Pourquoi le séquençage du nouveau coronavirus doit être une priorité

Dans la pesée d'intérêts que doit faire le Conseil fédéral vendredi dans le cadre de la lutte contre la pandémie, une menace de poids est celle des nouveaux variants du coronavirus. Les scientifiques soulignent l'importance du séquençage.

Il existe actuellement des centaines, voire des milliers de souches différentes du SARS-CoV-2. On en a du reste encore découvert une jeudi, avec des voyageurs en provenance de l'Ile d'Antigua, dans les Caraïbes.

La plupart du temps, ces mutations sont totalement inoffensives. Elles font partie du développement normal d’un virus et ne produisent que des changements infimes dans sa structure. Mais certaines d'entre elles inquiètent plus la communauté scientifique que les autres, car elles peuvent modifier la virulence ou même la létalité du pathogène.

Il est donc toujours plus important de déceler les virus résistants et de limiter leur propagation. Mais en Suisse, il n'y a pas de soutien fédéral pour suivre à la trace ces virus. Tout repose sur des initiatives individuelles de séquençage.

La RTS a cependant appris que des négociations sont en cours.

>> Les explications dans La Matinale:

Comment surveille-t-on les variants du coronavirus ? (vidéo) [RTS]
Comment surveille-t-on les variants du coronavirus ? (vidéo) / La Matinale / 3 min. / le 12 mars 2021

>> Tous les détails à lire: Pourquoi le séquençage du nouveau coronavirus doit être une priorité

09h40

Un fonds d'aide national pour les étudiants

Dans une lettre ouverte au Conseil fédéral, les associations étudiantes et d'autres organisations demandent des mesures pour éviter que les étudiants et les étudiantes n'abandonnent leurs études en raison des conséquences financières de la pandémie. Un fonds d'aide d'urgence national permettrait de les soulager.

Concrètement, les associations réclament une bourse de 5000 francs pour ceux qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts.

Certains n'ont encore reçu aucun soutien jusqu'à présent, comme l'a expliqué Laurent Woeffray, membre du comité exécutif de l'Union des étudiants de Suisse (UNES), dans La Matinale:

>> Son interview complète:

L'Université de Neuchâtel. [Sandro Campardo - Keystone]Sandro Campardo - Keystone
Appel à un fond national d'aide pour les étudiants / La Matinale / 1 min. / le 12 mars 2021

09h15

L'aéroport de Zurich dans le rouge en 2020

L'exploitant de l'aéroport zurichois Flughafen Zurich demeure dans le rouge en 2020, touché de plein fouet par les restrictions de voyages et les mesures sanitaires prises pour endiguer la crise pandémique, selon un communiqué paru vendredi.

Handicapé par l'absence de passagers et le quasi arrêt des vols au plus fort des mesures de confinement, le groupe accuse une perte nette de 69,1 millions de francs, contre un bénéfice net de 309,1 millions un an auparavant.

Pour l'exercice 2021 la direction générale affirme se trouver face à de fortes incertitudes.

08h55

La Chaîne du Bonheur a distribué 40 millions de francs en Suisse

La Chaîne du Bonheur a distribué la presque totalité des 43,5 millions de francs récoltés lors de l'opération "Coronavirus Suisse" au printemps 2020. Jamais l'organisation n'avait distribué autant d'argent pour de l'aide sociale en Suisse.

A ce jour, 40 millions de francs environ ont été utilisés pour l'aide d'urgence et l'aide sociale en Suisse. Environ 1,7 million de personnes en ont bénéficié, a indiqué la Chaîne du Bonheur dans un communiqué.

>> Le reportage du 12h30:

Des aides alimentaires ont notamment été distribuées via la Chaîne du Bonheur (image d'illustration). [Gaetan Bally - Keystone]Gaetan Bally - Keystone
Chaîne du Bonheur : une personne sur cinq dans le besoin en Suisse / Le 12h30 / 3 min. / le 12 mars 2021

>> Lire aussi: La Chaîne du Bonheur a distribué 40 millions pour l'aide sociale en Suisse

08h40

De nombreux Suisses passent la frontière pour se faire tester

Comme les tests PCR sont deux fois moins chers en France, de nombreux Helvètes n'hésitent pas à traverser la frontière, surtout en région genevoise, pour se faire tester. Un tourisme d'achat qui pourrait perdre de son intérêt vendredi si le Conseil fédéral confirme la gratuité de tous les tests.

Il faut compter entre 100 et 200 francs pour un test PCR en Suisse lorsque vous ne présentez pas de symptômes. En France, il vous en coûtera 70 euros en moyenne.

>> Les explications dans La Matinale:

Les genevois se testent en France à moitié prix [Laurent Gillieron - Keystone]Laurent Gillieron - Keystone
De nombreux Suisses passent la frontière pour se faire tester / La Matinale / 1 min. / le 12 mars 2021

>> Tous les détails à lire: De nombreux Suisses passent la frontière pour se faire tester

08h20

Le passeport vaccinal en question

Un passeport vaccinal, prouvant que son titulaire a été vacciné, qu'il a fait l'objet d'un test négatif ou qu'il est guéri pourra être mis sur pied, a décidé le Conseil national. Mais les professionnels de la santé craignent les dérives potentielles d'un tel document.

Pour Christophe Berger, président de la société vaudoise des pharmaciens, interrogé dans La Matinale, "le passeport vaccinal est discriminant, on préfère un passeport Covid".

>> Son interview complète dans La Matinale:

Une personne prépare un vaccin contre le Covid, le 26 février 2021. [Christophe Petit-Tesson - EPA/Keystone]Christophe Petit-Tesson - EPA/Keystone
Les professionnels de la santé mettent en garde contre le passeport vaccinal / La Matinale / 60 sec. / le 12 mars 2021

08h00

Les milieux culturels en attente

Alors que le Conseil fédéral doit présenter son plan pour les prochains assouplissements prévus dans 10 jours, les attentes des milieux culturels sont grandes.

Pour Anne Bisang, directrice du Théâtre populaire romand à La Chaux-de-Fonds, interrogée dans La Matinale, il est temps de passer à autre chose: "Les théâtre, les cinémas ne sont pas des lieux de contamination."

>> Son interview complète:

Anne Bisang, directrice du Théâtre populaire romand à La Chaux-de-Fonds. [Karine Vasarino - RTS]Karine Vasarino - RTS
La culture attend des assouplissements, interview d'Anne Bisang / La Matinale / 57 sec. / le 12 mars 2021

07h30

Berne aurait refusé une ligne de production du vaccin de Moderna à Viège

La Suisse aurait pu bénéficier de sa propre ligne de production du vaccin Moderna chez Lonza à Viège, a révélé jeudi le TagesAnzeiger. Le président de l'entreprise, Albert Beahny, aurait personnellement soumis l’an dernier cette offre au Conseil fédéral. La Suisse aurait ainsi pu nationaliser la production de 100 millions de doses Moderna, pour un investissement de 60 à 70 millions de francs.

Mais la Confédération a rejeté la proposition et l'annonce de cette décision a provoqué des réactions parfois très vives aux Chambres fédérales.

>> Voir le sujet du 19h30:

La Confédération a refusé à Lonza d'établir sa propre ligne de production de vaccin Moderna à Viège. Des élus réagissent [RTS]
La Confédération aurait refusé à Lonza d'établir sa propre ligne de production de vaccin Moderna à Viège. Des élus réagissent / 19h30 / 1 min. / le 11 mars 2021

07h15

Le vaccin d'AstraZeneca toujours bloqué chez Swissmedic

Plusieurs pays européens (Norvège, Danemark, Islande) ont suspendu jeudi le vaccin à vecteur viral d'AstraZeneca. En Suisse, il est en attente d'homologation depuis des semaines chez Swissmedic qui a reporté son autorisation en attendant des études complémentaires.

Mais l’autorité de contrôle travaille dans le plus grand secret, et rien n'a filtré sur l'origine précise de ses doutes. Il ne s'agirait cependant pas uniquement de la question souvent évoquée des personnes âgées (manque de données dans les études cliniques pour le groupe des plus de 65 ans).

>> Le point de la situation dans Forum:

Le vaccin Johnson & Johnson est autorisé en Europe, celui d'AstraZeneca suspendu dans plusieurs pays [RTS]
Le vaccin Johnson & Johnson est autorisé en Europe, celui d'AstraZeneca suspendu dans plusieurs pays / Forum / 3 min. / le 11 mars 2021

>> Interview de Claire-Anne Siegrist, directrice du Centre de vaccinologie des HUG:

Suspension d'AstraZeneca: les précisions de Claire-Anne Siegrist, directrice du Centre de vaccinologie des HUG [RTS]
Suspension d'AstraZeneca: les précisions de Claire-Anne Siegrist, directrice du Centre de vaccinologie des HUG / 19h30 / 3 min. / le 11 mars 2021

Et après les Etats-Unis et le Canada, l'UE a donné à son tour son feu vert jeudi au vaccin de Johnson & Johnson, qui a la particularité de ne nécessiter qu'une seule dose.

Mais ce vaccin n'est plus une option en Suisse. Une demande d’homologation avait été déposée à fin 2020 chez Swissmedic, mais il était trop tard selon la vice-directrice de l'OFSP Nora Kronig. La livraison n'était possible qu'à partir de l'été et la Suisse y a donc renoncé.

>> Lire aussi: Plusieurs pays suspendent l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca

07h00

Près de 600 déclarations d'effets indésirables de vaccins

En date du 8 mars, Swissmedic avait évalué 597 déclarations d'effets indésirables présumés de vaccins contre le Covid-19 en Suisse. La majorité (70,4 %) étaient bénins, mais 177 déclarations (29,6%) ont été considérées comme graves.

Ces derniers cas concernent des personnes qui ont dû être hospitalisées, ou des réactions considérées comme médicalement importantes pour d'autres raisons. Dans la plupart des cas, les réactions en question n'ont pas mis en danger la santé des personnes concernées, précise l'autorité de contrôle.

Les réactions déclarées le plus fréquemment dans les cas dits "graves" étaient les suivantes: fièvre (24), détresse respiratoire (18), maladie du Covid-19 (14), nausées (11), hypersensibilité (11)/ réactions anaphylactiques (11), maux de tête / migraines (11) et réactivation de zonas (8).

Dans 21 de ces cas graves, la personne vaccinée est décédée après un laps de temps plus ou moins long. Les personnes concernées étaient âgées en moyenne de 85 ans et souffraient pour la plupart d'affections préexistantes graves. Malgré la concordance temporelle, rien n'indique concrètement que leur décès était dû au vaccin.

Profil d'effets secondaires connu

Sur les 597 déclarations faites, 343 concernaient le vaccin de Pfizer/Biontech et 251 celui de Moderna. Trois déclarations ne précisaient pas quel vaccin avait été administré.

Les déclarations d'effets indésirables des vaccins reçues et analysées jusqu'ici confirment largement le profil connu de leurs effets secondaires. Ils ne modifient en rien leur profil bénéfice-risque positif, souligne Swissmedic.

06h45

Le monde culturel romand demande davantage de soutien

Plus de 80% de perte de revenus, 2000 manifestations annulées ou reportées et près de 1,6 million de spectateurs envolés: douze mois après l'introduction des premières restrictions liées au Covid-19 et à la veille d'une possible réouverture timide des lieux culturels, les organisateurs de spectacles, agents, clubs musicaux et festivals romands tirent un bilan désastreux d'une année de pandémie et rappellent que pour la plupart des acteurs du secteur la reprise n'est pas pour demain.

Dans un communiqué, 45 acteurs privés de la scène culturelle, dont le Paléo Festival ou encore le Montreux Jazz, demandent de nouvelles mesures de soutien.

"Alors que vendredi, le Conseil fédéral pourrait mettre en consultation auprès des cantons une réouverture prudente et progressive (...) les conditions sont loin d'être réunies pour une reprise économique pérenne du secteur", peut-on entre autres lire dans le document.

Le monde culturel romand demande à ce que les indemnisations des pertes passent à 100%, contre 80% aujourd'hui, la prolongation du droit au chômage partiel (RHT) pour les employés et des allocations pertes de gain pour les indépendants et les employeurs.

Il souhaite aussi la création d'un fonds de soutien pour accompagner la redémarrage économique du secteur et permettre le retour des manifestations ainsi que la mise en place d'un calendrier de reprise en collaboration avec les acteurs concernés.

>> Lire aussi: Le bilan catastrophique d'une année de Covid pour le monde du spectacle

06h30

Vers des annonces de réouvertures limitées

Que va-t-il se passer le 22 mars? La date fixée par le Conseil fédéral pour les prochains assouplissements se rapproche et le gouvernement doit présenter vendredi son plan pour cette deuxième étape d'ouverture. Mais la situation épidémiologique, elle, semble se dégrader. Dans ce contexte, les réouvertures pourraient être limitées.

Selon les informations de la RTS, le Département fédéral de l'intérieur travaille sur plusieurs pistes. Parmi les hypothèses étudiées: l'autorisation sous conditions de certaines manifestations culturelles ou sportives et des cinémas ou des concerts avec un public restreint, moyennant que l'on reste assis avec son masque. La limite des rassemblements privés pourrait aussi s'assouplir un peu.

Ouverture des terrasses envisagée

Pour les restaurants, une ouverture des terrasses serait envisagée. En revanche, un redémarrage généralisé des restaurants ne semble pas au programme. La réouverture des bars et des discothèques ou l'enseignement présentiel dans les hautes écoles ne devraient pas non plus faire partie des propositions que le ministre de la Santé Alain Berset soumettra vendredi au Conseil fédéral.

En cause, une situation sanitaire trop incertaine. L'épidémie stagne. Pas de quoi s'alarmer pour l'instant, selon l'Office fédéral de la santé publique, mais depuis quelques jours le nombre de nouveaux cas quotidien repart légèrement à la hausse.

Conditions pas réunies

Le Conseil fédéral avait défini des conditions pour les prochains assouplissements. Or une bonne partie de ces conditions ne sont pas réunies pour l'instant. Le taux de reproduction du virus est en dessus de 1, l'incidence de nouveaux cas est à peu près la même qu'au début du mois et la proportion de tests positifs s'approche des 5%.

Jusqu'où le Conseil fédéral, qui s'est engagé à prévoir une deuxième étape, va-t-il choisir de passer outre? La pression politique est colossale. Alain Berset se dit convaincu qu'il faut des ouvertures, des prises de risque bien calculées. Le gouvernement mettra vendredi ses propositions en consultation. La décision finale est prévue le 19 mars, dans un peu plus d'une semaine. Un temps qui doit permettre de discerner si la Suisse fait face à un petit rebond ou au démarrage d'une troisième vague.

>> Ecouter le sujet dans La Matinale:

Pour faire face à la crise liée au Covid-19, 16 milliards de francs seront redistribués sous forme d'aides diverses en 2021. [Martial Trezzini - Keystone]Martial Trezzini - Keystone
Vers des annonces de réouvertures limitées / La Matinale / 2 min. / le 11 mars 2021

06h15

Retour sur la journée de jeudi

La Suisse compte jeudi 1409 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique. Vingt-huit décès supplémentaires sont à déplorer et 52 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 34'811 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 4,05%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 15'108. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 174,76 nouvelles infections pour 100'000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 1,09.

Au total, 1'218'200 doses de vaccin ont été livrées aux cantons, dont 951'804 ont été administrées et 332'585 personnes ont déjà reçu deux doses (état au 7 mars). Depuis le début de la pandémie, 569'312 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 5'354'200 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 9402 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 23'966.

>> Relire: Près de 600 déclarations d'effets indésirables enregistrés depuis le début de la vaccination

06h00

Le dossier complet

Retrouvez dans notre dossier toutes les informations, toutes les analyses et toutes les émissions consacrées au coronavirus.

Le dossier consacré à l'épidémie de coronavirus