Modifié le 30 janvier 2014

L'initiative "Contre l'immigration de masse" gagne du terrain

L'écart se resserre entre les partisans et les opposants à l'initiative anti-immigration.
L'écart se resserre entre les partisans et les opposants à l'initiative anti-immigration. [ - ]
Alors que les avis favorables à l'initiative anti-immigration de l'UDC remontent dans le 2e sondage SSR publié mercredi en vue du vote du 9 février, le refus du texte des milieux anti-IVG se confirme ainsi que le oui au FAIF.

L'initiative anti-immigration gagne des points

Depuis la publication, il y a trois semaines, du premier sondage de l'institut gfs.bern pour la SSR en vue des votations fédérales du 9 février, le texte de l'UDC contre l'immigration massive a gagné 6 points, pour atteindre un total de 43% d’avis favorables. A l'inverse, le taux de personnes sondées s'opposant au projet chute de 5 points à 50%, tandis que 7% des personnes se disent encore indécises (Lire: Les Suisses diraient non à l'initiative "contre l'immigration de masse").

Le second sondage publié mercredi révèle en outre que 89% des électeurs UDC sont favorables au plafonnement annuel de l'immigration, soit une hausse de 12%. Côté socialiste, le non se renforce d'un point, à 87%, tout comme chez les libéraux-radicaux, qui sont 63% (+1%) à refuser le texte. Quant aux sympathisants du PDC, ils sont 64% (+3%) à le rejeter.

Le clivage régional continue à peser. Le soutien le plus important provient du Tessin, où une majorité des sondés accepteraient le texte (54%, contre 34%). Une tendance qui s'inverse en Suisse romande avec 54% de refus et 35% de oui. Outre-Sarine, l'écart se resserre avec 49% d'avis défavorables et 46% de sondés qui approuvent l'initiative.

 

L'opposition à l'initiative des milieux anti-avortement se confirme

Un rejet se dessine pour l'initiative "Financer l'avortement est une affaire privée" qui, à l'instar du premier sondage, fait face à 58% d'opposants, alors qu'elle trouve grâce auprès de 36% des personnes questionnées (6% d'indécis).

Les sympathisants PS (86% de non, 12% de oui), des Verts (77% de non, 20% de oui) et du PLR (71% de non, 22% de oui) rejettent nettement le texte contre le remboursement des IVG par l'assurance maladie de base. Gfs.bern note en revanche une importante hausse du oui chez les sympathisants de l'UDC, qui seraient 63% à soutenir le projet (+15%). Côté PDC, l'institut relève une "minorité respectable" d'avis favorables (45%), contre 53% de non.

Le sondage montre également des différences régionales: alors que la Suisse romande balayerait le texte à 70% (21% de oui), la Suisse alémanique le rejetterait à 54% (41%) et le Tessin à 59% (35%). A noter également que cet objet ne crée pas de clivage socio-démographique important.

Le FAIF toujours largement accepté

Le fonds d'infrastructure ferroviaire (FAIF) séduit toujours autant avec un taux inchangé de 56% d'avis favorables. Le projet est rejeté par 28% des personnes sondées (+1%) et réunit 16% d'indécis (-1%). Notons aussi que 19% des personnes se disent "plutôt favorables" et 10% penchent plutôt vers un refus.

Parmi les sympathisants des principaux partis, ceux de l'UDC sont les seuls à refuser majoritairement le projet (52% de non, 35% de oui). Les proches des Verts y seraient largement favorables (92% de oui, 3% de non), suivis de ceux du PS (79% de oui, 12% de non), du PDC (62% de oui, 26% de non) et du PLR (61% de oui, 30% de non).

Le sondage révèle enfin des différences selon les zones d'habitation. Ainsi, 64% des sondés résidant dans des grandes villes accepteraient le FAIF (20% de non), alors que les habitants des petites et moyennes villes seraient 56% à le plébisciter (28% de non). Quant aux personnes vivant dans les zones rurales, elles seraient 47% à l'approuver (39%).

 

Mathieu Henderson avec dk

Publié le 29 janvier 2014 - Modifié le 30 janvier 2014

Hausse de la participation

Les sondés ont été 47% à annoncer vouloir voter le 9 février, soit 6% de plus que par rapport au premier sondage.

Marge d'erreur de +/- 2,7%

Le sondage a été réalisé entre le 20 et le 25 janvier auprès de 1420 citoyens provenant des trois principales régions linguistiques de Suisse. La marge d'erreur se situe entre +/- 2,7%.