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Le règlement du financement de l'infrastructure ferroviaire en question

Le règlement du financement et de l'aménagement de l'infrastructure ferroviaire peut avoir des conséquences sur les gares romandes. [Dominic Favre - Keystone]
Le règlement du financement et de l'aménagement de l'infrastructure ferroviaire peut avoir des conséquences sur les gares romandes. [Dominic Favre - Keystone]
L'avenir ferroviaire suisse fait l'objet d'une votation le 9 février prochain, avec l'acceptation ou non du nouveau règlement du financement et de l'aménagement de l'infrastructure ferroviaire.

Les Suisses voteront sur le règlement du financement et de l'aménagement de l'infrastructure ferroviaire, également appelé FAIF. Ce texte a été élaboré à titre de contre-projet direct à l'initiative populaire "pour les transports publics" de l'Association transports et environnement, retirée entre-temps.

Il prévoit un fonds ferroviaire permanent de 6,4 milliards, qui doit prendre le relais de l'actuel Fonds pour les transports publics et sera alimenté par les mêmes sources (redevance poids lourds, TVA, impôt sur les huiles minérales).

La Confédération y versera 2,3 milliards, les cantons 500 millions par an (au lieu de 300 millions actuellement). Les pendulaires verront les déductions fiscales plafonnées à 3000 francs, ce qui rapportera 200 millions supplémentaires.

Pour: plus de sécurité et de confort

Pour les partisans du projet, ce règlement permet un bon entretiens des voies ferrées et, par conséquent, un amélioration de la sécurité et de la fiabilité.

De plus, les régions périphériques sont mieux raccordées, tandis que les axes surchargés bénéficient d'une amélioration de leur offre, avancent les partisans qui concluent que "le train apporte à notre pays de l'argent, du bien-être et des emplois.

Contre: un désavantage pour les régions périphériques

Pour les opposants du projet, ce montant de 6,4 milliards de francs est exagéré, ce d'autant plus qu'il serait en partie financé par les automobilistes.

De même, le plafonnement de la déduction des frais de déplacement à 3000 francs sera davantage pénalisant pour les automobilistes que pour les usagers des transports publics. Surtout, il désavantage les régions périphérique, dont les habitants sont forcément contraints à davantage de déplacements que ceux des régions urbaines.

Victorien Kissling

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Les mots d'ordre des partis

Quelques partis se sont déjà prononcés sur cet objet de votation. Le PDC et les Verts soutiennent à une quasi-unanimité le texte.