Modifié

Les "pussyhats" envahissent la Place fédérale pour la Journée des femmes

Journée int. de la femme: le commentaire de Fanny Zuercher depuis Berne [RTS]
Journée des femmes: le commentaire de Fanny Zuercher depuis Berne / 12h45 / 1 min. / le 8 mars 2017
La Place fédérale à Berne a été envahie par des centaines de personnes vêtues de bonnets roses, ou "pussyhats", mercredi à l'occasion de la Journée internationale des femmes. Les manifestants demandaient plus d'égalité.

Par solidarité avec les autres mouvements internationaux de lutte féministe, les manifestants, femmes et hommes, ont émis un signal contre la discrimination, l'intolérance, la violence et le sexisme.

Les femmes doivent pouvoir jouir d'une sécurité sociale et économique, de salaires justes et décents ainsi que d'une meilleure conciliation entre famille et travail, ont-ils revendiqué.

Le mouvement des bonnets roses a commencé lors de l'investiture du président américain Donald Trump: portant ces "pussyhats", des milliers de femmes aux Etats-Unis et de par le monde protestaient contre le milliardaire, faisant allusion à son sexisme. Depuis, les couvre-chefs évoquant des oreilles de chat symbolisent la lutte globale contre la discrimination des femmes.

>> A consulter également: Inégalités, violences et sexisme, notre quiz sur les droits des femmes

Bonnets roses à tricoter

Munis d'aiguilles à tricoter et de laine rose, nombre des manifestants tricotaient des bonnets roses sur la Place fédérale. Des élues sous la Coupole ont également joué le jeu: un groupe de conseillères nationales s'est donné rendez-vous mercredi dans la salle des pas perdus du Palais fédéral.

A Neuchâtel, les curieux ont pu assister à des performances au centre-ville durant l'après-midi, organisées par la section cantonale d'Unia, la Marche mondiale des femmes et l'Association pour les droits des femmes. Des acteurs et actrices ont mis en scène la question du partage des tâches entre femmes et hommes, qui, comme celle de l'inégalité salariale n'est toujours pas réglée, disent les organisations dans un communiqué.

Les diverses actions ont vu le jour sous l'impulsion d'organisations féminines, de syndicats, de groupes de migrantes, de partis, d'organisations LGBT (lesbien, gay, bisexuel et transgenre). Selon un communiqué, près de 50 associations suisses se sont unies sous la devise "We can't keep quiet" (Nous ne pouvons pas nous taire).

Contre la réforme vieillesse

En Suisse romande, les femmes syndicalistes ont appelé à la mobilisation mercredi à 17h30 à Fribourg, Genève, La Chaux-de-Fonds (NE), Lausanne, Neuchâtel et Vevey (VD). Elles ont protesté contre la réforme Prévoyance vieillesse 2020.

Les manifestants ont demandé au comité et aux délégués de l'Union syndicale suisse (USS) de "refuser une réforme des retraites qui se fait sur le dos des femmes". Une lettre en ce sens a été signée par plus de 300 syndicalistes.

"L'élévation de l'âge de la retraite des femmes est une économie inacceptable et un démantèlement injustifié d'un droit acquis", ont-ils poursuivi. Pour les signataires, il s'agit d'un "affront de trop", que les femmes n'acceptent pas. Et d'énumérer l'égalité hommes-femmes qui stagne, le travail gratuit toujours pas reconnu, la banalisation du sexisme et la réalité quotidienne des violences à l'encontre des femmes.

A Genève, une bonne centaine de personnes se sont rassemblées en fin de journée à proximité de la gare de Cornavin. Certaines manifestantes étaient coiffées d'un bonnet rose. Le projet de Prévoyance vieillesse a aussi été au centre des discours.

ats/tmun

Publié Modifié

Manifestation sous les fenêtres de Donald Trump

Egalement pour marquer la Journée internationale des femmes, plusieurs centaines de manifestants, dont de nombreuses femmes vêtues de rouge, se sont rassemblés devant la Maison Blanche mercredi afin de défendre le droit à l'avortement et dénoncer les déclarations sexistes du président américain.

"Donald Trump doit partir" ou "C'est à ça que la démocratie ressemble", criaient les manifestants sous les fenêtres de la Maison Blanche, tandis que derrière ses murs se préparait un déjeuner en hommage aux femmes réunissant notamment la Première dame, Melania Trump, et la fille du président, Ivanka.

Des féministes brièvement interpellées après avoir protesté en Russie

Un groupe de féministes a été brièvement interpellé mercredi à Moscou après avoir arboré face au Kremlin une banderole proclamant pour la Journée internationale des femmes: "les hommes sont au pouvoir depuis 200 ans, qu'on en finisse!".

Au total, sept personnes, parmi lesquelles deux journalistes, ont été interpellées et emmenées dans un poste de police pour être interrogées, selon OVD Info, un site internet référençant les arrestations de militants.