Modifié le 02 février 2017 à 08:04

Un congé payé pour les proches aidants envisagé par le Conseil fédéral

Il n'est pas facile de concilier activité lucrative et soins aux proches.
Un congé payé pour les proches aidants envisagé par le Conseil fédéral Le Journal du matin / 1 min. / le 02 février 2017
Le Conseil fédéral veut soutenir les proches aidants. Il a demandé mercredi au Département fédéral de l'intérieur d'élaborer une loi octroyant un congé de courte durée aux personnes qui s'occupent d'un parent malade.

Une des pistes du gouvernement serait que les employés qui soignent un parent malade continuent à toucher leur salaire pendant la durée du congé. 

Pour les parents d'enfants gravement malades ou victimes d'un accident, le Conseil fédéral souhaite un congé de plus longue durée pour tâches d'assistance. "Il conviendra également d'envisager une variante couvrant la perte de salaire par une allocation similaire à l'allocation maternité", estime-t-il.

Reconnu dans l'AVS

En outre, les tâches d'assistance doivent être mieux reconnues dans la loi sur l'assurance-vieillesse et survivants: comme les proches qui aident des personnes présentant une impotence moyenne, ceux qui soutiennent un parent atteint d'une impotence faible devraient avoir droit à des bonifications. Le Conseil fédéral veut également que " la possibilité d'étendre ce droit aux concubins" soit examinée.

Le Département fédéral de l'intérieur est chargé d'élaborer un projet législatif d'ici la fin 2017.

ats/jvia

Publié le 01 février 2017 à 15:52 - Modifié le 02 février 2017 à 08:04

140'000 proches aidants en Suisse

D'après les chiffres avancés par la Confédération, 140'000 personnes en âge de travailler apportent régulièrement soins et assistance à des proches, dont 800 sont des enfants gravement malades ou victimes d'un accident.

Le Parlement planche déjà sur un projet issu de ses rangs pour décharger les parents d'enfants gravement malades ou handicapés via l'assurance invalidité. Au menu: un relèvement des montants du supplément pour soins intenses et la fin de leur déduction de la contribution d'assistance versée pour les impotents vivant à domicile. Le coup de pouce déjà avalisé par le National coûterait 26,5 millions de francs.