Modifié le 27 janvier 2016

La BNS investit toujours plus dans des sociétés d'armement nucléaire

La BNS a investit des actions dans des sociétés américaines, tel que Raytheon, qui produit notamment des armes nucléaires.
La BNS a investit des actions dans des sociétés américaines, tel que Raytheon, qui produit notamment des armes nucléaires. [David Loh - Reuters]
Un rapport mis à jour de la fondation PAX, que s'est procuré le quotidien Tages-Anzeiger, révèle que la Banque nationale suisse aurait investi plus de 600 millions dans des entreprises d'armement nucléaire.

La Banque nationale suisse a investi en 2015 plus de 600 millions de dollars dans 14 entreprises produisant des armes nucléaires, comme les sociétés de défense américaines Northrop Grumman ou Raytheon, révèle mercredi le Tages-Anzeiger.

Un montant qui serait en augmentation. En 2014, la Schweiz am Sonntag et la NZZ estimaient ces investissements entre 250 et 500 millions de francs suisses.

"Des investissements inacceptables" pour ICAN Suisse (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires), qui soutient le rapport, cité dans les colonnes du quotidien alémanique.

La BNS n'a fait aucun commentaire sur le choix de ses investissements.

6 milliards par les banques

Le rapport "Don’t Bank on the Bomb" avait été publié en novembre par la fondation PAX. Il a été diffusé en Suisse par l'ICAN et le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA).

Il révélait que UBS et Credit Suisse avaient investi pour respectivement 5,1 milliards de francs et 1,4 milliard dans l'industrie de l'armement nucléaire.

>> Lire: Le financement des armes nucléaires par les banques suisses dénoncé

sbad

Publié le 27 janvier 2016 - Modifié le 27 janvier 2016

Pas interdits

Les placements de la BNS sont tout à fait légaux.

Mais les auteurs de l'étude accusent la BNS de violer sa propre politique d'investissement qui affirme renoncer à ceux-ci lorsqu'ils touchent des entreprises qui produisent des armes au niveau international.

La BNS investit environ 90 milliards de francs suisses dans des actions de sociétés étrangères, indique le Tages-Anzeiger.