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L'asile, préoccupation essentielle de la présidence Schneider-Ammann

Johann Schneider-Ammann a été élu président de la Confédération pour 2016 le 9 décembre. [Peter Klaunzer - Keystone]
Johann Schneider-Ammann a été élu président de la Confédération pour 2016 le 9 décembre. [Peter Klaunzer - Keystone]
Le président de la Confédération 2016, Johann Schneider-Ammann, a jugé essentiel dans un entretien à SRF de se préoccuper de l'asile, car la Suisse pourrait être largement concernée par la crise migratoire.

Jusqu'à présent, la vague d'immigration s'est arrêtée aux frontières de la Suisse. Mais ce n'est qu'une question de temps jusqu'à ce qu'elle y soit davantage confrontée, a dit samedi le conseiller fédéral à l'émission Rundschau de la radio publique alémanique.

"Nous ferions alors bien d'avoir les bonnes recettes le temps venu. Et je crois que le Conseil fédéral a de bonnes recettes, a rendu attentif le ministre de l'Economie. Le problème est là, ce n'est pas le tout d'en parler, il faut s'y atteler", a ajouté le Bernois.

"Indigne"

"C'est indigne que, de nos jours, des réfugiés se noient en Méditerranée", a renchéri Johann Schneider-Ammann dans un autre entretien paru dans le SonntagsBlick. "C'est un drame et ça me touche beaucoup."

Celui à qui la loi sur l'asile ne permet plus de rester doit en revanche partir rapidement. "Nous avons des règles d'asile claires et elles sont appliquées de manière conséquente. Ceux qui viennent, nous les traitons correctement", assure-t-il.

ats/gax

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"Irréaliste" fermeture

Selon le président de la Confédération, il est "irréaliste de vouloir fermer les frontières", comme le demandent certains milieux conservateurs. "Mais nous voulons savoir qui vient chez nous. On enregistre, on contrôle et on doit rapidement décider de leur accueil. Qui peut rester chez nous doit s'en tenir à nos règles et s'intégrer. C'est décisif pour leur acceptation dans la population", explique encore Johann Schneider-Ammann. Et ce dernier de préciser que le droit d'asile suisse ne reconnaît pas les réfugiés économiques. "Avec raison, à mon avis", note-t-il.