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Sous pression, le ministre Johann Schneider-Ammann se fait discret

Johann Schneider-Ammann. [Marcel Bieri - Keystone]
Johann Schneider-Ammann. [Marcel Bieri - Keystone]
Alors que de récentes révélations sur les constructions offshore visent le groupe Amman, le ministre de l'Economie, attendu lors de deux prochains événements, ne sera finalement pas présent.

Confronté aux critiques concernant la politique d'optimisation fiscale du groupe Ammann, le ministre de l'Economie reste discret. Johann Schneider-Ammann ne participera pas mardi comme prévu à la présentation publique du rapport 2014 sur l'éducation.

Initialement annoncé à cette conférence de presse, le conseiller fédéral sera remplacé par le secrétaire d'Etat à la formation Mauro Dell'Ambrogio. Selon le porte-parole du ministre, cela n'a rien à voir avec la récente polémique.

Absent dimanche prochain

Le ministre de l'économie n'apparaîtra pas non plus publiquement avec les autres conseillers fédéraux dimanche pour commenter les résultats des votations. Aucun des trois objets n'est de la compétence directe de son département.

Sous pression depuis fin janvier

L'émission de la télévision alémanique "Rundschau", suivi par d'autres médias, a dévoilé les constructions offshore du groupe Ammann, lorsqu'il était encore dirigé par le Bernois.

Des millions ont été investis dans des sociétés filiales sises au Luxembourg et à Jersey, deux entités associées à des paradis fiscaux.

ats/moha

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Il affirme "avoir agi correctement"

Dans une prise de position écrite publiée mercredi par "Rundschau" sur Twitter, le ministre de l'économie affirme avoir agi correctement et assumer toutes ses décisions.

"Je prendrai position publiquement sur tous les sujets abordés, au plus tard lorsque les travaux internes des autorités fiscales bernoises seront terminés", peut-on y lire.

Le ministre poursuit: "J'attends ces clarifications avec calme, car les autorités concernées ont toujours été informées de manière complète et parce que toutes les lois ont été respectées". Plusieurs politiciens, notamment à gauche, pressent le conseiller fédéral de s'expliquer publiquement.

Le PLR défend quant à lui son ministre.