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Interdiction d'importer des dauphins et des baleines en Suisse

La révision de la loi touche directement le parc d'attraction Connyland, à Lipperswil (TG), dernier delphinarium de Suisse. [Ennio Leanza - Keystone]
La révision de la loi touche directement le parc d'attraction Connyland, à Lipperswil (TG), dernier delphinarium de Suisse. [Ennio Leanza - Keystone]
Après le Conseil des Etats en mars, le National a accepté mardi la révision de la loi sur la protection des animaux qui interdit l'importation des dauphins et des baleines. Une version plus souple a été écartée.

L'importation des dauphins et baleines sera interdite en Suisse. Le National a suivi mardi le Conseil des Etats sur ce point sensible de la révision de la loi sur la protection des animaux, qui est désormais sous toit. Une solution plus souple n'a pas trouvé grâce devant le plénum.


Une minorité de la commission, emmenée par Kathy Riklin (PDC/ZH), a proposé, au lieu d'interdire l'importation, de n'autoriser la détention que si l'expertise d'un spécialiste désigné par l'Office vétérinaire fédéral (OVF) conclut que l'installation est conforme aux besoins des animaux.


La Chambre du peuple a refusé cette variante par 99 voix contre 72, estimant dans sa majorité que les delphinariums et les zoos ne sont pas adaptés aux besoins des dauphins et des baleines, qui aspirent à de grands espaces et un cadre de vie adapté à leur espèce.


Les animaux sont décédés les 8 et 13 novembre 2011. Des organisation de défense des animaux avaient soupçonné une soirée techno voisine d'avoir causé la mort des mammifères. [Regina Kuehne - KEYSTONE]Les animaux sont décédés les 8 et 13 novembre 2011. Des organisation de défense des animaux avaient soupçonné une soirée techno voisine d'avoir causé la mort des mammifères. [Regina Kuehne - KEYSTONE]Taux de mortalité élevé en captivité

Isabelle Chevalley (PVL/VD), qui est à l'origine de cette disposition sur les dauphins, a notamment cité plusieurs études qui montrent que le taux de mortalité de ces cétacés est plus élevé en captivité que dans la nature. "On ne peut que se réjouir de la disparition des delphinariums", a lancé pour sa part Matthias Aebischer (PS/BE).


Pour Kathy Riklin, interdire une espèce crée un précédent. "Cet article est disproportionné et arbitraire", a-t-elle estimé. "On ne peut pas faire une loi pour un animal spécifique", a renchéri en vain Oskar Freysinger (UDC/VS). Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, au nom du gouvernement, était aussi opposé à une interdiction pure et simple.


ats/vtom


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Connyland touché

Cette disposition touche directement le parc d'attraction Connyland, à Lipperswil (TG), qui reste le seul delphinarium en Suisse. Son directeur Erich Brandenberger avait annoncé récemment qu'il lancerait un référendum si l'interdiction d'importer des dauphins était acceptée.

Ce scénario est toutefois loin d'être certain, car sans partenaire, Connyland ne peut pas financer un référendum, a admis son directeur, interrogé lundi.

La polémique sur la détention des dauphins en Suisse est étroitement liée au parc Connyland, où huit de ses animaux sont décédés en trois ans. Les causes de ces décès sont controversées.

Dignité et bien-être de l'animal

La loi révisée adoptée par le Parlement renforce la protection des animaux, en mettant l'accent sur leur dignité et leur bien-être. Le texte interdit par exemple le transit des animaux d'abattage via les routes suisses.

Seul leur transport par rail ou avion est désormais admis, ce qui règle le sort des transports des animaux entassés dans des camions.

S'agissant des expérimentations animales, l'Office vétérinaire fédéral devra publier le but, le nombre d'animaux utilisés par espèce et la gravité de la contrainte leur ayant été imposée.

Pour ce qui est des peaux de chats et de chiens, en plus de l'importation, déjà prohibée, la révision interdit aussi leur commerce, leur transit et leur exportation.