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Une erreur des autorités françaises serait à l'origine de l'atterrissage forcé d'Alain Berset

Alain Berset est revenu sur son silence après que la police aérienne française l'a contrôlé lors d'un vol privé. [Keystone - Pablo Gianinazzi]
Une erreur des autorités françaises serait à l'origine de l'atterrissage forcé d'Alain Berset / Le Journal horaire / 39 sec. / le 24 juillet 2022
Une mauvaise communication de la part de la sécurité aérienne française serait à l'origine des déboires aériens d'Alain Berset. Des messages radio rapportés par la SonntagsZeitung révèlent une erreur d'identification de l'appareil.

Selon le journal alémanique, l'intervention de la police aérienne à l'encontre du vol privé du conseiller fédéral le 5 juillet entre Ecuvillens près de Fribourg et Châtellerault, dans l'ouest de la France, aurait été provoquée par une grave erreur de la sécurité aérienne française.

Le trajet problématique d'Alain Berset.

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Alors qu'il avait pénétré sans autorisation dans une zone interdite près de l'aérodrome militaire d'Avord, Alain Berset aurait été appelé à trois reprises par radio avec l'identification "HB-TOR" alors que son avion de location, un Cessna 182, portait en réalité l'identification "HB-TDR", explique la SonntagsZeitung, qui a publié des enregistrements des messages radio samedi soir.

Pas concerné

Le Fribourgeois n'a pas réagi à l'appel parce qu'il ne se sentait pas concerné par le sigle employé par les autorités françaises, selon des experts aéronautiques interrogés par le journal. Le principal concerné n'a pas réagi, tout comme son Département fédéral de l'intérieur, contacté dimanche par l'agence de presse Keystone-ATS.

Egalement sollicitée dimanche, l'ambassade de France à Berne n'a pas souhaité commenter cette question "technique" et a déclaré que l'ambassadeur Frédéric Journès, "avait déjà tout dit sur le sujet".

La sécurité aérienne française était entrée en contact avec le Cessna 182 loué par le conseiller fédéral après qu'il ait pénétré sans autorisation dans cette zone interdite.

Comme le ministre ne répondait pas aux messages radio, des avions de combat français l'ont escorté jusqu'à Thouars et l'ont forcé à atterrir, selon les informations officielles. Le conseiller fédéral a pu reprendre son vol après un contrôle de la gendarmerie française au sol.

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ats/jop

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