Modifié

Rebekka Gex-Fabry: "Les diplomates ont certains privilèges en Suisse"

L'invitée de La Matinale (vidéo) - Rebekka Gex-Fabry, directrice du Bureau d'Accueil International de Berne [RTS]
L'invitée de La Matinale (vidéo) - Rebekka Gex-Fabry, directrice du Bureau d'Accueil International de Berne / La Matinale / 11 min. / le 19 janvier 2022
Première interlocutrice des ambassadeurs ou autres consuls qui s’installent à Berne, Rebekka Gex-Fabry connaît tous les rouages de la machine diplomatique suisse. "Mon rôle consiste à les accueillir et les accompagner", explique celle qui se définit bien volontiers comme la "nounou" des diplomates.

Rebekka Gex-Fabry dirige le International Bern Welcome Desk, le bureau d’accueil international de Berne. Elle est la première à occuper ce poste, créé en 2020 par la ville et le canton de Berne, ainsi que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

"Le bien-être de la communauté internationale m'importe. Mais il m'importe aussi de positionner notre pays, le rôle d'Etat hôte est très important. Plus les relations sont bonnes, plus il est facile pour la Suisse d'atteindre ses objectifs au niveau bilatéral et multilatéral", relève-t-elle mercredi dans La Matinale.

Vie pratique

Le rôle de l'Argovienne est surtout axé sur la vie pratique: elle répond aux questions des diplomates sur la recherche d'un logement, l'ouverture d'un compte bancaire ou encore le système de santé.

"C'est du personnel qui est sujet à rotation. Les ambassadeurs restent en Suisse entre trois et cinq ans. Ils ont des objectifs à atteindre, il est donc important pour eux de tisser des liens dès le début", indique Rebekka Gex-Fabry.

Pas d'impôts en Suisse

Question brûlante: les diplomates bénéficient-ils vraiment de privilèges sur notre sol? "Il y en a certains", confirme-t-elle. "En Suisse, c'est notamment l'accès facilité au marché du travail pour les personnes accompagnantes. Par ailleurs, le personnel diplomatique ne paye pas d'impôts en Suisse, mais directement dans son pays d'origine."

Par contre, les diplomates sont bien tenus de payer leurs amendes. "S'ils ne le font pas, le DFAE entrera en contact avec eux", signale Rebekka Gex-Fabry.

Propos recueillis par David Berger

Adaptation web: Guillaume Martinez

Publié Modifié