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Trois oeuvres d'entraide suisses exigent la justice climatique

Les oeuvres d'entraide demandent davantage de justice climatique, notamment pour la BNS. [Gaetan Bally - KEYSTONE]
Trois oeuvres d'entraide demandent plus de justice climatique. / Le Journal horaire / 33 sec. / le 17 février 2021
Action de Carême, Pain pour le prochain et Etre Partenaires revendiquent plus de justice climatique. Elles exigent que les principaux responsables de la crise climatique assument les conséquences de leurs actes.

Cette revendication de ces trois oeuvres d'entraide suisses vaut aussi pour la Banque nationale suisse (BNS). A la fin 2019, la BNS détenait près de six milliards de dollars en actions dans des sociétés qui extraient des énergies fossiles, ont souligné mercredi les trois organisations lors d'une conférence de presse en ligne. Elle finance de ce fait le rejet de 43 millions de tonnes d'équivalent de dioxyde de carbone par an, soit un volume presque aussi important que les émissions intérieures de la Suisse.

Réchauffement de 4 à 6 degrés

Selon Miges Baumann, responsable de la politique de développement de Pain pour le prochain, "la stratégie d'investissement mise en oeuvre par la BNS favorise une trajectoire de réchauffement de quatre à six degrés". Cette fourchette dépasse "largement" le niveau inscrit dans l'accord de Paris sur le climat de 2015, déplore l'expert.

Dans le cadre de leur campagne oecuménique, les trois organisations ont lancé une pétition exhortant la BNS à se défaire de tous ses investissements dans les énergies fossiles. Il s'agirait là "d'un signal fort lancé à la place financière suisse, car la BNS compte parmi les principaux investisseurs institutionnels mondiaux", expliquent-elles.

Injustice climatique

Intitulée "Justice climatique, maintenant!", la campagne oecuménique 2021 entend sensibiliser à la situation dans les pays du Sud. Typhons, inondations, sécheresses: les habitants les plus défavorisés sont frappés de plein fouet par les conséquences du réchauffement, alors qu'ils n'en sont pratiquement pas responsables.

Les 50% les plus pauvres de la population mondiale ne génèrent en effet que 10% des émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation, tandis que les 10% les plus riches en produisent près de 50%, rappellent les trois organisations partenaires.

ats/jpr

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