Modifié le 08 avril 2019 à 12:32

L'UDF va déposer son référendum "Contre la loi de censure" lundi à 16h

L'Union Démocratique Fédérale annonce avoir récolté assez de signatures pour son référendum contre la révision de la norme antiraciste qui sanctionne l'homophobie. Le parti a obtenu les 50'000 signatures en ayant écarté celles obtenues par "insouciance des signataires".

"Non à la censure", le nom du référendum de l'UDF. "Non à la censure", le nom du référendum de l'UDF. [UDF] Le petit parti ultra-conservateur dit avoir écarté les signatures problématiques révélées par le conseiller national valaisan Mathias Reynard.

Dans un courrier reçu par l'émission Mise au Point de la RTS, Marc Früh, président de l'UDF du Jura bernois, écrit: "J'ai le privilège de vous annoncer que le référendum sera effectivement déposé. Le tri des paraphes obtenus par insouciance des signataires, qui a coûté énormément de temps et d'effort, arrive à son terme. Le nombre exact de signatures sera communiqué lors du dépôt à la chancellerie".

Une récolte de signatures problématique

Le conseiller national Mathias Reynard avait dénoncé la manière dont étaient récoltées les signatures pour le référendum de l'UDF contre la révision de la norme pénale antiraciste. Cette proposition, partie d'une initiative parlementaire de l'élu valaisan, vise à étendre cette norme à la discrimination basée sur l'orientation et l'identité sexuelle. Elle rendrait punissable les comportements homophobes.

>> Lire: Polémique autour du référendum de l'UDF contre la norme antiraciste

Les personnes récoltant les paraphes présentaient le référendum de l'UDF comme "une récolte de signatures pour lutter contre l'homophobie dans l'armée", ainsi que le montre la vidéo publiée sur Twitter par Mathias Reynard, qu'il avait lui-même filmée.

La norme antiraciste étendue

Le Parlement avait étendu la norme antiraciste du Code pénal à la discrimination basée sur l'orientation sexuelle au même titre que le racisme ou l'antisémitisme. Cette loi vise à protéger les communautés homosexuelle, bisexuelle, transgenre ou intersexe – représentée par l'acronyme LGBTQIA+. Cette proposition était partie d'une initiative parlementaire du socialiste valaisan Mathias Reynard.

Tous ceux qui militent contre l'homophobie s'inquiètent maintenant de ce qu'il va advenir de la loi, nécessaire selon eux pour défendre les communautés LGBTQIA+.

Stéphanie Jaquet

Publié le 07 avril 2019 à 20:50 - Modifié le 08 avril 2019 à 12:32