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Des "proximètres" pour respecter la distanciation sanitaire au CERN

L'appareil vibre en cas de rapprochement prolongé. [Brice Maximilien - CERN]
Le CERN instaure le port de "capteurs de proximité" pour lutter contre le coronavirus / Le 12h30 / 1 min. / le 27 février 2021
Les entreprises où le télétravail n'est pas possible ont dû mettre en place les mesures sanitaires imposées, comme le masque, le désinfectant et la distanciation. Près de Genève, le CERN a opté pour une solution novatrice: des capteurs de proximité.

Ces appareils ont été baptisés "proximètres". D'une épaisseur de 2 centimètres, ils ont le format d'une carte de crédit. Et lorsque deux collègues se rapprochent à moins de deux mètres pendant plus de 30 secondes, ils donnent l'alerte via une vibration similaire à celle des smartphones.

Système généralisé dès mars

Après un essai pilote, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) va les imposer dès le mois de mars à tous les collaborateurs qui se rendent sur le site.

Ces "proximètres" inciteront le personnel à garder une distance de sécurité, mais ils permettent aussi d'améliorer le traçage sur ce centre situé de part et d'autre de la frontière franco-suisse.

"On a opté pour ce type de dispositif de façon à aider le traçage des contacts", explique le responsable de l'unité de la santé et de la sécurité au travail au CERN samedi dans le 12h30. "On a la particularité d'être à cheval entre deux pays et il était donc utile pour nous de trouver une solution de traçage en interne", poursuit Benoît Delille.

Protection des données respectée

La question du respect de la sphère privée a été soigneusement étudiée, assure le CERN, qui se fixe des règles strictes en la matière. Avec ces appareils, il ne s'agit pas de localiser les lieux où se trouvent les personnes, mais de détecter les rapprochements.

"Il n'y a pas de géolocalisation des contacts", souligne Benoît Delille. "Et le CERN a mis en place depuis janvier 2019 une procédure équivalente à la RGPD dans l'Union européenne ou à la loi fédérale sur la protection des données en Suisse. C'est dans ce cadre que le développement et le déploiement des proximètres est réalisé".

Le CERN ne donne en revanche aucune précision sur le coût de ce dispositif qui devrait rester en place jusqu'à la fin de la pandémie.

Guillaume Rey/oang

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