Modifié le 06 mars 2019 à 10:47

L'Europe a sélectionné la "machine à remonter le temps" de l'EPFL

Bruxelles vient d'octroyer un financement d'un million d'euros pour le développement du projet "Time Machine" de l'EPFL. Cette initiative scientifique européenne vise à exploiter le vaste héritage culturel du continent par les Big Data.

Bruxelles a sélectionné ce projet, aux côtés de cinq autres, en tant que finaliste du programme FET (Technologies futures et émergentes), qui doit permettre à l'un d'entre eux de décrocher un financement de 1,1 milliard de francs sur dix ans à partir de 2020 (à l'exemple du Human Brain Project en 2013). La "Time Machine" dispose désormais d'un an pour tenter de décrocher la timbale.

Il s'agit en résumé, rappelle le communiqué de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), d'une infrastructure informatique et de numérisation à grande échelle qui fera une cartographie exhaustive de l’évolution sociale, culturelle et géographique de l'Europe.

Embryon de ce projet européen, l'EPFL avait lancé en 2012 le projet "Venice Time Machine", piloté par Frédéric Kaplan, professeur en humanités digitales à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et coordinateur du projet Time Machine:

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Le court du jour - Publié le 19 novembre 2018

Quel avenir pour la machine à remonter le temps de l'EPFL?

Le court du jour
Le court du jour - Publié le 27 novembre 2018

oang

Publié le 02 mars 2019 à 18:52 - Modifié le 06 mars 2019 à 10:47

Une alliance unique et un réseau de villes

Le projet "Time Machine" réunit, selon le communiqué de l'EPFL, "une alliance unique d’importantes organisations académiques et de recherche en Europe, d’institutions d’héritage culturel et d’entreprises privées."

Outre les 33 principales institutions scientifiques qui seront financées par la Commission européenne, plus de 200 organisations issues de 33 pays y participent.

Parmi elles, sept bibliothèques nationales dont la Bibliothèque nationale suisse, 19 archives étatiques, dont les Archives fédérales, de célèbres musées comme celui du Louvre, 95 institutions académiques et de recherche, 30 entreprises européennes et 18 organes gouvernementaux.

"Time Machine" est aussi un réseau de villes toujours plus vaste. A leur niveau, des projets sont actuellement en phase de développement à Venise (par l'EPFL), Amsterdam, Paris, Budapest ou Nuremberg, notamment.