Modifié le 31 mars 2014 à 08:51

Après la mort d'un jeune à Yverdon, d'autres agressions se préparaient

Bagarre mortelle à Yverdon
Bagarre mortelle à Yverdon Mise au Point / 17 min. / le 30 mars 2014
Suite au décès de Dylan à Yverdon (VD) en janvier, la police a analysé les téléphones des auteurs présumés de l'agression et constaté que sept autres opérations se préparaient, a appris la RTS dimanche.

Suite au décès du jeune Dylan le 16 janvier à Yverdon-les-Bains (VD) et l'annonce de l'arrestation - deux mois plus tard - de dix-huit jeunes soupçonnés d'être les auteurs de l'agression (lire: Dix-huit mineurs d'un gang interpellés à Yverdon-les-Bains ), l'enquête connaît un nouveau développement, comme l'indique la RTS dimanche dans Mise au point.

Les téléphones "parlent"

En effet, l'analyse des téléphones portables des jeunes interpellés effectuée par la police révèle que - après avoir déjà frappé une douzaine de personnes depuis le début de l'année - la bande était en train de préparer sept autres passages à tabac prochainement, comme l'a indiqué la police cantonale à Mise au Point.

Les jeunes s'envoyaient des messages via l'application Whatsapp pour choisir leurs victimes, généralement au hasard, et non connues du groupe pour éviter que quelqu'un ne soit identifié. La police locale se dit démunie face à cette jeunesse violente qui opère dans la ville du Nord vaudois avec un sentiment d'impunité totale depuis plusieurs années.

Sébastien Faure et Bertrand Theubet/gax

Publié le 30 mars 2014 à 19:18 - Modifié le 31 mars 2014 à 08:51

Rappel des faits

- Un mineur est décédé le 16 janvier 2014 à Yverdon-les-Bains (VD) après avoir été agressé sur la place Bel-Air.

- Le 14 mars, soit deux mois après le drame, la police vaudoise annonce que l'enquête a permis d'interpeller dix-huit auteurs présumés d'agressions, âgés de 15 à 17 ans. les perquisitions menées aux domiciles des suspects ont conduit à la découverte d'armes factices, de trois couteaux, de deux sprays au poivre et de deux pistolets soft air.

- Simultanément, seize victimes âgées de 14 à 18 ans, qui avaient été menacées ou frappées, ont été entendues. Deux d'entre elles avaient dû être hospitalisées au mois de janvier. Neuf plaintes ont été enregistrées pour menaces et agressions.