Modifié le 14 août 2012 à 11:35

L'affaire Christian Varone n'est pas close pour la Turquie

Christian Varone lors de la conférence de presse qu'il a tenue ce vendredi 3 août 2012.
Audience pour Christian Varone en Turquie le 25 septembre Forum / 13 min. / le 06 août 2012
Accusé de vol de biens culturels en Turquie pour avoir ramassé une pierre au bord de la route, le commandant de la police valaisanne Christian Varone fera l'objet d'une audience en Turquie le 25 septembre, selon une information de RTSinfo.

La libération mardi passé de Christian Varone sans condition - c'est-à-dire sans caution et sans interdiction de quitter le territoire turc - avait pu laisser penser qu'il s'agissait d'un acquittement. En réalité, il s'agissait uniquement d'une mise en liberté, qui n'exclut pas un jugement sans détention.

5 à 12 ans de prison possibles

En l'occurrence, selon l'avocate du commandant de la police cantonale valaisanne jointe lundi par RTSinfo, l'enquête est terminée et l'acte d'accusation est prêt. Une audience aura lieu le 25 septembre prochain à Antalya.

Théoriquement, Christian Varone encourt une peine de 5 à 12 ans d’emprisonnement. Mais son avocate se déclare optimiste : "Les choses évoluent positivement", a-t-elle confié.

Mehmet Gultas/vkiss

Publié le 06 août 2012 à 17:49 - Modifié le 14 août 2012 à 11:35

La pierre aurait une valeur archéologique

Selon le directeur de l’Office de tourisme et de la culture et celui du Musée archéologique d’Antalya, joints par RTSinfo, la pièce que Christian Varone avait décrite comme "sale" et "sans inscription" mais "jolie", proviendrait d’une tête de colonne corinthienne. C’est la conclusion d’une expertise soumise à deux archéologues.

"Même si cela est relativement rare, il arrive que des touristes emportent avec eux sans le savoir des pièces ayant une valeur archéologique, reconnaît le directeur de l’Office de tourisme et de la culture. Mais dans le cas présent, il s’agit d’une pierre travaillée, dont on aurait pu penser que Christian Varone, qui est un homme cultivé, puisse douter de la valeur".