Modifié le 02 novembre 2014 à 15:04

La Fédération mondiale des associations pour le droit de mourir déménage à Genève

Suicide assisté, mais à quelles conditions?
Le barbiturique utilisé pour l'aide au suicide en Suisse. [Alessandro Della Bella - Keystone]
Actuellement à New York, la Fédération mondiale des associations pour le droit de mourir va déménager à Genève. La section alémanique d'Exit a voté contre ce déménagement en Suisse.

Le Congrès mondial de la Fédération mondiale des associations pour le droit de mourir a pris la décision de principe de déménager de New York à Genève. Son comité s'occupe actuellement des démarches nécessaires à un déménagement prévu début 2015.

La raison évoquée concerne "des problèmes administratifs à attendre" de la part des autorités fiscales américaines. Genève est un bon choix en raison des conditions cadres favorables qui y prévalent pour les ONG et autres organisations d'utilité publique, écrit la Fédération mondiale dans un communiqué.

La Suisse, "lieu de liberté"

Dans son organe de presse, Exit Suisse alémanique écrit que "le déménagement à Genève et donc des statuts conformes au droit suisse a suscité une vive discussion".

Mais le Congrès mondial a rapidement estimé que la Suisse comme lieu de liberté constituait le meilleur choix pour le siège de la fédération.

ats/mre

Publié le 02 novembre 2014 à 14:37 - Modifié le 02 novembre 2014 à 15:04

Exit opposé à l'installation en Suisse

Les sections de Suisse alémanique et d'Allemagne d' Exit ont voté contre cette proposition, selon la Schweiz am Sonntag.

La section alémanique craint qu'après la discussion sur les "touristes de la mort" la venue de la Fédération mondiale en Suisse n'affecte négativement l'opinion publique.

L'association Dignitas, qui est également membre de la Fédération mondiale, voit dans le déménagement le meilleur signe d'un droit très libéral pour les associations en Suisse.

52 membres de la fédération

Cinquante-deux associations pour le droit de mourir de 24 pays sont membres de la Fédération mondiale.

Cette dernière les soutient et leur livre des informations, mais ne propose pas elle-même d'assistance au suicide.