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Référendum contre le durcissement de la loi genevoise sur les logements sociaux

Une vue aérienne Genève et sa région, le 19 mai 2021. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Genève: l’Asloca et des partis de gauche veulent rendre les logements sociaux plus accessibles / Le 12h30 / 1 min. / le 1 septembre 2021
A Genève, un référendum a été lancé mercredi contre le durcissement des critères d'obtention d'un logement social. En juin, la majorité de droite au Grand Conseil a fait passer le délai de résidence préalable exigé de deux à quatre ans continus.

La gauche, les associations de locataires et sociales ainsi que les syndicats contestent cette modification de la loi générale sur le logement et la protection des locataires (LGL). Le comité estime que le texte fait passer le critère d'urgence sociale au second plan au profit du critère de durée de résidence.

"Cette loi aura des effets pervers pour ceux, peu importe la couleur de leur passeport, qui vivent en dehors du canton et qui veulent s'installer à Genève. Au vu de la pénurie de logements et de la cherté des loyers, elle va créer des frontaliers", a critiqué la vice-présidente de l'ASLOCA Genève, Carole-Anne Kast. Et de relever qu'elle concerne tant les personnes précaires que la classe moyenne.

Une longue file d'attente

De leur côté, les sections cantonales de Caritas et du Centre social protestant (CSP) rappellent que le délai d'attente pour obtenir un des 18'000 logements subventionnés que compte le canton est actuellement d'environ trois ans à partir de l'inscription. Selon Alain Bolle, directeur du CSP, 80% des demandeurs attendent depuis plus de cinq ans, et 8000 demandeurs figurent sur les listes des HBM.

"Allonger le délai de carence, c'est allonger la situation de précarité", a souligné Sophie Buchs, directrice de Caritas Genève. Alors que les autres prestations sociales peuvent être obtenues après deux ans de résidence, les référendaires craignent que cette loi ne crée un précédent. Ils estiment aussi qu'elle va coûter cher aux collectivités publiques en aide sociale.

Les référendaires ont jusqu'au 20 septembre pour déposer 500 signatures valables seulement. En effet, la LGL est soumise au référendum facilité.

ats/cab

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