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De nouvelles auditions sont demandées dans la procédure pénale de Pierre Maudet

Pierre Maudet. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
De nouvelles auditions sont demandées dans la procédure pénale de Pierre Maudet / Le 12h30 / 1 min. / le 28 août 2020
Un des co-accusés de Pierre Maudet souhaite entendre de nouvelles personnes s’agissant du financement d’un sondage en 2017. Le conseiller d'Etat genevois, lui, renonce à demander des actes d’instruction complémentaires à l’échéance du délai imparti par le Ministère public, jeudi.

L’instruction pénale touchant Pierre Maudet pourrait se poursuivre encore quelques mois. La RTS a appris qu’un de ses co-accusés a demandé jeudi à entendre de nouveaux témoins dans le cadre du financement d’un sondage en 2017. Les cinq prévenus avaient jusqu’à jeudi pour demander des actes d’instruction complémentaires, le Parquet ayant clos son enquête début juillet.

Quatre des cinq accusés, dont Pierre Maudet, ont renoncé à solliciter de nouvelles auditions. Mais pas Magid Khoury. Ce professionnel de l’immobilier est l’un des organisateurs du voyage du conseiller d’Etat genevois à Abu Dhabi en 2015. Il l’a aussi aidé à financer un sondage en 2017 à hauteur de 15'000 francs.

L’homme, défendu par Me Marc Hassberger, estime que son apport financier ne diffère pas de celui octroyé par d’autres personnalités pour les campagnes successives de Pierre Maudet. Or, le Parquet a classé la procédure touchant le financement politique de l’activité de l’élu, notamment l’apport du groupe hôtelier Manotel. Plusieurs auditions seront donc demandées, comme par exemple celles d’autres donateurs.

Le Parquet doit statuer

Le Ministère public genevois doit maintenant statuer sur cette demande. Rien ne l’oblige à l’accepter. Si de nouvelles personnes devaient être entendues, toutefois, l’instruction se verrait prolongée.

Début juillet, les trois procureurs chargés de l’enquête avaient informé les parties qu'il entendait "renvoyer en jugement les prévenus pour les faits relatifs au voyage à Abu Dhabi en novembre 2015, au sondage de 2017 en faveur de Pierre Maudet, à la procédure suivie pour la délivrance de l'autorisation d'exploiter l'établissement l'Escobar et pour des faits de violation du secret de fonction". L’édile, ses deux anciens bras droits et deux de ses connaissances sont poursuivis pour acceptation et octroi d’avantage, abus d’autorité ou encore violation du secret de fonction.

Raphaël Leroy/boi

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