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Peines confirmées pour les activistes du climat à Fribourg

les activistes du climat sont souvent soutenus par leurs propres parent [RTS]
Les activistes du climat sont souvent soutenus par leurs propres parents / 19h30 / 2 min. / le 18 juin 2021
Les 30 activistes du climat prévenus d'avoir bloqué Fribourg Centre le 29 novembre 2019, jour de Black Friday, ont été condamnés en appel vendredi par le juge de police de la Sarine. Leurs 12 avocats vont recourir devant le Tribunal cantonal, jusqu'à Strasbourg s'il le faut.

Le juge Benoît Chassot a confirmé dans les grandes lignes les ordonnances pénales prononcées en 2020. L'action n'était pas "apte à résoudre la problématique du réchauffement climatique", a dit le juge. Les accusés sont condamnés pour avoir participé à une manifestation non autorisée, troublé l'ordre public et ignoré les injonctions de la police.

Le juge de police a toutefois réduit les peines pécuniaires avec sursis et les amendes fermes à des montants compris entre 100 et 400 francs, au lieu de 200 à 500 francs. Une des prévenues a été encore déchargée de l'accusation de contrainte pour s'être enchaînée à un caddie dans le but d'empêcher l'accès à Fribourg Centre.

>> L'interview dans Forum d’Irène Wettstein, l’une des avocates des activistes du climat:

Peines confirmées pour les activistes du climat à Fribourg: interview d’Irène Wettstein [RTS]
Peines confirmées pour les activistes du climat à Fribourg: interview d’Irène Wettstein / Forum / 4 min. / le 18 juin 2021

Réchauffement climatique pas remis en cause

Le juge n'a pas remis en question la notion de réchauffement climatique, mais il a estimé que l'action menée par les prévenus ne pouvaient en aucun cas faire avancer leur cause. Ils pouvaient pour cela employer d'autres moyens comme la politique.

Lors d'un point presse, les avocats ont dit leur colère après le verdict. Ils ont annoncé vouloir faire recours et aller jusque devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) à Strasbourg, a affirmé l'un d'eux, Christian Delaloye, pour qui "aucun moyen ne fonctionne malgré 26 COP (conférences sur le climat de l'ONU)".

Pendant tout le procès, les activistes ont affirmé avoir agi par état de nécessité face à l'urgence climatique. L'état de nécessité est un axe de défense qui a déjà été utilisé dans d'autres procès climatiques récents comme à Lausanne ou à Genève.

Mais, la semaine dernière, un jugement du Tribunal fédéral a rejeté le principe de l'état de nécessité licite pouvant justifier la désobéissance civile.

>> Lire: Partie de tennis au Credit Suisse: les activistes désavoués au Tribunal fédéral

Maurice Doucas/lan avec ats

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