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Bienne veut des places en crèches pour tous les enfants de la ville

Bienne veut en finir avec les listes d'attente pour les places en crèche: interview de Cédric Nemitz [RTS]
Bienne veut en finir avec les listes d'attente pour les places en crèche: interview de Cédric Nemitz / Forum (vidéo) / 4 min. / le 12 septembre 2019
C'est une première en Romandie: la ville de Bienne veut offrir des places de crèches pour tous les enfants. Terminées les listes d’attente, il y aura de la place pour tout le monde à partir du mois d’août 2020. Elle introduit aussi des bons de garde.

Il s'agit d'un changement fondamental du financement de la prise en charge des petits enfants. Jusqu'à présent, certaines crèches étaient subventionnées, mais dès l'an prochain les parents seront soutenus et pourront demander des bons de garde à faire valoir dans toutes les centres de vie enfantine, qu'ils soient publics ou privés. L'idée émane de la droite.

Ces bons bénéficieront à davantage d'ayants droit. Aujourd'hui, il existe 710 places de crèches en ville de Bienne, dont un peu plus de 360 sont subventionnées. La cité seelandaise fait toutefois face à un manque d'environ 240 places d'accueil, ce qui génère des longues listes d'attente pour les places subventionnées, tandis que les crèches qui ne le sont pas sont trop peu occupées.

Avec les bons de garde, les crèches privées et municipales seront en concurrence directe. Il sera donc libre aux parents de choisir l'établissement qui leur convient. Au total, ce système permettra de subventionner 600 places.

"Prêts à faire cet investissement"

Cette mesure devrait coûter un million de francs à la ville de Bienne et quatre millions de plus pour le canton. "C'est un gros investissement et nous sommes prêts à en assumer les conséquences financières", affirme dans Forum Cédric Nemitz, conseiller municipal biennois et directeur de la Formation.

"Une partie des familles a la chance d'avoir une place subventionnée et d'autres sont sur liste d'attente. C'est une injustice qui perdure et le but est de pouvoir régler ce problème", développe le municipal qui voit dans ce projet la possibilité pour les familles de concilier vies privée et professionnelle, mais surtout l'occasion pour les enfants de se développer et acquérir de nouvelles compétences.

L'objet devra passer en votation populaire en février prochain dans la ville horlogère.

aa/jfe

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