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Mis sous pression par un embargo, le Qatar résiste avec le soutien de l'Iran

A l'intérieur d'un supermarché à Doha, le 5 juin 2017. [Citizenside - AFP]
A l'intérieur d'un supermarché à Doha, le 5 juin 2017. [Citizenside - AFP]
Le Qatar fait le dos rond dans la crise du Golfe, affirmant que, contrairement à ses adversaires, il ne forcera pas les citoyens des pays ayant rompu avec lui à partir. Les exportations de gaz se poursuivent normalement, a-t-il aussi assuré.

De son côté, l'Iran a annoncé dimanche avoir envoyé des tonnes de fruits et légumes vers le Qatar, soumis à un embargo de la part de plusieurs de ses voisins dont l'Arabie saoudite.

Lorsque la crise a éclaté le 5 juin, sur fond d'accusations de "terrorisme" contre Doha, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn avaient donné 14 jours aux Qataris pour quitter leurs territoires.

Mais, refusant de répliquer à l'identique, le Qatar vient de déclarer que les détenteurs de passeports de ces pays -ils seraient 11'000 selon des chiffres officiels de Doha- peuvent rester dans l'émirat.

Doha "ne prendra pas de mesures contre des résidents du Qatar qui possèdent la nationalité des pays ayant rompu les relations ou réduit leurs relations diplomatiques avec l'Etat du Qatar, sur fond de campagnes hostiles et tendancieuses".

Léger assouplissement

De leur côté, les autorités d'Arabie, des Emirats et de Bahreïn ont légèrement assoupli leur position dimanche. Elles ont donné des directives pour que soient pris en compte des "cas humanitaires de familles mixtes", susceptibles d'être séparées en raison de la crise.  

En dépit de la pression extrême qui pèse sur lui, le Qatar veut donner l'impression qu'il peut tenir longtemps.

>> Lire aussi: Le Qatar disposerait de suffisamment de denrées alimentaires pour un an

Le gaz, première ressource du Qatar

Le géant énergétique Qatar Petroleum (QP) a indiqué avoir "mobilisé toutes les ressources disponibles" pour assurer les livraisons à ses clients en dépit de la crise. "Business as usual", a affirmé QP.

Premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), le Qatar avait annoncé en avril qu'il augmentait la production du plus grand champ gazier du monde, au nord de l'émirat, qu'il partage avec l'Iran.

C'est le gaz qui a permis à l'émirat de s'enrichir et d'affirmer des ambitions régionales et internationales depuis une vingtaine d'années. 

afp/ta

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Le Qatar accusé de soutenir des "organisations extrémistes"

Les adversaires de Doha dans le Golfe, mais aussi l'Egypte, ont non seulement rompu leurs relations, mais ils ont aussi fermé leurs frontières aériennes, maritimes et terrestres, et pris des mesures contre des médias du Qatar, dont la chaîne de télévision Al-Jazeera. Ils reprochent au Qatar de soutenir des "organisations extrémistes" et de se rapprocher de l'Iran, grand rival chiite du royaume saoudien sunnite.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson avait appelé vendredi Ryad et ses alliés à alléger le blocus qui a "des conséquences humanitaires". Plus tard, le président Donald Trump avait cependant adopté un ton plus ferme, exhortant Doha à arrêter "immédiatement" de financer "le terrorisme".

Le Qatar, qui héberge une immense base militaire américaine cruciale dans la lutte contre le groupe Etat islamique, a rejeté toutes les accusations lancées contre lui.

Le patron de la FIFA convaincu que le Mondial au Qatar n'est pas menacé

Gianni Infantino est persuadé que la Coupe du monde 2022 au Qatar n'est pas en danger, malgré la crise qui frappe le Golfe. "Je suis confiant dans le fait que la région va revenir à une situation normalisée", a dit le président de la FIFA au Matin Dimanche.

"La Coupe du monde, c'est en 2022. Dans cinq ans. Évidemment, si le football peut apporter une petite contribution, de quelque manière que ce soit, à une amélioration, je n'hésiterai pas à proposer mon aide", a déclaré le dirigeant haut-valaisan dans son interview.