Modifié le 07 février 2017 à 14:47

François Fillon convainc les convaincus, mais pas le reste de l'électorat

La défense de François Fillon, embourbé dans l'affaire des emplois présumés fictifs de plusieurs membres de sa famille, peine à convaincre les Français.
La défense de François Fillon, embourbé dans l'affaire des emplois présumés fictifs de plusieurs membres de sa famille, peine à convaincre les Français. [Philip Rock - ANADOLU AGENCY]
Deux tiers des sympathisants du parti de droite Les Républicains souhaitent que François Fillon maintienne sa candidature à la présidentielle française, selon un sondage. Mais au total, seuls 35% des sondés sont de cet avis.

La défense de François Fillon durant sa conférence de presse de lundi a semble-t-il convaincu les sympathisants de son parti Les Républicains: deux tiers (67%) d'entre eux souhaitent que l'ancien Premier ministre n'abandonne pas la course à l'Elysée.

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C'est neuf points de plus que la semaine dernière, selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico, réalisé après son point presse lundi et diffusé mardi.

Intentions de vote en forte baisse

Mais si l'on considère le total des 927 personnes de l'échantillon sondé, seuls 35% souhaitent que François Fillon maintienne sa candidature et 65% ont indiqué préférer son remplacement.

Jusque là favori des sondages pour l'élection, François Fillon a brutalement dévissé dans les intentions de vote après l'éclatement de l'affaire dite du "Penelopegate". Désormais derrière la candidate d'extrême droite Marine Le Pen et le centriste Emmanuel Macron, il ne serait pas qualifié pour le second tour, selon des enquêtes réalisées avant son intervention de lundi.

La justice dans le collimateur

Après ses "excuses" lundi aux Français, le candidat de la droite à l'élection présidentielle tente mardi de relancer sa campagne. Première étape de sa reconquête: une visite d'usine puis un échange informel avec les salariés et des entrepreneurs. Auparavant, il a réuni mardi en fin de matinée les parlementaires de droite.

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Devant sa famille politique, François Fillon a de nouveau mis en cause le Parquet national financier (PNF), qui a ouvert une enquête préliminaire sur les soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille.

"J'ai compris qu'il était naïf de croire que la justice serait rendue sereinement et rapidement", a-t-il déclaré. "Un parlementaire ne peut pas faire l'objet d'une incrimination pénale pour détournement de fonds publics", a ajouté François Fillon, dénonçant une "violation du secret professionnel".

rens/agences

Publié le 07 février 2017 à 13:46 - Modifié le 07 février 2017 à 14:47