Publié le 28 juin 2016 à 18:03

Barcelone hausse à son tour le ton contre Airbnb et d'autres plateformes

Issue du mouvement des Indignés, la maire de Barcelone élue l'an passé a déclaré la guerre à la "bulle touristique".
Issue du mouvement des Indignés, la maire de Barcelone élue l'an passé a déclaré la guerre à la "bulle touristique". [Albert Gea - Reuters]
La mairie de Barcelone a présenté mardi un plan de lutte contre la location illégale d'appartements touristiques, comprenant des peines d'amende jusqu'à 600'000 euros contre Airbnb et consorts ainsi que les propriétaires.

"Le gouvernement municipal introduira des changements dans le régime de sanctions qui s'applique jusqu'à présent", a expliqué en conférence de presse la responsable municipale de l'urbanisme, Janet Sanz.

"Nous voulons parvenir à des amendes pouvant aller jusqu'à 600'000 euros", a-t-elle ajouté, les plus faibles étant de 30'000.

Les premières cibles de ce type de sanctions pourraient être la compagnie américaine Airbnb et sa concurrente HomeAway.

Publicité réprimandée

La mairie de Barcelone avait déjà annoncé en décembre avoir infligé à chacune de ces plateforme d'hébergement chez l'habitant deux amendes de 30'000 euros, pour avoir fait la publicité de logements qui n'étaient pas habilités à recevoir des touristes.

Depuis, certaines pages internet n'ont pas retiré les annonces. Et la mairie a décidé de se faire plus sévère, en brandissant la menace des 600'000 euros d'amende pour récidive, selon Janet Sanz.

>> Lire aussi: La future maire de Barcelone veut éviter une "bulle touristique"

afp/jgal

Publié le 28 juin 2016 à 18:03

Réguler l'activité touristique débordante

La municipalité est dirigée depuis un an par l'ancienne militante Ada Colau, égérie du mouvement des Indignés, devenue une alliée-clef du parti anti-austérité Podemos. Elle s'est donnée pour priorité de réguler l'activité touristique débordante dans la ville de 1,6 million d'habitants, visitée chaque année par 27 millions de personnes, selon la mairie.

Il s'agit notamment de freiner la location au noir de logements par le biais des plateformes. "Cette offre illégale a un impact très négatif dans nos quartiers, elle augmente le prix des loyers, crée une économie parallèle et nuit à la bonne entente entre voisins", a dit Mme Sanz.

Les habitants se plaignent notamment des nuisances sonores engendrées, la nuit, par les touristes en goguette.