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Deuil, colère et solidarité, les réactions des dirigeants internationaux

"Nous sommes prêts à fournir toute l'assistance dont le gouvernement et la population de la France auront besoin", a notamment déclaré Barack Obama. [ANDREW HARRER /POOL - EPA/Keystone]
Les chefs d’Etat apportent leur soutien à la France / Le 12h30 / 55 sec. / le 14 novembre 2015
De Barack Obama à Vladimir Poutine et Simonetta Sommaruga, les chefs d'Etat du monde entier ont condamné les attaques qui ont fait 120 morts à Paris vendredi et ils ont exprimé leur solidarité aux autorités françaises.

Les Etats-Unis et leur président Barack Obama ont affirmé vendredi leur pleine solidarité avec Paris. Washington a offert d'aider la France à "traduire les terroristes en justice". Ces attentats "ne sont pas seulement une attaque contre Paris", mais "une attaque contre toute l'humanité et nos valeurs universelles", a déclaré le chef de l'Etat américain lors d'une brève allocution solennelle à la Maison Blanche.

>> l'élocution de Barack Obama:

"On ne peut pas terroriser la France et ses valeurs", a réagi Barack Obama [RTS]
"On ne peut pas terroriser la France et ses valeurs", a réagi Barack Obama / L'actu en vidéo / 55 sec. / le 14 novembre 2015

>> Le suivi des événements en direct: La France frappée par une vague d'attentats sans précédent qui a fait 120 morts

De son côté, le secrétaire d'Etat John Kerry a condamné dans un tweet une "agression contre l'humanité et les gens épris de liberté".

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a assuré samedi que "la Suisse était en pensée avec la France".

>> Lire: Simonetta Sommaruga: "La Suisse est en pensée avec la France"

Vladimir Poutine exprime sa solidarité

Le président Vladimir Poutine a lui exprimé ses condoléances et la solidarité de la Russie au président François Hollande et à l'ensemble du peuple français, selon l'agence de presse TASS.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, le président du conseil des ministres italien Matteo Renzi et le Premier ministre indien Narendra Modi ont également fait part de leur solidarité et de leur soutien.

Le Canada s'est dit, via son Premier ministre Justin Trudeau, "solidaire de la France" après "les violentes attaques" vendredi soir à Paris.

Cameron et Merkel "choqués"

Le Premier ministre britannique David Cameron et la chancelière allemande Angela Merkel se sont dits choqués et bouleversés et ont adressé leurs pensées et leurs prières aux victimes, à leurs proches et à toute la population de Paris.

Angela Merkel: "Nous mènerons le combat à vos côtés" [RTS]
Angela Merkel: "Nous mènerons le combat à vos côtés" / L'actu en vidéo / 59 sec. / le 14 novembre 2015

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a présenté ses "condoléances les plus profondes" à la France après les attentats meurtriers de Paris vendredi soir et a réclamé un "consensus de la communauté internationale contre le terrorisme".

Nous condamnons de la manière la plus ferme, ensemble avec le pape et avec tous ceux qui aiment la paix", a pour sa part communiqué le porte-parole du Vatican.

La reine Elizabeth II s'est dite "profondément choquée et attristée" dans un message de condoléances adressé au président français François Hollande, ainsi que dans ce message publié sur Twitter.

Bachar al-Assad condamne

Le président syrien Bachar al-Assad a condamné samedi les attentats en ajoutant que la "terreur sauvage" est ce que vit la Syrie depuis cinq ans.

Bachar al-Assad: "Nous souffrons de la même menace terroriste" [RTS]
Bachar al-Assad: "Nous souffrons de la même menace terroriste" / L'actu en vidéo / 24 sec. / le 14 novembre 2015

De son côté, le président iranien Hassan Rohani a également condamné des "crimes contre l'humanité".

Des monarchies arabes du Golfe, Arabie saoudite et Emirats arabes unis en tête, ont dénoncé les attentats "terroristes" en France, Ryad et Abou Dhabi prônant une coopération internationale pour éradiquer "ce fléau dangereux et destructeur" qui menace tous les pays.

Israël propose son aide

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné l'ordre aux agences israéliennes de sécurité et de renseignements de fournir à la France "toute l'assistance possible" après les attentats de Paris, selon un haut responsable israélien.

Quant au gouvernement japonais s'est dit "choqué et en colère" que "des actes de terrorisme inhumains et odieux aient fait tant de victimes" et travaillera avec la communauté internationale à "la prévention du terrorisme".

Bruxelles, l'ONU et l'OTAN ont aussi pris la parole

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est dit "profondément choqué". "Nous exprimons notre pleine solidarité avec le peuple de France", a écrit le Luxembourgeois dans un tweet.

Le conseil de sécurité de l'ONU a dénoncé "des attaques terroristes barbares et lâches".

"Nous demeurons forts et unis dans le combat contre le terrorisme. Le terrorisme ne vaincra jamais la démocratie", a déclaré Jens Soltenberg, secrétaire général de l'OTAN.

La Chine s'est déclarée "profondément choquée". "Le terrorisme est l'ennemi de l'humanité entière et la Chine soutient fermement la France dans ses efforts".

Choc et colère en France

Les principaux politiciens français se sont également exprimés sur ces attaques, appelant -pour la plupart sur Twitter-, à l'unité ou partageant leur émotion. Pour la Maire de Paris Anne Hidalgo, sa ville est "touchée au coeur face à ces inqualifiables actes de barbarie".

"Les terroristes ont engagé la guerre à la France. Notre pays ne doit pas reculer (...) La guerre que nous devons livrer doit être totale", a affirmé Nicolas Sarkozy devant la presse.

Nicolas Sarkozy: "La guerre doit être totale" [RTS]
Nicolas Sarkozy: "La guerre doit être totale" / L'actu en vidéo / 1 min. / le 14 novembre 2015

Alain Juppé, Maire de Bordeaux, a appelé la France à "faire bloc" et à l'"unité avec les autorités et forces de sécurité".

Marine Le Pen, présidente du Front national, a déclaré dans la nuit de vendredi à samedi dans un tweet: "une colère noire nous serre le coeur".

En outre, les trois principaux partis politiques français (le PS, le FN et les Républicains) ont annoncé la suspension de leur campagne électorale pour les élections régionales prévues en décembre.

agences/apyt/hend

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