Modifié le 19 janvier 2014 à 09:56

Barack Obama prévient que la NSA continuera à espionner

Selon le New York Times, le plan prévoit de limiter la durée pendant laquelle les enregistrements peuvent être conservés, et de demander l'aval d'un juge pour les cas spécifiques.
Le président américain Barack Obama a confirmé à la télévision publique allemande ZDF que la NSA allait continuer à s'intéresser aux intentions des gouvernements de par le monde. [Jim Watson - AFP]
Les renseignements américains continueront à s'intéresser aux gouvernements étrangers, a indiqué samedi le président américain Barack Obama sur la chaîne publique allemande ZDF tout en garantissant que la chancelière Angela Merkel ne serait plus surveillée.

Nous allons continuer à espionner: après avoir annoncé vendredi une réforme limitée des opérations de surveillance, le président américain Barack Obama a enfoncé le clou samedi dans une interview à la chaîne de télévision allemande ZDF, où les révélations sur des écoutes font scandale depuis des mois.

Tout juste a-t-il concédé à l'égard d'Angela Merkel que ces activités seraient telles qu'elles n'affecteraient pas leurs relations, alors qu'un portable de la chancelière aurait été écouté par la NSA selon Edward Snowden, l'ancien consultant de l'agence de renseignement qui distille depuis l'été des documents.

Portable épargné

"Tant que je suis président des Etats-Unis, la chancelière allemande n'aura pas à s'inquiéter", a dit Barack Obama dans l'entretien enregistré vendredi à Washington et diffusée samedi soir. Il insiste sur la relation "d'amitié et de confiance" qu'entretiennent les deux pays.

Le portable de la chancelière elle-même sera peut-être épargné, mais de manière générale, il n'est aucunement question de renoncer à des pratiques qui servent "nos objectifs diplomatiques et politiques", a précisé le président américain

afp/jgal

Publié le 19 janvier 2014 à 08:51 - Modifié le 19 janvier 2014 à 09:56

L'UE attend des actes

Les Européens ont salué assez fraîchement les engagements de Barack Obama de rogner les pouvoirs de la NSA, l'agence qui a mis sur écoutes leurs dirigeants. Ils exigent des actes du président américain pour le sommet UE-Etats-Unis, prévu le 26 mars à Bruxelles.

L'ampleur des écoutes téléphoniques menées dans l'Union européenne et la diversité des cibles ont choqué les citoyens, surtout en Allemagne.

Les dirigeants européens avaient sommé Barack Obama de mettre un terme à ces activités contre l'UE. Ils lui ont donné jusqu'à l'été 2014 pour mener une série d'actions, dont la réforme des activités de la NSA.

L'allocution du président américain n'a pas dissipé les inquiétudes et son absence de remords a jeté un froid.