Modifié le 27 septembre 2012 à 12:39

Julian Assange s'exprime par vidéoconférence devant les Nations unies

Julian Assange s'exprime devant les Nations Unies
Julian Assange s'exprime devant les Nations Unies L'actu en vidéo / 1 min. / le 27 septembre 2012
Le fondateur de WikiLeaks a pris la parole mercredi par vidéoconférence lors d'une séance aux Nations unies à New York. Il a appelé les Etats-Unis à cesser "leurs persécutions" à l'égard de son organisation.

Toujours réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange s'est adressé mercredi par vidéoconférence aux participants d'une réunion organisée en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Lors de cette séance, convoquée spécifiquement pour discuter de son dossier, Julian Assange a prononcé son allocution aux côtés du ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino.

"Régime du secret"

L'Australien a remercié l'Equateur de lui avoir offert "l'asile politique", avant de prendre la défense de Bradley Manning, le soldat américain accusé d'avoir communiqué à WikiLeaks un grand nombre de documents classifiés. Le militaire risque la prison à vie s'il est reconnu coupable. Julian Assange a estimé que "Bradley Manning [était] un héros et [devait] être libéré par les Etats-Unis". 

Le fondateur de WikiLeaks a enfin accusé l'administration américaine de créer un "régime du secret", avant d'appeler Barack Obama à "faire ce qui est juste" en mettant fin aux "persécutions à l'égard de WikiLeaks, de son personnel et de ses sources présumées".

Eviter l'extradition

L'Australien tente d'éviter son extradition en Suède, où il est recherché pour être interrogé sur des accusations de crimes sexuels. Depuis le 19 juin, il est réfugié à l'ambassade d'Equateur à Londres, où la police britannique ne peut l'arrêter.

Julian Assange et ses partisans estiment que le dossier judiciaire ouvert en Suède fait partie d'un complot orchestré par Washington pour le traduire en justice aux Etats-Unis au sujet de son travail avec WikiLeaks, qui a publié des milliers de documents secrets du gouvernement américain.

agences/ptur

Publié le 27 septembre 2012 à 11:29 - Modifié le 27 septembre 2012 à 12:39