Le suivi de la situation en Ukraine le 18 juillet. [Reuters]
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Appel aux Européens à "tenir le coup" face aux conséquences de la guerre en Ukraine

- Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a appelé les Européens à "tenir le coup" face à la flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation, conséquences de la guerre en Ukraine. "C'est une épreuve de résistance pour nos sociétés", a-t-il déclaré.

- Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont réaffirmé leur volonté de soutenir l'Ukraine et d'accroître la pression sur Moscou malgré la menace d'une rupture des livraisons de gaz russe.

- Vladimir Poutine a appelé à surmonter les graves difficultés posées par les sanctions privant la Russie des hautes technologies occidentales dont elle est très dépendante.

- Diversifier les fournisseurs ne suffira pas: l'Union européenne va devoir réduire plus rapidement qu'aujourd'hui sa demande de gaz pour constituer ses stocks, si elle veut tenir l'hiver sans gaz russe, a prévenu le directeur de l'Agence internationale de l'énergie.

- Le chef des services de sécurité intérieure et la procureure générale d'Ukraine ont été seulement suspendus et pas officiellement limogés par le président Volodymyr Zelensky, a précisé son directeur de cabinet adjoint. Une enquête est ouverte en raison de multiples soupçons de trahison de certains de leurs subordonnés au profit des Russes.

Suivi assuré par RTSinfo

06h00

Le suivi de la journée de mardi

19h30

Bloquée en Russie, la chaîne d'opposition Dojd redémarre depuis l'étranger

La chaîne de télévision d'opposition Dojd, qui avait suspendu ses activités après avoir été bloquée en Russie, a repris lundi sa diffusion depuis l'étranger, où sa rédaction a fui la répression exacerbée ayant suivi l'offensive en Ukraine.

Sur sa chaîne Youtube, le média a diffusé une émission d'informations présentée par son rédacteur en chef et présentateur vedette Tikhon Dziadko.

Le 3 mars, dans les premiers jours de l'attaque du Kremlin en Ukraine, Dojd avait choisi de suspendre son travail après avoir été bloquée par le régulateur des télécoms russes, qui lui reprochait sa couverture critique du conflit.

18h30

Comment expliquer la décision de Zelenksy de suspendre deux hauts responsables ukrainiens?

Pour Alexander Query, reporter pour le média anglophone "The Kyiv independent", la décision de Volodymyr Zelensky de suspendre la procureure générale et le chef des services de sécurité du pays est d’abord une question de timing.

"Zelenksy doit montrer patte blanche à l’Union européenne depuis que l’Ukraine a obtenu son statut de candidate. Or, ces personnes étaient déjà jugées problématiques par la société civile", a-t-il analysé dans l'émission Forum.

Par ailleurs, la guerre joue également un rôle. "Elle agit comme révélateur de réformes qui auraient dû être entreprises bien avant (...) Volodymyr Zelensky se rend compte que c’est le moment de nettoyer le système (...) C'est plutôt bon signe", poursuit-t-il.

>> Ecouter l'analyse d’Alexander Query dans Forum :

Le président ukrainien suspend deux hauts responsables ukrainiens pour trahison: interview d’Alexander Query (vidéo)
Le président ukrainien suspend deux hauts responsables ukrainiens pour trahison: interview d’Alexander Query (vidéo) / Forum / 5 min. / le 18 juillet 2022

17h00

Josep Borrell appelle les Européens à "tenir le coup"

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a appelé les Européens à "tenir le coup" face à la flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation, conséquences de la guerre en

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. [Keystone - EPA/Stéphanie Lecocq]
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. [Keystone - EPA/Stéphanie Lecocq]

Ukraine.

"C'est une épreuve de résistance pour nos sociétés", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Bruxelles.

"Je suis sûr que (le président russe Vladimir) Poutine compte sur la fatigue des démocrates. Je suis sûr qu'il croit que les démocraties sont faibles. Les sociétés européennes ne peuvent pas se permettre d'être fatiguées", a-t-il déclaré.

"Les sociétés européennes et les gouvernements des États membres de l'Union européenne doivent continuer à défendre les décisions qu'ils ont prises", a martelé Josep Borrell, évoquant les sanctions qui doivent "continuer à mettre la pression sur l'économie de la Russie, sachant qu'il n'y a pas de solution miracle".

>> Écouter aussi les explications de La Matinale :

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. [Keystone - EPA/Stéphanie Lecocq]Keystone - EPA/Stéphanie Lecocq
L'Union européenne prépare le terrain à de nouvelles sanctions contre la Russie / La Matinale / 1 min. / le 19 juillet 2022

16h30

Les efforts de l'UE encore insuffisants pour tenir l'hiver sans gaz russe, selon l'AIE

Diversifier les fournisseurs ne suffira pas: l'Union européenne va devoir réduire plus rapidement qu'aujourd'hui sa demande de gaz pour constituer ses stocks, si elle veut tenir l'hiver sans gaz russe, a prévenu lundi le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), "inquiet pour les mois qui viennent".

"Il ne faut pas juste compter sur les ressources gazières non-russes: celles-ci ne vont tout simplement pas suffire en volume pour remplacer les livraisons de Russie", souligne Fatih Birol, dans un article publié par son organisation.

"Et ce même si l'offre de Norvège et d'Azerbaïdjan afflue à capacités maximum, même si les livraisons d'Afrique du Nord approchent leur niveau de l'an dernier, et même si la croissance des flux de GNL garde son rythme du premier semestre".

16h00

La justice russe inflige 360 millions d'euros d'amende à Google à cause de contenus sur l'Ukraine

Un tribunal de Moscou a condamné lundi à 21 milliards de roubles d'amende (363 millions de francs) le géant américain Google pour n'avoir pas supprimé des contenus dénonçant l'offensive en Ukraine, a annoncé le gendarme russe des télécoms Roskomnadzor.

L'agence précise que la plateforme de vidéos YouTube, propriété de Google, n'avait pas bloqué "de fausses informations" sur l'offensive en Ukraine, ainsi que des contenus "faisant la propagande de l'extrémisme et du terrorisme" ou "appelant des individus mineurs à participer à des manifestations non autorisées".

15h50

L'UE renforce son soutien à l'Ukraine et fait front contre Moscou

Armes, argent, sanctions: les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont réaffirmé leur volonté de soutenir l'Ukraine et d'accroître la pression sur Moscou malgré la menace d'une rupture des livraisons de gaz russe.

"Certains dirigeants européens ont déclaré que les sanctions étaient une erreur, une faute. Je ne pense pas que ce soit une erreur, c'est ce que nous devons faire, et nous continuerons à le faire", a affirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, en réponse à des critiques du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, qui y voyait "une erreur", car "elles n'ont pas atteint leur but".

"Les sanctions fonctionnent", soutient au contraire Josep Borrell. "Elle frappent durement Vladimir Poutine et ses complices, et leurs effets sur l'économie russe vont encore s'accroître", a-t-il soutenu dans un billet de blog publié ce week-end.

"Retirer les sanctions serait fatal. C'est notre crédibilité qui est en jeu", a insisté le ministre luxembourgeois Jean Asselborn.

Mais les dirigeants européens s'inquiètent de voir l'hostilité aux sanctions progresser dans l'opinion publique alors que les prix des carburants, du gaz et de l'électricité flambent en Europe.

La guerre menée par le Kremlin en Ukraine a des répercussions pour nos citoyens "confrontés à des prix très élevés des matières premières et de l'énergie", a reconnu la nouvelle ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib.

"La Russie essaie de nous démoraliser", a accusé Anna Lührmann, la ministre allemande aux Affaires européennes, se distant prête à "toutes sortes de scénarios".

15h25

L'UE veut "doubler" ses importations de gaz d'Azerbaïdjan

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé un accord avec l'Azerbaïdjan pour doubler "en quelques années" les importations de gaz en direction de l'UE.

La Commission cherche à diversifier les approvisionnements européens pour s'affranchir des approvisionnements russes dont l'Europe est très dépendante. Moscou a déjà commencé à fermer le robinet et les Européens craignent une rupture totale des livraisons en réaction aux sanctions prises contre l'invasion de l'Ukraine.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. [AP Photo - Geert Vanden Wijngaert]
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. [AP Photo - Geert Vanden Wijngaert]

"L'UE se tourne vers des fournisseurs d'énergie plus fiables. Je suis aujourd'hui en Azerbaïdjan pour signer un nouvel accord. Notre objectif: doubler les livraisons de gaz de l'Azerbaïdjan à l'UE en quelques années. (Ce pays) sera un partenaire essentiel pour notre sécurité d'approvisionnement et sur la voie de la neutralité climatique", a déclaré Ursula von der Leyen dans un message sur Twitter.

L'Azerbaïdjan a fourni l'an dernier quelque 8 milliards de mètres cube de gaz naturel à l'Europe, via des pipelines passant par la Géorgie et la Turquie.

14h40

Kiev appelle l'UE à ne pas plier face à Moscou

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a appelé ses homologues de l'UE à ne pas céder à Vladimir Poutine sur les sanctions contre la Russie, car "reculer et se plier à ses exigences ne fonctionnera pas, c'est un piège".

e"Le véritable objectif de Poutine est la paupérisation de l'Europe. Il veut retourner l'opinion publique contre les gouvernements en place, dans l'espoir de les remplacer par des forces radicales qui seraient plus favorables à la Russie", a-t-il averti dans une adresse à ses homologues réunis à Bruxelles.

14h15

Vladimir Poutine veut surmonter les "difficultés colossales" causées par les sanctions

Vladimir Poutine a appelé à surmonter les graves difficultés posées par les sanctions privant la Russie des hautes technologies occidentales dont elle est très dépendante.

"Ayant conscience des difficultés colossales qui se trouvent face à nous, nous allons chercher intensivement et intelligemment de nouvelles solutions", a déclaré le président russe lors d'une réunion retransmise à la télévision publique, relevant que son pays était face à un blocage "presque total" de l'accès aux technologies occidentales.

"Aujourd'hui, ce ne sont pas seulement des limitations, mais un blocage presque total qui est mis en oeuvre contre notre pays concernant l'accès aux produits étrangers de haute technologie", a-t-il affirmé.

La Russie est visée par des sanctions occidentales d'ampleur et nombre d'entreprises étrangères se sont retirées du pays en réaction à l'assaut militaire lancée contre l'Ukraine.

13h45

La Suisse refuse d'accueillir des soldats et des civils ukrainiens blessés

Au nom de la neutralité, la Suisse ne va pas accueillir des soldats ou des civils ukrainiens blessés. Si les cantons et les hôpitaux étaient prêts à le faire, la Confédération a refusé la demande de l'Otan, révèle le Tages-Anzeiger.

Les Conventions de Genève de 1949, documents clés du droit international de la guerre, contiennent une disposition spéciale pour les Etats neutres, qui s'appliquerait, selon le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Dans le cas où un pays neutre soigne des soldats blessés d'Etats belligérants, il doit veiller à ce que les soldats, une fois guéris, "ne puissent plus participer à des opérations de guerre", précisent les Conventions.

Le DFAE préfère donc apporter son aide directement en Ukraine, en appuyant les hôpitaux sur place. Contacté par la RTS, le Comité international de la Croix-Rouge mentionne qu'il n'y a pas d'obligation, pour les Etats tiers, d'accueillir des blessés de guerre. Mais sous la Coupole fédérale, l'argumentaire de la Confédération déçoit certains parlementaires.

>> Lire en détail : La Suisse refuse d'accueillir des soldats et des civils ukrainiens blessés

>> Ecouter aussi les explications du 12h30 :

La Suisse refuse d'accueillir des soldats et des civils ukrainiens blessés. [KEYSTONE - NARIMAN EL-MOFTY]KEYSTONE - NARIMAN EL-MOFTY
Le Conseil fédéral a refusé d'accueillir des personnes ukrainiennes blessées pendant la guerre / Le 12h30 / 1 min. / le 18 juillet 2022

11h45

Bombardements dans le sud et l'est

Outre le Donbass, épicentre de l'offensive russe, des bombardements ont également été signalés lundi à Mikolaïv (sud) ainsi que dans les régions de Kharkiv (nord-est) et de Dnipropetrovsk (centre-est).

"Mykolaïv a été soumise à des tirs massifs de roquettes dans la nuit de dimanche à lundi. Un concessionnaire automobile et un centre de vente de machines agricoles ont été touchés. Les frappes n'ont pas fait de victimes, selon les premières informations", a indiqué la chaîne Telegram du gouverneur de la région.

Deux morts à Kharkiv

Deux personnes ont péri en 24 heures dans des bombardements russes dans la région de Kharkiv, selon le gouverneur de la région.

Dans la région de Dnipropetrovsk, "l'ennemi a bombardé Nikopol plusieurs fois pendant la nuit", selon le point matinal de la présidence ukrainienne. "Au préalable, une personne a été blessée et transportée à l'hôpital. Jusqu'à 10 bâtiments privés ont été détruits, un hôpital, deux usines locales et le port ont été endommagés".

11h30

La procureure générale et le chef de la sécurité seulement suspendus

Le chef des services de sécurité intérieure et la procureure générale d'Ukraine ont été seulement suspendus et pas officiellement limogés par le président Volodymyr Zelensky, a fait savoir son directeur de cabinet adjoint.

Volodymyr Zelensky a déclaré dimanche qu'Ivan Bakanov et Irina Venediktova avaient été écartés de leurs fonctions respectives de chef du SBU et de procureure générale en raison de dizaines de cas de collaboration avec la Russie au sein de leurs services.

Andriy Smyrnov, directeur de cabinet adjoint de la présidence ukrainienne, a précisé à la télévision qu'Irina Venediktova avait été suspendue et qu'Ivan Bakanov avait été "provisoirement relevé de ses fonctions" le temps de procéder à des "vérifications et investigations".

Prié de dire si ces deux responsables pourraient retrouver leurs postes à l'issue de ces enquêtes, il a répondu: "Nous vivons dans un Etat de droit et bien sûr, je peux envisager cela."

11h20

Six morts dans un bombardement russe à Toretsk, dans l'est de l'Ukraine

Six personnes ont été tuées dans un bombardement russe à Toretsk, ville du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, a annoncé le service ukrainien des Situations d'urgence.

"Un immeuble a été détruit par un obus à Toretsk bombardée dans la matinée. Les sauveteurs ont récupéré cinq corps. Trois personnes ont été dégagées des décombres dont une est décédée à l'hôpital", selon un communiqué accompagné de photos de décombres.

L'opération de secours s'est achevée lundi matin, selon la même source

Les images des décombres à Toretsk. [Reuters - Press service of the State Emergency Service of Ukraine/Handout]
Les images des décombres à Toretsk. [Reuters - Press service of the State Emergency Service of Ukraine/Handout]

11h00

Le Canada renvoie en Allemagne une turbine après réparation

Le Canada, où a été réparée une turbine russe destinée au gazoduc Nord Stream 1, a expédié dimanche cet équipement par avion vers l'Allemagne, rapporte le quotidien russe Kommersant. Selon le journal, la turbine réparée, dont l'entretien est assuré par le groupe allemand Siemens Energy, devrait arriver sur le sol russe autour du 24 juillet, si la livraison ne connaît aucun problème logistique ou douanier.

Trois à quatre jours de travaux préparatoires seront ensuite nécessaires, précise le journal. Le gazoduc Nord Stream 1, qui relie la Russie à l'Allemagne, fait l'objet d'une maintenance annuelle jusqu'au 21 juillet et le sort de cette turbine a été au coeur de tensions géopolitiques diverses au cours des dernières semaines.

Alors que Moscou est la cible de sanctions occidentales en raison de son offensive militaire en Ukraine, les gouvernements européens craignent notamment que cette opération ne soit volontairement prolongée pour perturber les plans de stockage en cours pour l'hiver prochain.

Le géant gazier russe Gazprom a réduit ses livraisons de gaz vers l'Allemagne via le gazoduc Nord Stream 1 depuis la mi-juin en invoquant le retour tardif de la turbine en réparation au Canada et le Kremlin a fait savoir au début du mois que l'approvisionnement en gaz de l'Europe serait augmenté en cas de restitution de la turbine.

10h00

La reprise des exportations de céréales d'Ukraine est "une question de vie ou de mort", affirme Borrell

La reprise des exportations de céréales depuis l'Ukraine est une "question de vie ou de mort" et nous avons "espoir" qu'un accord soit trouvé cette semaine pour débloquer le port d'Odessa, a déclaré lundi le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

"La vie de (...) dizaines de milliers de personnes dépend de cet accord" en train d'être négocié entre la Russie, l'Ukraine, la Turquie et les Nations unies, a-t-il expliqué à son arrivée à Bruxelles pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE consacrée à la guerre en Ukraine.

Le projet d'accord vise à faire sortir par la mer Noire quelque 20 millions de tonnes de céréales bloquées dans des silos ukrainiens à cause de l'offensive menée par Moscou.

Il doit aussi faciliter les exportations russes de céréales et d'engrais, affectées par les sanctions occidentales qui frappent les chaînes logistiques et financières russes. La Russie a annoncé un "document final" pour une réunion organisée cette semaine par la Turquie.

09h30

H&M va cesser ses activités en Russie

Le géant suédois de l'habillement Hennes & Mauritz (H&M), qui avait déjà suspendu ses ventes en Russie depuis mars, a annoncé qu'il allait se désengager progressivement de ce pays du fait de l'invasion de l'Ukraine.

"Après mûre réflexion, nous voyons qu'il est impossible de continuer notre activité en Russie compte tenu de la situation", a déclaré la directrice générale du groupe.

Dans le cadre de son désengagement du marché russe, H&M prévoit de rouvrir temporairement ses magasins, fermés quelques jours après le début de l'invasion de l'Ukraine, afin de vendre son inventaire restant.

Selon le groupe, ce retrait devrait lui coûter un total de 2 milliards de couronnes suédoises (environ 189 millions d'euros), en incluant une réduction de ses liquidités d'environ 1 milliard de couronnes. Les pertes seront imputées sur les comptes du troisième trimestre, a-t-il précisé.

Un magasin H&M fermé à Omsk. [Reuters - Alexey Malgavko]
Un magasin H&M fermé à Omsk. [Reuters - Alexey Malgavko]

07h45

Vers un nouveau paquet de sanctions européennes

Lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne vont débattre d'un durcissement des sanctions contre Moscou, les salves successives adoptées jusqu'à présent ayant isolé et durement frappé économiquement la Russie, sans la faire reculer ou renoncer à son invasion lancée le 24 février.

Ils doivent se pencher sur deux propositions de la Commission européenne d'interdire les achats d'or à la Russie pour aligner les sanctions de l'UE sur celles de ses partenaires du G7, et d'inscrire de nouvelles personnalités russes sur la liste noire de l'UE.

"Moscou doit continuer à payer le prix fort pour son agression", a déclaré vendredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen après avoir transmis les nouvelles mesures aux Vingt-Sept.

07h30

La journaliste Marina Ovsiannikova relâchée après une brève interpellation

La journaliste russe Marina Ovsiannikova, devenue célèbre après son irruption en direct à la télévision avec une pancarte critiquant l'offensive de Moscou en Ukraine, a indiqué avoir été relâchée quelques heures après son interpellation. "Je suis à la maison. Tout va bien", a-t-elle déclaré sur Facebook dans la nuit. "Désormais, je sais qu'il vaut mieux quitter la maison avec mon passeport et un sac", a-t-elle ajouté.

Selon son avocat, Marina Ovsiannikova a été interpellée car elle est soupçonnée d'avoir "discrédité" l'armée lors d'une prise de parole devant un tribunal de Moscou où elle s'était rendue la semaine dernière pour soutenir un opposant, Ilia Iachine, écroué pour avoir critiqué l'offensive russe en Ukraine.

Marina Ovsiannikova avait fait irruption sur le plateau du journal russe. [EPA/Keystone]
Marina Ovsiannikova avait fait irruption sur le plateau du journal russe. [EPA/Keystone]

Ce chef d'accusation, introduit après le lancement de l'intervention militaire en Ukraine, est passible d'une lourde peine d'emprisonnement. Pour l'heure, les autorités n'ont pas annoncé l'ouverture d'une enquête pénale contre la journaliste.

Marina Ovsiannikova est devenue mondialement célèbre mi-mars après avoir surgi, en plein journal du soir, sur le plateau d'une chaîne de télévision pro-Kremlin pour laquelle elle travaillait alors avec une pancarte critiquant l'offensive en Ukraine et la "propagande" des médias contrôlés par le pouvoir. Brièvement détenue dans la foulée, elle avait été relâchée avec une amende à payer.

01h00

Zelensky limoge sa procureure générale et son chef de la sécurité

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche soir le limogeage de la procureure générale et du chef des services de sécurité du pays. Ce en raison de multiples soupçons de trahison de certains de leurs subordonnés au profit des Russes.

"J'ai pris la décision de relever de leurs fonctions la procureure générale" Iryna Venediktova, "et le chef des services de sécurité" (SBU) Ivan Bakanov, a déclaré Volodymyr Zelensky. Les autorités ukrainiennes enquêtent sur plus de 650 cas de soupçons de trahison de responsables locaux, dont 60 dans les zones occupées par les forces russes et prorusses, a-t-il ajouté dans son adresse du soir.

"Un si grand nombre de crimes contre les fondations de la sécurité nationale et les liens établis entre des responsables ukrainiens en charge de l'application des lois et les services spéciaux russes posent des questions très sérieuses aux dirigeants concernés. Chacune de ces questions recevra une réponse", a-t-il poursuivi.

Iryna Venediktova a notamment dirigé l'enquête sur les atrocités présumées commises au début de l'invasion par les forces russes dans la ville de Boutcha, banlieue au nord-ouest de Kiev, devenues aux yeux de l'Occident un symbole des "crimes de guerre" russes en Ukraine.

Iryna Venediktova dans les ruines de Borodyanka. [Reuters - Zohra Bensemra]
Iryna Venediktova dans les ruines de Borodyanka. [Reuters - Zohra Bensemra]

00h00

Le déroulé de la journée de vendredi

>> Le détail des événements lors de la journée de mardi : Le naufrage du Moskva a fait un mort et 27 disparus, annonce la Russie