Le suivi de la situation en Ukraine. [Keystone]
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Severodonetsk toujours bombardée, un bâtiment symbolique de la ville détruit

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que ses soldats "résistaient" à Severodonetsk, où d'intenses combats de rue se poursuivaient contre les troupes russes, ville stratégique dont dépend le contrôle de l'entière région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine.

- Le Palais des Glaces, un des symboles de la ville, a été détruit dans un incendie provoqué par les bombardements russes, a annoncé vendredi sur Telegram Sergueiï Gaïdaï, le gouverneur de la région de Lougansk.

- L'Ukraine a réclamé des armes d'artillerie occidentale "de longue portée" qui lui permettraient selon elle de reprendre rapidement la ville stratégique de Severodonetsk.

- Le président russe Vladimir Poutine a comparé sa politique à celle du tsar Pierre le Grand lorsque ce dernier avait combattu la Suède au 18e siècle, envahissant une partie de son territoire, ainsi que la Finlande, une partie de l'Estonie et de la Lettonie. "On a l'impression qu'en combattant la Suède, il s'emparait de quelque chose. Il ne s'emparait de rien, il reprenait", a-t-il dit.

- "Jusqu'à 100 soldats ukrainiens" sont tués et "500 blessés chaque jour" dans les combats avec l'armée russe, a déclaré jeudi le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov.

Suivi assuré par RTSinfo

00h00

La suite des évènements

23h30

Volodymyr Zelensky parle "armes lourdes" et adhésion à l'UE avec Emmanuel Macron

Lors d'un échange téléphonique, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué avec Emmanuel Macron l'aide militaire de la France à l'Ukraine, y compris en "armes lourdes", a précisé le président français. La candidature de Kiev à l'entrée dans l'Union européenne a aussi été abordée.

Dans un tweet, Volodymyr Zelensky a assuré avoir informé Emmanuel Macron de "la situation sur le front" face aux forces russes. "Nous avons discuté d'autres aides militaires pour l'Ukraine", a-t-il ajouté avant de conclure: "une attention particulière a été consacrée aux moyens de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE".

Paris a confirmé dans un communiqué l'appel téléphonique entre les deux présidents. Emmanuel Macron "a interrogé le président Zelensky sur les derniers développements sur le terrain, ainsi que sur ses besoins en termes d'équipements militaires, d'appui politique, de soutien financier et d'aide humanitaire".

21h45

Le président de l'UA appelle au déminage rapide du port d'Odessa

Le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall, président en exercice de l'Union africaine, a appelé au déminage du port ukrainien d'Odessa pour permettre les exportations de céréales et a dit avoir reçu l'assurance du président Vladimir Poutine que la Russie n'attaquerait pas.

Sans la reprise des exportations, l'Afrique, très dépendante des importations de céréales ukrainiennes et russes mais aussi de fertilisants essentiels pour son agriculture peu productive, "sera dans une situation de famine très sérieuse qui pourrait déstabiliser le continent", a-t-il dit dans une entretien avec les médias français France 24 et RFI.

"Si les engrais n'arrivent pas alors que c'est l'hivernage (la saison des pluies) dans la plupart des pays africains, ça veut dire qu'il n'y aura pas de récolte", a-t-il ainsi déclaré.

21h20

L'Ukraine dépend désormais totalement de ses alliés en terme d'armement

L'Ukraine a épuisé tout son armement de fabrication russe et soviétique et dépend désormais exclusivement des armes que lui fournissent ses alliés étrangers, notamment de l'artillerie occidentale, selon plusieurs sources militaires américaines.

Dès l'invasion de l'Ukraine par la Russie le 24 février, les Occidentaux se sont mobilisés pour soutenir Kiev qui réclamait des armes et des munitions, tout en évitant à tout prix de mener toute action pouvant être vue comme une provocation par la Russie - de crainte que le conflit ne s'étende au-delà des frontières de l'Ukraine.

Sans le dire, ils craignaient aussi que leurs armes de pointe ne tombent aux mains de l'armée russe. Ils se sont donc tournés vers les anciens pays du bloc soviétique, qui disposaient encore de munitions aux standards soviétiques, pour remplacer celles que les forces ukrainiennes tiraient sur l'armée russe.

20h45

Evgenia Kara-Murza: "Mon mari n'a pas d'autre choix que de continuer son combat"

En détention provisoire depuis le mois d'avril, l'opposant russe Vladimir Kara-Murza est l'une des principales cibles du pouvoir. Invitée dans le 19h30, son épouse Evgenia assure qu'il n'a "pas d'autre choix" que de continuer son combat.

>> Plus d'informations dans notre article : "Il se doit de continuer le combat", livre l'épouse d'un opposant russe

Arrêté en avril dernier à Moscou pour "désobéissance envers la police", Vladimir Kara-Murza restera en prison au minimum jusqu'au 12 août. Sa détention provisoire a été prolongée mercredi par la justice russe. Il risque jusqu'à dix ans de prison.

>> Le portrait de Vladimir Kara-Murza :

Vladimir Kara-Murza: figure de l'opposition russe
Vladimir Kara-Murza: figure de l'opposition russe / 19h30 / 1 min. / le 9 juin 2022

Le pouvoir russe semble s'acharner sur le célèbre opposant. Vladimir Kara-Murza a déjà survécu à deux empoisonnements, en 2015 et 2017. Si sa famille vit en sécurité aux Etats-Unis, il a de son côté décidé de rester en Russie pour poursuivre sa lutte.

"Il était sûr qu'il devait continuer son travail. Pour lui, il n'aurait moralement pas le droit d'encourager les Russes à protester si lui-même ne partageait pas les risques. Il devait être là où la population se bat contre le régime", relève Evgenia Kara-Murza depuis Washington.

>> L'interview d'Evgenia Kara-Murza dans le 19h30 :

L'interview de l'épouse du dissident russe Kara-Murza
L'interview de l'épouse du dissident russe Kara-Murza / L'actu en vidéo / 10 min. / le 9 juin 2022

20h00

Vladimir Poutine compare sa politique à celle de Pierre le Grand

Le président russe Vladimir Poutine a comparé sa politique à celle du tsar Pierre le Grand lorsque ce dernier avait combattu la Suède, envahissant une partie de son territoire, ainsi que la Finlande, une partie de l'Estonie et de la Lettonie.

"Nous venons de visiter une exposition consacrée au 350ème anniversaire de Pierre le Grand. C'est étonnant, mais presque rien n'a changé. (...) Pierre le Grand a mené la guerre du Nord pendant 21 ans.

Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec des jeunes entrepreneurs à Moscou. [Keystone - EPA/Mikhail Metzel/Kremlin Pool]
Vladimir Poutine lors d'une rencontre avec des jeunes entrepreneurs à Moscou. [Keystone - EPA/Mikhail Metzel/Kremlin Pool]

On a l'impression qu'en combattant la Suède, il s'emparait de quelque chose. Il ne s'emparait de rien, il reprenait", a déclaré Vladimir Poutine, lors d'une rencontre avec des jeunes entrepreneurs à Moscou.

"Apparemment, il nous incombe aussi de reprendre et de renforcer", a estimé le président russe, semblant faire allusion à l'offensive russe en Ukraine.

"Oui, il y a eu des époques dans l'histoire de notre pays où nous avons été obligés de reculer, mais seulement pour reprendre des forces et aller de l'avant", a-t-il encore affirmé.

La défaite de la Suède dans la Grande guerre du Nord (1700-1721) avait fait de la Russie la puissance principale en mer Baltique et un acteur important dans les affaires européennes.

19h20

"Aucun risque d'attaque sur Kiev à l'heure actuelle", selon le ministre de l'Intérieur ukrainien

"Il n'y a aucun risque d'attaque sur Kiev à l'heure actuelle", a affirmé le ministre de l'Intérieur ukrainien Denis Monastirskiï, plus de 100 jours après l'invasion russe.

"Il n'y a pas de concentration de soldats russes et bélarusses près de la frontière de la Biélorussie (à plus de 150 km au nord, ndlr), mais nous comprenons que tous les scénarios sont possibles dans le futur", a déclaré Denis Monastirskiï.

"Des travaux préparatoires sont en cours" autour de la capitale ukrainienne, a précisé le ministre, dont "la préparation de ligne de défense et l'entraînement des soldats", pour protéger Kiev d'une éventuelle offensive.

Relativement optimiste sur la situation actuelle dans la capitale, le ministre de l'Intérieur a toutefois rappelé que "n'importe quel endroit en Ukraine peut être la cible de tirs de roquettes, y compris Kiev", dont "le quartier de l'administration présidentielle et le centre historique".

18h45

Après la dé-communisation, Kiev entre dans une phase de "dé-russification"

Depuis le début de la guerre en Ukraine, Kiev a intensifié sa politique de dé-communisation, qui consiste, par exemple, à renommer les rues et déboulonner les statues de dirigeants soviétiques. Désormais, ce sont les statues des écrivains russes, comme Pouchkine, qui sont sur la sellette.

La "dé-communisation" n’est toutefois pas un phénomène nouveau, rappelle Julie Deschepper, historienne et spécialiste des questions de patrimoine en ex-URSS, dans Forum. "Ce phénomène existait déjà au moment de la chute de l’URSS, dans les années 1990-1991. Des premiers symboles de l’Union soviétique étaient déjà retirés de l’espace public: environ 2000 monuments ont été déboulonnés."

Depuis l’invasion de l’Ukraine, poursuit la spécialiste, on assiste à une accélération de ce processus. "Il ne se focalise plus seulement sur les monuments dédiés à Lénine mais sur les monuments qui concernent aussi la Seconde Guerre mondiale et sur des figures de la culture russe. On glisse ainsi progressivement vers ce qu’on appelle la dé-russification."

>> Ecouter l'interview de Julie Deschepper dans Forum :

L'Ukraine accélère la décommunisation de son patrimoine
L'Ukraine accélère la décommunisation de son patrimoine / Forum / 6 min. / le 9 juin 2022

18h15

Qu’adviendra-t-il des réfugiés ukrainiens établis en Suisse à la fin de la guerre?

Les Ukrainiens qui ont fui la guerre et qui se trouvent actuellement en Suisse bénéficient du statut de protection S. Il s’agit d’un titre de séjour provisoire d’une durée d’un an maximum dont la validité peut être prolongée tant que le conflit perdure.

Si après cinq ans, la guerre n’est toujours pas terminée, la personne réfugiée recevra automatiquement un permis B provisoire de la part du canton où elle vit.

Pas de décision unilatérale

À tout moment, le gouvernement peut toutefois décider de lever la protection temporaire ou de la limiter à certaines régions d'Ukraine. Dans ce cas-là, les autorisations de séjours deviennent caduques. Une décision qui ne sera pas prise de manière unilatérale, a expliqué la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter, dans Forum. "Il faudra se coordonner avec l’Union européenne, car le statut S a été activé en coordination avec l’espace Schengen."

En fin de guerre, les personnes réfugiées perdront leur titre de séjour provisoire, que ce soit un permis B ou S. Si elles considèrent être toujours en danger dans leur pays d’origine, elles pourront faire une demande d’asile. Une demande de permis de séjour, soit le permis B, est également possible, même si les conditions pour l’obtenir restent plus strictes.

>> Les précisions de Forum :

Vous nous demandez - Jusqu'à quand les Ukrainiens bénéficieront-ils du permis S?
Vous nous demandez - Jusqu'à quand les Ukrainiens bénéficieront-ils du permis S? / Forum / 3 min. / le 9 juin 2022

18h00

La substitution des importations "n'est pas la panacée", reconnaît Poutine

Vladimir Poutine a estimé que la politique russe de contournement des sanctions occidentales, prévoyant de produire en Russie de nombreux biens jusqu'alors importés, n'était "pas la panacée" et que Moscou allait devoir chercher de nouveaux partenaires commerciaux.

"Nous n'allons pas tenter de remplacer complètement les importations", a-t-il ajouté, estimant qu'"il faut collaborer avec tous ceux avec qui il est possible de collaborer".

17h00

Le PIB de l'Ukraine s'est effondré de 15,1% au premier trimestre 2022

Le Produit intérieur brut de l'Ukraine s'est effondré de 15,1% au premier trimestre 2022 par rapport à la même période l'année dernière, sous l'effet de la guerre avec la Russie, selon des données publiées par le service d'Etat des statistiques.

L'invasion russe lancée le 24 février a très fortement impacté l'économie ukrainienne, mettant à l'arrêt de nombreuses entreprises et obligeant d'autres notamment à réorienter leur production.

Si le Fonds monétaire international anticipe une chute encore plus marquée du PIB ukrainien, de 35% cette année, le ministre des Finances Serguiï Martchenko avait dit s'attendre mi-mai à une chute "de 45% à 50%" en 2022.

16h30

Malgré le refus de Kiev, l'AIEA visitera la centrale de Zaporijjia

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) "travaille activement" pour organiser une visite à la centrale nucléaire de Zaporijjia, à laquelle l'Ukraine s'est de nouveau opposée jeudi tant que le site est occupé par les Russes.

"Il ne s'agit pas de vouloir ou souhaiter cette mission, c'est une obligation du côté de l'Ukraine comme du côté de l'AIEA", a déclaré le directeur général de l'instance onusienne, Rafael Grossi.

Selon lui, "la situation actuelle est intenable", alors que des travaux de maintenance essentiels sont sans cesse repoussés, que l'équipement vital n'est pas délivré et que le risque d'un accident augmente.

16h00

Deux combattants britanniques et un marocain condamnés à mort par les séparatistes

Deux Britanniques et un Marocain faits prisonniers dans l'est de l'Ukraine, où ils combattaient pour Kiev, ont été condamnés à mort pour mercenariat par la justice des autorités séparatistes de Donetsk, ont annoncé les agences de presse russes.

C'est la Cour suprême de la République populaire de Donetsk qui a pris cette décision, précisant que les trois hommes sont accusés d'avoir participé aux combats comme mercenaires.

Londres "gravement préoccupée"

Le Royaume-Uni s'est dit jeudi "gravement préoccupé" après l'annonce de la condamnation de deux de ses ressortissants.

"Nous sommes évidement gravement préoccupés. Nous répétons que les prisonniers de guerre ne devraient pas être exploités pour des raisons politiques", a affirmé un porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson, tandis que la cheffe de la diplomatie Liz Truss a dénoncé un "simulacre de jugement sans aucune légitimité".

15h10

La situation se détend concernant l'afflux de réfugiés ukrainiens en Suisse

La situation se détend concernant l'afflux de réfugiés ukrainiens en Suisse. Le pays enregistre actuellement 1000 à 1400 demandes par semaine, contre un millier par jour en mars et en avril.

Pour autant, on n'assiste pas à un retour à la normale, a souligné David Keller, directeur de l'état-major de crise pour l'asile au Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). Le nombre de requérants d'asile est toujours quatre fois plus élevé qu'en temps normal.

Selon les chiffres publiés par le SEM, 56'106 personnes ont déposé une demande de statut S. Et 53'307 personnes ont obtenu le statut S.

Selon David Keller, environ 200 personnes ont quitté la Suisse. Le SEM a ordonné que le statut S leur soit retiré. Le responsable a appelé les Ukrainiens à se désinscrire auprès des autorités en cas de départ.

14h45

Pousser l'Ukraine à un "mauvais" compromis avec la Russie serait "répugnant", selon Boris Johnson

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a mis en garde contre toute volonté de la part des Occidentaux d'encourager l'Ukraine à accepter un "mauvais" compromis avec la Russie, jugeant que cela serait "moralement répugnant".

"Encourager une mauvaise paix en Ukraine, c'est encourager Poutine et encourager tous ceux dans le monde qui pensent que l'agression paie", a estimé le dirigeant.

14h20

L'Ukraine réclame des armes lourdes pour Severodonetsk

L'Ukraine a réclamé des armes d'artillerie occidentale "de longue portée" qui lui permettraient selon elle de reprendre rapidement la ville stratégique de Severodonetsk, où pourrait se jouer toute la bataille du Donbass, selon le président ukrainien.

Les soldats ukrainiens livrent à Severodonetsk l'une des "batailles les plus difficiles" depuis le début de la guerre, le 24 février , selon le président Volodymyr Zelensky.

"A bien des égards, le sort de notre Donbass se décide là", a estimé Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée mercredi soir.

Mettre la main sur cette ville ouvrirait à Moscou la route d'une autre grande ville du Donbass, Kramatorsk, et marquerait une étape importante en vue d'une conquête de l'intégralité de cette région frontalière de la Russie, déjà en partie tenue depuis 2014 par des séparatistes prorusses.

>> Lire aussi : Severodonetsk, bataille symbolique pour une ville désertée et en ruines

14h05

La BCE relève ses prévisions d'inflation

La Banque centrale européenne (BCE) a nettement relevé ses prévisions d'inflation, tout en abaissant celle de croissance du PIB, pour les années 2022 et 2023 en zone euro, en raison de la guerre en Ukraine qui va "continuer de peser sur l'économie".

Pour la zone euro, l'institution s'attend désormais à une inflation de 6,8% en 2022, qui devrait ensuite ralentir à 3,5% en 2023, et rester avec 2,1% en 2024 toujours au-dessus de son objectif des 2%.

La croissance du PIB devrait atteindre 2,8% en 2022 dans la zone euro, avant 2,1% en 2023, selon les nouvelles prévisions de la BCE.

13h25

"Jusqu'à 100 soldats ukrainiens" sont tués chaque jour

"Jusqu'à 100 soldats ukrainiens" sont tués et "500 blessés chaque jour" dans les combats avec l'armée russe, a déclaré le ministre ukrainien de la Défense Oleksiï Reznikov.

Le ministre a donné ces chiffres alors que la bataille continue à faire rage dans le Donbass, et notamment dans la région des localités de Severodonetsk et Lyssytchansk. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait indiqué le 1er juin que l'armée perdait entre 60 à 100 soldats par jour.

12h45

Près de 5 millions d'Ukrainiens enregistrés comme réfugiés en Europe

Au total, 4'816'923 Ukrainiens ont été enregistrés comme réfugiés dans 44 pays européens depuis le 24 février, selon les derniers chiffres publiés en ligne par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) de l'ONU.

"La guerre en Ukraine a provoqué l'une des plus grandes crises de déplacements de population humaine observées dans le monde", a souligné le HCR.

Ils sont bien plus à avoir quitté le pays au total: plus de 7,3 millions de passage de frontière hors d'Ukraine et sans retour depuis ont été enregistrés jusqu'au 7 juin.

2,3 millions d'Ukrainiens sont eux revenus dans leur pays après l'avoir quitté, précise le HCR. Selon les responsables onusiens, ils reviennent notamment pour aller voir leurs proches, vérifier l'état de leurs propriétés, revenir travailler ou aider d'autres à partir.

12h25

Volodymyr Zelensky demande l'exclusion de la Russie de la FAO

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé l'exclusion de la Russie de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), sur fond d'accusations de Kiev de blocage et de vol des céréales ukrainiennes par Moscou.

"Il ne peut pas y avoir de discussion pour prolonger l'adhésion de la Russie à la FAO. Quelle y serait la place de la Russie si elle provoque la famine pour au moins 400 millions de personnes, voire plus d'un milliard?", a lancé Volodymyr Zelensky dans un discours en visioconférence lors d'une réunion ministérielle de l'OCDE.

09h45

L'Ukraine pourrait reprendre Severodonetsk "en 2, 3 jours" avec des armes occidentales de longue portée

L'Ukraine pourrait reprendre la ville-clé de Severodonetsk "en 2, 3 jours", dès qu'elle disposera d'armes d'artillerie occidentales "de longue portée", a estimé Sergueiï Gaïdaï, gouverneur de cette région de l'est de l'Ukraine.

L'armée russe tente depuis des semaines de  s'emparer de cette ville industrielle de la région de Lougansk, importante pour le contrôle de l'ensemble du bassin minier du Donbass. Elle y a repris du terrain ces derniers jours et contrôle à nouveau "en grande partie" la ville, avait estimé mercredi soir le gouverneur.

09h30

Pas de task force pour trouver les avoirs des oligarques en Suisse

Aucune task force n'enquêtera sur les avoirs des oligarques russes et biélorusses en Suisse. Le négoce de matières premières ne sera pas non plus surveillé. Le National a refusé jeudi la motion de la gauche en ce sens.

Le PLR et l'UDC se sont clairement opposés au texte. S'ils reconnaissent que les sanctions doivent être exécutées de manière satisfaisante, ils rappellent également que les lois suisses sont appliquées et les instruments permettent déjà de chercher ces avoirs.

Les autorités fédérales et les entreprises travaillent main dans la main pour une mise en oeuvre, a avancé Beat Walti (PLR/ZH). Le Conseil fédéral est également convaincu que la Suisse est à la pointe dans la mise en oeuvre des sanctions, a déclaré Guy Parmelin.

Une task force n'est pas nécessaire et n'apporterait pas de bénéfice substantiel. Et le ministre de rappeler que le blocage des avoirs n'est qu'une des sanctions. Les interdictions d'exportation et d'importation décidées frapperont plus durement le gouvernement russe, estime-t-il.

Le Conseil fédéral continuera à collaborer avec les partenaires internationaux à la mise en oeuvre et, si nécessaire, au renforcement des sanctions contre la Russie. Il a pris de premiers contacts avec la task force multilatérale Russian Elites, Proxies and Oligarchs (REPO). Les services fédéraux examinent la possibilité d'une participation et les modalités qui y seraient liées.

09h00

Inquiétudes autour de la centrale nucléaire de Zaporijia

Kiev refuse que l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) visite sa centrale nucléaire de Zaporijia toujours occupée par les Russes. L'Ukraine exige d'abord de reprendre le contrôle de la structure qui lui échappe depuis maintenant trois mois. De quoi nourrir les inquiétudes autour de la plus grande centrale nucléaire d’Europe.

Surtout que plusieurs employés décrivent une atmosphère de surveillance généralisée, de paranoïa, avec des arrestations et des disparitions de salariés. Une situation qui menace la sécurité de la structure, selon eux.

"Si la pression continue et si les gens disparaissent ou sont obligés de partir, qui va s’occuper des réacteurs? Les militaires? Ils ne savent pas comment faire. Et les ingénieurs qui restent sont obligés de penser à leur survie. A mon avis, c’est très dangereux", témoigne l'un d'eux, Dmytro, qui était responsable des installations électriques de la centrale avant de s’enfuir.

>> Ecouter le sujet de La Matinale :

Un soldat russe dans la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine. [Keystone/AP Photo]Keystone/AP Photo
Kiev refuse que l’Agence internationale de l’énergie atomique visite sa centrale nucléaire de Zaporijia / La Matinale / 1 min. / le 9 juin 2022

08h40

Le corps du journaliste français tué en Ukraine rapatrié

La dépouille du journaliste français Frédéric Leclerc-Imhoff, tué en Ukraine, est arrivée dans la nuit de mercredi à jeudi en France, accueillie par des membres de sa famille, des proches et la ministre de la Culture Rima Abdul Malak, a constaté un photographe de l'AFP.

Devant son cercueil drapé de noir, un moment de recueillement a eu lieu sur le tarmac de l'aéroport du Bourget (région parisienne), où son corps est arrivé vers "un peu plus de 3h00" du matin, ont précisé les journalistes de sa chaîne d'info en continu BFMTV.

Un hommage lui sera en outre rendu vendredi à 18h30 place de la République à Paris, à l'appel de Reporters sans frontières (RSF) notamment. Sa famille, ses amis et ses collègues seront présents.

06h50

Washington veut s'assurer que ses Himars sont bien utilisés

Les Etats-Unis, qui ont annoncé l'envoi de quatre systèmes d'artillerie de précision Himars à l'Ukraine, veulent s'assurer que les soldats ukrainiens maîtrisent bien leurs systèmes avant de leur en envoyer davantage, a indiqué mercredi le chef d'état-major américain, le général Mark Milley.

Le Himars est un système "sophistiqué", et "il faut certifier ces garçons, s'assurer qu'ils savent comment utiliser ces systèmes correctement", a déclaré le plus haut gradé américain dans l'avion le ramenant à Washington après une tournée en Europe.

Il faut former les opérateurs, mais aussi les soldats chargés de la maintenance, ainsi que les officiers et sous-officiers, a-t-il expliqué aux journalistes l'accompagnant dans sa tournée.

Un système de lance-roquettes M142 Himars (High Mobility Artillery Rocket System). [AFP - Fayez Nureldine]
Un système de lance-roquettes M142 Himars (High Mobility Artillery Rocket System), ici en Arabie saoudite. [AFP - Fayez Nureldine]

06h00

Severodonetsk: une des batailles "les plus difficiles", selon Volodymyr Zelensky

Les soldats ukrainiens livrent à Severodonetsk l'une des "batailles les plus difficiles" depuis le début de la guerre pour résister aux forces russes qui contrôlent désormais une grande partie de cette ville stratégique de l'Est où, selon le président Volodymyr Zelensky, se joue "le sort" de la région du Donbass.

Une image satellite datant du 6 juin 2022 montrant les destructions dans la ville de Severodonetsk. [Reuters - Maxar Technologies via AP]
Une image satellite datant du 6 juin 2022 montrant les destructions dans la ville de Severodonetsk. [Reuters - Maxar Technologies via AP]

"Nous défendons nos positions, en infligeant des pertes importantes à l'ennemi. C'est une bataille très dure, très difficile, probablement une des plus difficiles de cette guerre", a affirmé le président ukrainien dans une vidéo diffusée mercredi soir.

Pour la Russie, mettre la main sur cette ville serait déterminant en vue d'une conquête de l'intégralité du vaste bassin houiller du Donbass, déjà en partie tenu par des séparatistes prorusses depuis 2014.

Quelques heures plus tôt, Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Lougansk, avait affirmé que les forces de Moscou "contrôlaient une grande partie de Severodonetsk".  "La zone industrielle est encore à nous, il n'y a pas de Russes là-bas", avait-il annoncé.

La ville voisine de Lyssytchansk est entièrement contrôlée par l'armée ukrainienne mais subit des bombardements "puissants et chaotiques", a encore indiqué Serguiï Gaïdaï.

>> Lire aussi : Severodonetsk, bataille symbolique pour une ville désertée et en ruines

02h45

Les sanctions anéantissent 15 ans de gains économiques en Russie

Les sanctions imposées à Moscou à la suite de l'invasion de l'Ukraine sont en train d'effacer une quinzaine d'années de progrès économique de la Russie et trois décennies d'intégration avec l'Occident, selon un rapport de l'Institut de la Finance internationale (IFF) publié mercredi.

L'impact de ces mesures reste toutefois difficile à prévoir tant elles sont mouvantes avec d'un côté de potentielles nouvelles sanctions et de l'autre côté une possible riposte de la Russie, notamment dans le secteur de l'énergie.

La guerre risque d'être plus coûteuse pour le président russe Vladimir Poutine, mais les sanctions ne fonctionnent pas comme "appuyer sur un interrupteur", a déclaré l'économiste de l'IIF Elina Ribakova lors d'un point presse. Dans sa dernière analyse, l'IIF prévoit que l'économie russe se contractera de 15% cette année et de 3% supplémentaires en 2023.

Les sanctions financières - notamment la réduction de la capacité de Moscou à rembourser sa dette extérieure -, la hausse des prix et la sortie des entreprises étrangères du pays ralentissent la demande intérieure, "assombrissant ainsi les perspectives économiques à court, moyen et long terme". Les auteurs du rapport notent que "certaines des conséquences les plus significatives doivent encore se faire sentir".

00h00

Le déroulé de la journée de vendredi

>> Le détail des événements lors de la journée de mardi : Le naufrage du Moskva a fait un mort et 27 disparus, annonce la Russie