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Un rapport d'Amnesty international implore l'arrêt des renvois en Syrie

Un enfant photographié en 2020 dans un bâtiment fortement endommagé à Idlib en Syrie. [Felipe Dana - Keystone]
Un rapport d'Amnesty international implore l'arrêt des renvois en Syrie / Interview de Nadia Boehlen / La Matinale / 1 min. / le 7 septembre 2021
Plusieurs États, dont le Danemark, la Suède et la Turquie, limitent la protection accordée aux réfugiés syriens et font pression pour qu’ils rentrent chez eux. Pourtant, un rapport d'Amnesty international publié mardi prouve que le territoire syrien n’est pas un endroit sûr.

Le titre du rapport d'Amnesty est très clair. Il s'intitule "You're going to your death", "vous allez vers votre mort". Ceux qui rentrent risquent de subir des persécutions.

"On les renvoie dans le régime de Bachar al-Assad. On continue de pratiquer les même violations des droits humains qu'il y a 12 ans, quand il y a eu les premières manifestations en lien avec les printemps arabes", explique dans La Matinale Nadia Boehlen, porte-parole d'Amnesty.

"Particulièrement visés" à leur retour

Nadia Boehlen précise que les personnes qui retournent en Syrie risquent la détention arbitraire, où leur vie est en danger. "On a recensé six morts en détention." La disparition forcée, la torture et de graves actes de violence sexuelle font également partie des menaces.

"Les personnes qui retournent en Syrie après s'être réfugiées à l'étranger sont particulièrement ciblées. On les accuse de traîtrise, on les soupçonne d'actes terroristes", détaille la porte-parole.

Sa conclusion est sans équivoque: "A l'heure actuelle, on ne peut pas renvoyer des personnes en Syrie, et les Etats qui les accueillent doivent leur accorder une protection solide, c'est-à-dire un statut de réfugié."

Propos recueillis par Virginie Langerock/asch

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