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Des milliers de jeunes Thaïlandais dans les rues, malgré l'interdiction

Des dizaines de milliers de manifestants dans les rues de Bangkok, malgré l'interdiction. [Gemunu Amarasinghe - Keystone/AP]
Des dizaines de milliers de manifestants à Bangkok, malgré l'interdiction / Le Journal horaire / 23 sec. / le 17 octobre 2020
Plusieurs dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie ont bravé samedi, pour la troisième journée consécutive, l'interdiction de rassemblement à Bangkok. Ils réclament la démission du Premier ministre et une réforme de la monarchie.

Les tensions de vendredi, où la police a évacué les protestataires à l'aide de canons à eau et procédé à une série d'interpellations, n'ont pas dissuadé la contestation étudiante.

Samedi, cette dernière s'est déployée sur plusieurs sites hors du centre-ville, rendu difficile d'accès après la fermeture de toutes les lignes de métro par les autorités.

Des milliers de personnes se sont rassemblées dans le nord de la mégalopole, levant trois doigts, un geste de résistance emprunté au film "Hunger Games". Les manifestants se sont dispersés dans le calme.

Elections controversées

Le mouvement, qui défile depuis trois mois, réclame la démission du Premier ministre, Prayut Chan-O-Cha, porté au pouvoir par un coup d'Etat en 2014 et légitimé par des élections controversées l'année dernière. Il ose aussi demander une réforme de la puissante et richissime monarchie, un sujet tabou dans le pays il y a peu.

Le roi Maha Vajiralongkorn n'a pas directement commenté les événements, mais déclaré à la télévision que la Thaïlande a "besoin d'un peuple qui aime son pays, d'un peuple qui aime l'institution" que représente la monarchie.

Décret d'urgence

Jeudi et vendredi, plusieurs milliers de personnes s'étaient déjà réunies dans le centre de la capitale, malgré la promulgation du décret d'urgence interdisant tout rassemblement de plus de quatre personnes.

Des dizaines de personnes ont été interpellées ces quatre derniers jours, dont dix leaders du mouvement pro-démocratie. Certaines ont été depuis relâchées, d'autres libérées sous caution.

afp/gma

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